Chapelle Saint-Michel d'Ingouville

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RattachementDiocèse du Havre
Début de la constructionVers 1480
Chapelle Saint-Michel
La chapelle Saint-Michel située à Ingouville.
La chapelle Saint-Michel située à Ingouville.
Présentation
Culte Culte catholique
Type Église paroissiale devenue chapelle au XIXe siècle
Rattachement Diocèse du Havre
Début de la construction Vers 1480
Fin des travaux Début XVIe siècle
Style dominant Gothique flamboyant
Protection Logo des sites naturels français Site classé (1943)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Le Havre
Coordonnées 49° 29′ 57″ nord, 0° 06′ 29″ est[2]
Géolocalisation sur la carte : Le Havre
(Voir situation sur carte : Le Havre)
Chapelle Saint-Michel
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Chapelle Saint-Michel
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chapelle Saint-Michel
Géolocalisation sur la carte : Europe
(Voir situation sur carte : Europe)
Chapelle Saint-Michel

La chapelle Saint-Michel d'Ingouville est un petit édifice de style gothique flamboyant datant du XVe siècle et du début du XVIe siècle. Elle se trouve à Ingouville, au nord du centre-ville du Havre (Seine-Maritime).

Cette chapelle, dédiée à saint Michel, fut autrefois l'église métropole du Havre avec un statut d'église paroissiale, et plusieurs fois menacée de destruction.

Au XIe siècle, le bourg d'Ingouville possède déjà un lieu de culte d'architecture romane, une première mention étant relevée en 1248[3],[4].

Historique

Église construite à Ingouville devenant l'église métropole du Havre

L'édifice religieux à Ingouville subissant les attaques du temps, le seigneur Jean Mallet de Graville fait construire une église dans le style gothique flamboyant à partir de 1480. Le chantier se termine en 1516, un an avant l'acte de fondation de la ville du Havre. L'église Saint-Michel d'Ingouville devient alors l'église métropole du Havre, et ce jusqu'à la Révolution française, si bien que pendant plus de deux siècles, l'église Saint-François du Havre et la cathédrale Notre-Dame du Havre dépendent d'elle[3].

Plusieurs menaces de destruction

L'église Saint-Michel d'Ingouville est pillée par les protestants le [5].

En 1758, lors du bombardement par les Anglais, un dépôt d'armes risque de détruire l'église[5].

En 1790, les révolutionnaires menacent de détruire l'église, mais finalement il est question de vendre le bâtiment[5]. En 1839, un an après que l'église a perdu son titre d'église paroissiale au profit de l'église Saint-Michel du Havre[note 1],[4], le bâtiment est à nouveau menacé de destruction. Le conseil paroissial demande en effet à la mairie l'autorisation de destruction pour agrandir l'église Saint-Michel du Havre[note 2], mais la municipalité refuse[5].

Renommage de l'église d'Ingouville puis abandon

En 1838, lorsque l'église Saint-Michel d'Ingouville n'est plus associée à une paroisse, elle est renommée et mise sous le vocable de « chapelle Notre-Dame de Bonsecours », mais les Havrais appellent toujours cette ex-église « Saint-Michel ». Au cours du XIXe siècle, elle tombe à l'abandon et en 1876 elle est encore sous demande de destruction.

Chapelle réaffectée au culte

L'archevêque de Rouen, le cardinal Henri de Bonnechose, sauve l'édifice, et le le cardinal Louis-Ernest Dubois (archevêque de Rouen) (ré)affecte le bâtiment au culte[5].

La chapelle et ses environs sont protégés en tant que site classé et site inscrit par deux arrêtés en 1943[1]. Lors du bombardement du par les Britanniques, la partie Est de la chapelle est gravement endommagée[5]. La chapelle est entièrement restaurée et le , le député-maire Pierre Courant remet les clés de la chapelle à Monseigneur Joseph-Marie Martin, archevêque de Rouen.

Extérieur

L'église est entourée d'épais murs, en pierre de taille calcaire et décorée avec du silex, selon la tradition cauchoise[3]. Le mur est soutenu par des contreforts. Le mur méridional est percé de cinq baies vitrées avec meneaux flamboyants[3], alors que le mur septentrional n'a pas de fenêtre. La façade occidentale n'a rien de particulier ; la façade occidentale est aussi celle du clocher qui se termine par une flèche de charpente, et cette façade possède aussi deux contreforts qui soutiennent la tour. Sur de vieilles photos, on peut apercevoir que la façade occidentale était percée d'un œil-de-bœuf. L'église possède un chevet plat.

Dans le jardin public, devant la chapelle, il y a un buste du père Cochet.

Intérieur

Notes et références

Voir aussi

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