Son fils Joseph Giraud (1833-1916) fut nommé secrétaire général de la Banque de France, et son petit-fils Hubert Giraud (1865-1934) fut armateur, directeur et administrateur de sociétés, à deux reprises Président de la Chambre de commerce de Marseille (1920-1924) et député (1919-1924); également articles Revue des Deux Mondes.
Il est nommé professeur à l'université d'Aix-en-Provence, au sein de la faculté de droit, en 1830. Il est élu président de l'Académie d'Aix-en-Provence. En 1835, il plaide et gagne un procès qui confirme que la bibliothèque Méjanes, à Aix en Provence, est bien propriété de l'État.
En 1842, élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il déménage à Paris.
Le , Villemain, ministre de l’instruction publique, le délègue provisoirement dans les fonctions d’Inspecteur général des écoles de droit et le titularisa dans ce poste le . En 1846, Charles Giraud est remplacé dans ses fonctions d’Inspecteur général des écoles de droit et nommé au Conseil supérieur de l'Instruction publique. Il défend les positions de Louis-Philippe et de Guizot dans son ouvrage sur le traité d'Utrecht. Le , il est nommé vice-recteur de l’académie de Paris, dix jours plus tard la révolution éclate et il donne sa démission. Membre de la section permanente du Conseil supérieur de l’Instruction publique en 1850, il est nommé deux fois ministre de l'Instruction publique et des Cultes en 1851: une première fois du au , pendant les épreuves de force entre le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte et la majorité conservatrice de l'Assemblée législative; doit suspendre le cours de Jules Michelet au Collège de France. Une seconde fois du au . Le , il fait voter la loi (peu appliquée) sur les contrats d’apprentissage fixant l’âge d’accès au travail à 12 ans.
Nommé conseiller d’État le , il est destitué peu de temps après, ayant pris une position contraire à celle de Napoléon III dans l'affaire des biens de la famille d'Orléans. Il est toutefois nommé inspecteur général pour l’enseignement supérieur des lettres la même année, puis pour l'enseignement du droit en 1861. Il préside ainsi le jury de l'agrégation de droit[1].
Grand officier de la Légion d’honneur en 1866. Epigraphe et jurisconsulte, éditeur, il laisse derrière lui plus de 200 publications dans des disciplines variées, droit romain, histoire du droit, biographies, Revue des Deux Mondes; Directeur du Journal des Savants. Il fréquenta également de nombreux salons dès son arrivée à Paris (1842), dont celui de la princesse Mathilde, où il croise souvent Flaubert, Sainte-Beuve, Renan et les frères Goncourt (voir leur Journal).
Bibliographie: cf. son gendre Eugène de Rozière.
Biographies: 1924: Joseph Cabassol; 2015: Pierre Nalin (membres Académie d'Aix en Provence).
Références
↑Jean-Marie Carbasse, «L’agrégation des facultés de droit», Revue du droit public, no2, , p.300–319 (ISSN0035-2578, lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
Article connexe
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?