Brioude
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Brioude (/bʁi.jud/ ⓘ) est une commune française située dans le département de la Haute-Loire (dont elle est une sous-préfecture), en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Brivadois.
Avec 6 527 habitants en 2023, Brioude est la quatrième ville la plus peuplée du département, derrière Le Puy-en-Velay, Monistrol-sur-Loire et Yssingeaux.
Localisation
La commune de Brioude se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].
Elle se situe à 58 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], préfecture du département.
Les communes les plus proches[Note 2] sont[2] : Paulhac (2,9 km), Fontannes (3,2 km), Vieille-Brioude (3,5 km), Saint-Laurent-Chabreuges (3,8 km), Lamothe (3,8 km), Beaumont (4,0 km), Cohade (4,9 km), Lavaudieu (6,5 km).
Géologie et relief
Capitale du Brivadois, la ville est située, à plus de 400 mètres d'altitude, dans une petite Limagne qui porte son nom. À l'est, les monts du Livradois surplombent la plaine tandis qu'au sud et à l'ouest commence la Margeride[3]. Surnommée « Brioude la Douce » depuis Sidoine Apollinaire, au Ve siècle, la ville, attractive et commerçante, est la capitale du Brivadois.
L'altitude moyenne de la commune est de 518 m[4].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 608 mm, avec 7,1 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontannes à 3 km à vol d'oiseau[11], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 611,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,2 °C, atteinte le [Note 3].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
20,7 05.01.1999 |
23,2 18.02.1998 |
27,1 17.03.04 |
30,3 13.04.24 |
35,5 22.05.22 |
40,9 28.06.19 |
40 07.07.15 |
40,2 23.08.23 |
36,6 05.09.23 |
32,8 02.10.23 |
26,3 08.11.15 |
20,2 31.12.21 |
40,9 2019 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,7 | 9,2 | 13,4 | 16,5 | 20,7 | 24,8 | 27,8 | 27,8 | 22,9 | 17,8 | 11,8 | 8,4 | 17,4 |
| Température moyenne (°C) | 3,5 | 4,2 | 7,3 | 9,9 | 14 | 17,9 | 20,1 | 20 | 15,9 | 12,3 | 7,3 | 4,2 | 11,4 |
| Température minimale moyenne (°C) | −0,7 | −0,8 | 1,1 | 3,3 | 7,3 | 10,9 | 12,5 | 12,2 | 8,9 | 6,8 | 2,8 | 0,1 | 5,4 |
| Record de froid (°C) date du record |
−17,1 30.01.05 |
−16,3 13.02.1999 |
−17,2 01.03.05 |
−8,9 08.04.03 |
−2,5 06.05.02 |
0,8 03.06.06 |
2,8 17.07.00 |
1,2 29.08.1998 |
−1,3 08.09.1996 |
−8,8 31.10.1997 |
−11,9 22.11.1998 |
−14,5 30.12.05 |
−17,2 2005 |
| Précipitations (mm) | 29,9 | 25,4 | 30 | 52,2 | 73,5 | 63,7 | 63,2 | 63,7 | 63,6 | 61,1 | 54,1 | 31,5 | 611,9 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
26,4 19.01.14 |
24 10.02.24 |
67,5 09.03.24 |
49,8 26.04.1998 |
45,3 11.05.16 |
55,8 11.06.20 |
77 16.07.18 |
78,3 30.08.17 |
57,3 12.09.15 |
55,2 21.10.08 |
56 12.11.1996 |
59,2 01.12.03 |
78,3 2017 |
Hydrographie
L'Allier est le cours d'eau majeur qui borde la commune à l'est[14].
Urbanisme
Toponymie
Attestée sous la forme Brivate au VIe siècle.
En dialecte auvergnat, Brioude est transcrit en graphie occitane classique Briude [ˈbriwdə/ˈbrijde] et en norme bonnaudienne Bride. Ce nom est le résultat d'une longue évolution[18] depuis le mot celte gaulois « briuati » (qui est muni d'un pont), celui-ci étant situé à Vieille-Brioude, au sud à 3 kilomètres[19]. Ce terme nous rappelle donc que le franchissement de l'Allier dans cette région a été un défi pendant des siècles.
Histoire
À proximité de l'aérodrome de Brioude-Beaumont un site de surface a livré de l'industrie pré-acheuléenne à l'âge estimé entre 80 000 et 5 000 ans[20].
Le nom de la ville ainsi que quelques faciès céramiques exhumés au sud du bourg[21] confirmeraient l'origine laténienne de l'agglomération brivadoise. Toutefois, hors de l'archéologie, qui atteste une présence gallo-romaine certaine sur le site pour tout le Haut-Empire, les évocations historiques de la ville sont plus tardives.
Tout ce que l'on sait de Brioude pour les hautes époques est à rapporter à l'apparition du culte de saint Julien[22]. Ce martyr fut décapité[23] probablement sur place ou peut-être dans la proche localité de Vinzelles (Puy-de-Dôme, com. Bansat, cant. Sauxillanges) à l'occasion des persécutions de Dioclétien, dans les premières décennies du IVe siècle[24].
Le chroniqueur Grégoire de Tours, dans la Passion qu'il consacre à Julien et rédige vers 581-587, évoque la tradition selon laquelle le premier aménagement du tombeau du saint serait le fait d'aristocrates priscillianistes ibériques repentis ayant échappé aux condamnations du mouvement à Trèves par l'usurpateur Maxime[25]. Au regard du reste du récit des origines du culte, le plus souvent fort évasif, ces détails sont trop précis pour ne pas avoir été collectés localement ou lus sur des écrits du temps qui ne nous sont pas parvenus.
Ensuite, l'hypothèse d'une élection de sépulture par Avitus[26], empereur romain d'Occident d'origine auvergnate[27], auprès du tombeau du martyr aurait pu contribuer de façon décisive à la renommée du sanctuaire en Gaule[28],[29],[30]. Indépendamment de la publicité que connurent alors ces événements, il est à noter que cette inhumation ad sanctos, en relayant la mode italique, constituerait par ailleurs un précédent remarquable pour un homme d'État en Gaule.
Au Moyen Âge
Au seuil du Moyen Âge, l'arrivée des chefs germaniques semble, paradoxalement, avoir renforcé de façon décisive l'importance du culte du martyr (on n'a en effet qu'une mention ponctuelle de razzia, de la part des Burgondes vers 472-474[31]). Ainsi, le duc Victorius, Aquitain au service du roi wisigoth Euric, maître de l'Auvergne depuis 475, démonte les monuments antiques voisins pour l'aménagement de la basilique[32]. Thierry, fils ainé de Clovis, lors de sa pacification de l'Auvergne, en conséquence d'un excès de zèle de ses éclaireurs, offrit un diplôme d'immunité au sanctuaire après 526, comme il l'avait fait peu auparavant au profit de Clermont, siège cathédral du pays[33]. Dès lors, la protection vigilante mais discrète des intérêts de l'église de Saint-Julien par le distant pouvoir austrasien fut probablement un moyen efficace de ménager des fidélités au sein de l'aristocratie romaine locale. En retour et malgré le relatif silence des sources issues de Grégoire de Tours, le sanctuaire du martyr est une plate-forme entre le pouvoir royal et militaire franc avec le vieux monde juridique et institutionnel latin. En tout cas, l'importance surprenante des niveaux mérovingiens mis en évidence lors des récentes fouilles programmées et effectuées aux abords de la basilique (sous la direction de Bernadette Fizellier-Sauget puis de Fabrice Gauthier) confirme le dynamisme de ces lieux pour la période. Par ailleurs, le nombre, la variété et la répartition des émissions monétaires, triens et deniers d'argent frappés à Brioude, dont les trouvailles s'égrainent de l'actuelle Espagne aux îles Britanniques, sont encore un témoignage concret du rayonnement du lieu.

Cet équilibre mérovingien, fut peut-être remis un temps en question par l'hostilitas Francorum dont se font écho les Formulae Arvernenses dans le courant du VIIIe siècle, mais il se recompose vite au IXe siècle, l'âge carolingien.
Le Brivadois est sous les Carolingiens, l'un des cinq comtés secondaires de l'Auvergne, avec une viguerie particulière (les autres comtés sont Clermont, Turluron, Tallende, Carlat)[34]. Ce comté secondaire d'Auvergne est tenu par le Chapitre qui de ce fait est un chapitre noble, ses membres ont le titre de chanoine-comte de Brioude.
La basilique de Brioude, de Louis le Pieux à Charles le Chauve, fait l'objet de préceptes d'immunités réitérés. C'est probablement à cette époque que la communauté des desservants fut réformée en une collégiale canoniale selon les prescriptions de la regula d'Aix-la-Chapelle désormais en vigueur dans l'Empire.
Le chapitre demeure le moyen majeur du rapprochement du pouvoir franc avec l'ensemble des représentants des aristocraties locales : à la fois école, cour, chancellerie, il participe de l'« aquitanisation » décisive des lignages des consanguinei carolingiens en charge au sud de la Loire. Au premier des rangs de ceux-ci, les Guillelmides, et surtout son principal représentant Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, véritable aboutissement du phénomène. Son abbatiat à la dite basilique de Brioude par « don royal » (dono regio) est alors le symbole de l'étendue de son autorité sur toutes les anciennes provinces romaines d'Aquitaine. De la Vita sancti Guillelmi au la Charroi de Nîmes, le dépôt des armes à l'autel de saint Julien à Brioude marquera désormais l'entrée symbolique en Aquitaine, le passage obligé par lequel le guerrier franc, qu'il soit un personnage historique, un fondateur héroïsé ou encore le premier modèle de sainteté guerrière, véritable « proto-chevalier », entamera sa quête.
Dans le sillage du moment ducal, la famille des Mercœur se distingue en Haut-Allier et à Brioude plus particulièrement, grâce à saint Odilon, ancien chanoine de Brioude mais surtout abbé de Cluny (994-1049), constructeur de la plus vaste église d'Occident et l'un des promoteurs de la Trêve de Dieu ainsi que de la fête des morts, célébrée au lendemain de la fête de la Toussaint. Les Mercœur fourniront jusqu'au XIVe siècle l'essentiel des doyens du chapitre et réclameront encore à la fin du XIIIe siècle des droits patrimoniaux sur les revenus attachés à cette dignité. Odilon est au XIe siècle le premier d'une série de saints dont le cursus s'initie dans les rangs canoniaux de Saint-Julien. Citons Robert de Turlande, fondateur du puissant ordre bénédictin de la Chaise-Dieu, mais préalablement trésorier du chapitre. Enfin saint Pierre de Chavanon, plus modeste fondateur de l'abbaye de Pébrac[35], fit aussi ses débuts dans la communauté. À l'issue du XIe siècle, lors du passage du pape Urbain II à Brioude, en route pour Clermont où il prêchera la première croisade, la seigneurie capitulaire semble alors être à son faîte.
Mais, à rebours des tendances générales, le XIIe siècle paraît ici beaucoup plus troublé qu'ailleurs. La documentation, très lacunaire, ne laisse transparaître que sentences arbitrales pontificales et royales réitératives au sujet de dissensions entre partis au sein du chapitre. Rixes entre chanoines dans le cloître, prise de la doyenné et sièges rompent définitivement les vieux équilibres. Malgré les débuts du chantier de la basilique, l'aura du culte de Julien pourrait en avoir été diminué. Il est aussi possible que la multiplication des ordres « concurrents » en pourtour du domaine capitulaire, en nourrissant des conflits d'intérêts, ait participé à cet amoindrissement lors du « second âge féodal ».
Sous Saint Louis plus particulièrement, l'autorité royale se réinstalle peu à peu en ville et donne systématiquement raison aux chanoines-comtes contre toutes tentatives d'organisation communale jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Et Brioude est bientôt promue par l'autorité royale « bonne ville » d'Auvergne.
Les premiers religieux de l'Ordre des Frères mineurs du Puy-en-Velay s'installent à Brioude en 1286, après le don d'une maison par Anne Fabret dans un faubourg des Olliers. La première pierre de l'église est posée par Pons de Polignac, en 1317. L'église est consacrée le [36].
Le , le sinistre capitaine des « routiers » Seguin de Badefol s'empare de la cité, qui devient « centre d'expéditions punitives » dans toute la région : « ...comme tuer gens, violer fames, pendre les personnes, arder (incendier) les villes, rober et piller tout le pays... » (Jean Froissart, Chroniques, 1370-1400)[37]. À la suite d'une convention signée le , le bandit consent à quitter les lieux.
A l'époque Moderne
En 1532, le roi François Ier y est accueilli par une centaine de gentilshommes menés par le vicomte François-Armand de Polignac[38].
En 1618, Louis XIII autorise et règle le fonctionnement d'une société de tir à Brioude. Au mois de mai de chaque année, ses membres se réunissaient pour tirer, soit à l’arc, soit à l’arbalète (et plus tard au mousquet et à l’arquebuse) sur des papegays. Nommé roi de l’oiseau, le vainqueur jouissait pendant un an du droit de porter l’épée, était exempt de guet et recevait un prix de quinze livres[39].
Un couvent des Minimes est fondé le [40],[41]. Un couvent de Capucins est fondé en 1619[42],[43]. Ce couvent des Capucins est transféré en 1685 sur la butte Saint-Laurent[44]. Un couvent de la Visitation est fondé en 1658. Le couvent des Capucins est détruit par un incendie en 1771. Il est reconstruit avec des bâtiments plus grands. Les ordres religieux sont dispersés en 1789.
Les Templiers et les Hospitaliers
La place Saint-Jean. Emplacement d'une église disparue de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dont les fondations furent mises au jour en 2012, objet de fouilles archéologiques puis recouvertes[45]. Cette « maison du Temple de Sainte-Bonnette » dépendait à l'époque des Templiers de la commanderie du Chambon. Appelée également « l'Hôpital de Brioude », elle est devenue un membre de la commanderie de Montchamp au grand prieuré d'Auvergne[46], c'était également le principal domaine viticole de la commanderie avec des vignes à Paulhac et Puy-Fontaine[47].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Brioude est membre de la communauté de communes Brioude Sud Auvergne[a 6], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Brioude. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[48].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Brioude, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Brioude pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[a 6], et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[49].
Tendances politiques et résultats
Avec 73,75 % des voix au 2e tour de l'élection présidentielle à Brioude, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive à la première place. Marine Le Pen (FN) se place en deuxième position avec 26,25 % des voix.
Emmanuel Macron (En Marche!) était également en tête dans la commune de Brioude après le 1er tour et avait reçu 27,56 % des suffrages.
Sur l'ensemble des votants, 6,43 % ont voté blanc et 2,71 % ont voté nul[50].
Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Brioude sont les suivantes :
| Élection | Territoire | Titre | Nom | Début de mandat | Fin de mandat |
|---|---|---|---|---|---|
| Municipales | Brioude | Maire | Jean-Jacques Faucher | 2014 | 2020 |
| Cantonales | Brioude-Nord | Conseiller général | Jean-Noël Lheritier | 2015 | |
| Brioude-Sud | Conseiller général | Philippe Vignancour | 2015 | ||
| Législatives | 2e circonscription | Député | Jean-Pierre Vigier | ||
| Régionales | Auvergne-Rhône-Alpes | Président du conseil régional | Laurent Wauquiez | 2021 | |
| Présidentielle | France | Président de la République | Emmanuel Macron |
Administration municipale
Le conseil municipal est élu pour six ans au suffrage universel, par tous les citoyens de la commune inscrits sur la liste électorale.
À Brioude, le conseil municipal est composé de 29 élus dont : membres de la majorité (le maire, adjoints au maire, conseillers municipaux délégués, conseillers municipaux) et conseillers municipaux de la minorité municipale.
Élections municipales et communautaires
Élections de 2026
Élections de 2020
| Tête de liste | Suffrages | Pourcentage | CM | CC | |
|---|---|---|---|---|---|
| Jean-Luc Vachelard | 1173 | 55,04 % | 23 | 12 | |
| Juliette Tilliard - Blondel | 958 | 44,95 % | 6 | 3 | |
Le conseil municipal de Brioude, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[51], pour un mandat de six ans renouvelable[52]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 29[53]. Les vingt-neuf conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 43,61 %, se répartissant en vingt-trois issus de la liste conduite par Jean-Luc Vachelard et six issus de celle de Juliette Tilliard - Blondel[54]. Jean-Luc Vachelard est élu nouveau maire de la commune le [55].
Les quinze sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes Brioude Sud Auvergne se répartissent en : liste de Jean-Luc Vachelard (12) et liste de Juliette Tilliard - Blondel (3)[54].
Liste des maires
Jumelages
Cardigan (Royaume-Uni) depuis 1972
Laufen (Allemagne) depuis 1982
Suzzara et Gonzaga (Italie) depuis 1995
Moreira (Maia) (Portugal) depuis le
Trevelín (Argentine)
Instances judiciaires et administratives
Brioude possédait un tribunal d'instance, boulevard Vercingétorix, mais il a disparu le dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire de la loi Dati. Ses activités ont été regroupées avec le tribunal d'instance du Puy-en-Velay.
La ville de Brioude est le bureau centralisateur d'un canton depuis 2015[62].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[64].
En 2023, la commune comptait 6 527 habitants[Note 7], en évolution de −2,89 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 38,7 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 3 065 hommes pour 3 616 femmes, soit un taux de 54,12 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (50,87 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Enseignement
La commune de Brioude dépend de l'académie de Clermont-Ferrand (rectorat de Clermont-Ferrand) et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Haute-Loire.
Pour le calendrier des vacances scolaires, Brioude est en zone A.
Sur la commune de Brioude, 12 établissements scolaires sont ouverts : 5 écoles, 2 collèges et 3 lycées[68].
Manifestations culturelles et festivités
- La Fête patronale saint Julien, fin août.
- La Foire-exposition toutes les années paires le week-end de l'Ascension, avec la présence des villes jumelées.
- Les Décades de la peinture, festival d'art consacré aux arts graphiques et plastiques et à la scène artistique actuelle et émergente.
- Les différents marchés le samedi, dont celui aux asperges en novembre, et celui de Noël.
- La Biennale d'Aquarelle[69] (la 7e s'est tenue en ). Depuis quelques années, Brioude s’impose comme la capitale de l’aquarelle. Tous les deux ans, des artistes envahissent la ville, colorent ses murs de leurs œuvres et partagent leur passion avec un public de plus en plus nombreux.
- Le festival des Chansons françaises, en été.
- Les concerts de musique classique organisés par les Amis de la Basilique.
- Les rencontres autour du Chocolat, en novembre.
- Brioude classic six days revival 2010, , coupe d'Europe d'enduro rétro, finale du championnat de France d'enduro rétro[70].
Festival les Décades de la peinture

Les Décades de la peinture est un festival annuel consacré aux artistes indépendants et émergents. Depuis 2018, il met en lumière chaque année au mois d'août une cinquantaine d'artistes venus de France et de l'international peu ou encore jamais vus représentant la scène artistique actuelle[71]. Le festival s'articule autour d'une exposition d’œuvres graphiques et plastiques ouverte à tous les styles proposant au public une balade artistique hors des sentiers battus. Animations, démonstrations, performances artistiques, concerts et ateliers d'initiation à l'art créent un écrin autour de l'exposition pendant les dix jours de festival[72].
L'édition 2019 a attiré près de 4 000 visiteurs[73].
Santé
Brioude abrite au nord de la ville un centre hospitalier[74] assurant les urgences et de la chirurgie, et des résidences pour personnes âgées dépendantes : résidences Saint-Dominique (centre)[75].
Le centre hospitalier de Brioude dispose de 224 lits et places dont[76] :
Sports
- Le SC Brioude est un club de rugby à XV Honneur régionale, figure emblématique du sport brivadois.
- L'US Brioude, en football, évoluant en division d'honneur régionale.
- Brioude fut la ville de départ de la 7e étape du Tour de France 2008, le . Elle fut ville d'arrivée de la 9e étape du Tour de France 2019, le .
- Le Motoclub de Brioude a été le premier organisateur français d'une course d'enduro motocycliste en 1972. Depuis de nombreuses épreuves ont eu lieu, championnats de France dont le dernier en 2008, championnats d'Europe et du Monde, le point d'orgue étant les ISDT (Internationaux de trials sur six jours) en 1980 auxquels 14 nations différentes ont participé.
- Le TT Brivadois (tennis de table).
- Le HBCB (HandBall Club Brivadois) est le club de handball de Brioude évoluant en prénationale.
Médias
- Le quotidien La Montagne, édition de Haute-Loire, présent place Lafayette.
- L'hebdomadaire La Ruche, relate l'information du Brivadois tous les vendredis.
- Le site mon43.fr consacre une rubrique à la commune de Brioude où l'information locale est consultable gratuitement.
- l'Almanach de Brioude, publié chaque année depuis 1920 par la société savante éponyme contenant des monographiques sur Brioude et le Brivadois.
Cultes
Lieux de culte
- La basilique Saint-Julien et l'église Notre-Dame de la Borie-Darles sont les deux seules églises de la ville[77]. L’église Saint-Julien a été élevée au rang de basilique par une décision du pape Pie XII le . La célébration officielle a eu lieu le , présidée par l'archevêque de Rouen, Joseph-Marie Martin (ancien évêque du Puy-en-Velay, élevé au cardinalat en 1965).
- Une messe en plein air est dite chaque année, à l'occasion de la fête patronale (le ), près de la fontaine Saint-Julien[78], fontaine[79] dans laquelle les soldats romains lavèrent la tête de saint Julien après son martyre avant de la ramener à Vienne comme preuve de leur acte.
Liturgie catholique
On fête Julien le de chaque année, mais la procession n'a plus lieu. Saint Julien est présenté au public dans la crypte. Le reliquaire date du XIXe siècle.
Le passé liturgique de Brioude est connu. Plusieurs bréviaires remontant au XIVe siècle permettent de connaître les particularités liturgiques de l'ancienne collégiale[80]. L'office divin était célébré par les chanoines dans le chœur entouré d'un jubé. Jusqu'au XVIIIe siècle, les offices rythmaient la journée. Les processions étaient effectuées autour dudit cloître, dans la collégiale, pour des offices solennels, mais aussi pour des offices particuliers (sur demande testamentaire par exemple). Aujourd'hui la procession de la saint Julien n'existe plus ; il reste pourtant quelques objets qui gardent le souvenir de cette procession oubliée. L'effondrement des liturgies depuis Vatican II n'a pas plus fortifié l'identité liturgique de Saint-Julien. La liturgie forgée par les chanoines valorisait en effet un marqueur identitaire fort : cette liturgie était à la fois héritée de l'Aquitaine et du Velay. L'identité liturgique de Brioude a récemment[C'est-à-dire ?] été mise en valeur par deux études[81]. La richesse historique des anciennes liturgies de Brioude reste inconnue et aucunement utilisée. À Brioude, on fêtait particulièrement le Saint-Sépulcre : une liturgie du dédiée entièrement au tombeau du Christ. Les chanoines participaient spirituellement à la croisade. La chapelle Saint-Michel et les sculptures du chœur attestent également de cette dévotion brivadoise pour le Saint-Sépulcre[82].
- Christ de la chapelle Saint-Michel de Brioude.
- Crypte et reliques de saint Julien.
Économie
Agriculture (céréales et élevage bovin surtout dans la région), agro-alimentaire, sous-traitance automobile, transformation du bois, construction, tourisme (notamment le tourisme halieutique pour la pêche à la mouche) et hôtellerie sont les principales activités économiques représentées.
Autrefois, Brioude était un haut lieu de la pêche au saumon. En raison de la pression accrue des activités humaines sur les écosystèmes halieutiques (pollution agricole, surpêche dans l'estuaire de Nantes, barrages infranchissables sur l'axe Loire Allier, rejet des eaux chaudes des quatre centrales thermonucléaires, etc.), celui-ci a pratiquement disparu depuis les années 1960. Sa pêche est maintenant interdite depuis 1994.
Brioude est un centre d'impulsion régional dans le domaine agricole. En effet, 12 % de la production de tournesol en Auvergne est issue des environs de Brioude.
Brioude est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Brioude.
Zones artisanales
- Le Reclus (rue Émile-Barbet)
- La Gare
- Le Poteau Moderne (rue Guynemer)
- Saint-Ferréol (avenue d'Auvergne)
- Lous Venioux
- Saint-Ferréol/Le Breuil
- Les Chauds Basses (Largelier)
- La Croix Saint-Isidore (Est- route d'Aurillac)
Emploi, salaires et chômage
En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s’élevait à 3 902 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,1 % d’actifs dont 61,9 % ayant un emploi et 10,2 % de chômeurs[a 7].
On comptait 5 069 emplois dans la zone d’emploi (dont 4 457 salariés[a 8]). Le nombre d’actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 2 439, l'indicateur de concentration d'emploi est de 207,9 %, ce qui signifie que la commune offre deux emplois par habitant actif[a 9].
| Agriculteurs exploitants | Artisans, commerçants, chefs d’entreprise | Cadres et professions intellectuelles supérieures | Professions intermédiaires | Employés | Ouvriers | Ensemble | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Population active[a 10] | 16 | 237 | 273 | 527 | 856 | 929 | 2 846 |
| Actifs avec emploi[a 10] | 16 | 209 | 257 | 503 | 744 | 756 | 2 485 |
| Nombre d’emplois[a 11] | 36 | 426 | 438 | 1 107 | 1 595 | 1 391 | 4 992 |
2 080 des 2 436 personnes âgées de 15 ans ou plus (soit 85,4 %) sont des salariés[a 12], parmi lesquels 70,7 % sont titulaires de la fonction publique et contrats à durée indéterminée, 8,1 % des contrats à durée déterminée ; parmi les non-salariés, on recensait 7,45 % d'indépendants et 6,6 % d'employeurs[a 13]. Près des deux tiers des actifs travaillent dans la commune de résidence[a 14].
Le salaire net horaire moyen (en euros) s'élève à 11,10 €, il est maximal pour les cadres (19 €) et minimal pour les ouvriers non qualifiés (8,50 €)[a 15].
Le chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans s’élevait en 2009 à 14,2 %[a 16]. Au , on comptait 567 demandeurs d'emploi de catégorie ABC dont 313 de catégorie A[a 17].
Entreprises et établissements
Au , Brioude comptait 844 établissements actifs (3 602 postes salariés) : 28 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 70 dans l'industrie, 58 dans la construction, 535 dans le commerce-transports-services divers et 153 étaient relatifs au secteur administratif. 16 entreprises avaient plus de 50 salariés[a 18],[a 19].
En 2011, 50 entreprises ont été créées à Brioude[a 20] ; parmi celles-ci, 32 sont individuelles dont 19 auto-entrepreneurs[a 21], ce qui représente au total 50 entreprises[a 22]. 45 % des entreprises ont été créées avant 2001[a 23].
| Secteur d’activité | Entreprises | Établissements | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Créations[a 20] | individuelles[a 21] | Nombre[a 22] | Créations[a 24] | Nombre[a 25] | |
| Industrie | 3 | 2 | 47 | 4 | 67 |
| Construction | 8 | 6 | 44 | 8 | 49 |
| Commerce, transports et services divers | 34 | 19 | 330 | 49 | 429 |
| Administration publique, enseignement, santé et action sociale |
5 | 5 | 84 | 7 | 94 |
| Ensemble | 50 | 32 | 505 | 68 | 639 |
| Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements SIRENE | |||||
Secteur primaire
L'activité primaire est fortement représentée à travers l'agriculture autour de Brioude mais aussi les entreprises de bois : Trans Bois Sarl, Bois Industriel, Rouvet, etc.
Depuis peu se développe aussi une activité tertiaire autour des NTIC (services informatiques, référencement internet[83], etc.).
Grandes entreprises
Brioude abrite le siège social de trois grandes entreprises (chiffre d'affaires supérieur à 10 M€) :
- Snop Financère Dunois : société d'emboutissage, détenue par le groupe familial Pinaire (5 500 employés dans le monde)[84] ;
- Defimode : réseau de magasins sous l'enseigne Nov'Mod[85]. 292 personnes employées dans 69 établissements fin 2017. Filiale déficitaire du groupe Vivarte ;
- Copagno, coopérative des producteurs d'ovins[86],
- Richemont, usine de fromage Raclette[87].






