Corpet-Louvet

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CréationVoir et modifier les données sur Wikidata
DisparitionVoir et modifier les données sur Wikidata
FondateursCharle Joseph Lucien Corpet (1846-1889)
Personnages clésFanny Corpet (1862-1950)
Lucien Louvet (1865-1939)
Lucien Corpet (1882-1938)
Jean Corpet (1884-1970)
André Louvet (1898-1974)
Corpet-Louvet
logo de Corpet-Louvet

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Charle Joseph Lucien Corpet (1846-1889)
Personnages clés Fanny Corpet (1862-1950)
Lucien Louvet (1865-1939)
Lucien Corpet (1882-1938)
Jean Corpet (1884-1970)
André Louvet (1898-1974)
Forme juridique Société anonymeVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social ParisVoir et modifier les données sur Wikidata

Société précédente Anjubault

« Corpet-Louvet » est le nom d'une société connue en particulier pour sa production de locomotives à vapeur. Les amateurs de l'histoire des chemins de fer, notamment du réseau secondaire à voie étroite, connaissent bien cette entreprise familiale qui en fait a pris successivement la forme de plusieurs entités juridiques, jalonnant pendant près d'une centaine d'années son activité de constructeur ferroviaire. Cette période débute dans la deuxième moitié du XIXe siècle et se poursuit pendant toute la première moitié du XXe siècle, la fin de la production ferroviaire se situant en 1952.

L'image ci-contre, en-tête du papier à lettres des établissements Lucien Corpet en 1876, souligne la diversité de la production des constructeurs ferroviaires, qu'ils soient constructeur mécanicien comme Anjubault ou ingénieur mécanicien comme Lucien Corpet. En 1876, la production des établissements L. Corpet comprend : la construction de machines à vapeur, spécialité de locomotives ; Matériel pour Entrepreneurs de Chemins de fer ; des locomotives routières Brevetées SGDG Locomobiles & Machines-outils ; des Marteaux Pilons atmosphériques Brevetés SGDG ; et de la grosse chaudronnerie Fer & Cuivre.

Corpet-Louvet n'est sans doute pas l'un des grands constructeurs[1] de locomotives français, comme ont pu l'être : Schneider et Cie ; la Société de construction des Batignolles ; J. F. Cail et Cie, la Compagnie de Fives-Lille ; André Koechlin & Cie et la Société de Graffenstaden. Il n'a pas non plus révolutionné l'histoire des chemins de fer par des inventions permettant une avancée technologique, dans les domaines très convoités de la puissance et de la vitesse, chasse gardée des Britanniques et des Américains. Corpet-Louvet est en effet un constructeur ferroviaire à dimension familiale, qui cependant a su trouver des marchés et satisfaire ses clients avec des machines simples, bien construites et robustes. Ses locomotives sont sorties des ateliers pendant une centaine d'années, à cheval sur deux siècles, la deuxième moitié du XIXe siècle et la première du XXe siècle. C'est aussi une histoire humaine et industrielle vécue par plus de trois générations d'ouvriers, ingénieurs et entrepreneurs, prolongée par des générations de mécaniciens amateurs.

Les petites locomotives Corpet-Louvet sont régulièrement citées comme emblématiques des chemins de fer secondaires. La raison de l'intérêt, toujours actuel, pour la production passée de l'entreprise est sans doute à rechercher du côté de la courte mais intense épopée du réseau économique. L'histoire des tramways ruraux (souvent rebaptisés : petit train, tortillard, tacots, ou nombreux autres noms) est inséparable de celle des villages, bourgs et petites villes du paysage rural. Cette épopée, toujours présente dans les mémoires, est sans cesse réactivée par des générations de passionnés, capables de donner énergie et temps pour préserver et réhabiliter le matériel ferroviaire : voie, wagons et locomotives, dans l'attente de l'intense moment partagé lorsque le convoi s'ébranle de nouveau.

Histoire

Origine : 1855-1867 Anjubault Paris

Auguste Anjubault (1820-1868[2]) est âgé de 35 ans, lorsqu'il crée en 1855[3], une société de construction mécanique et machines à vapeur, qu'il installe au 4 de la rue Keller à Paris. Ce projet est certainement bien préparé puisqu'il expose la même année une locomotive à l'exposition universelle qui a opportunément lieu à Paris.

Cette locomotive, une des deux premières de la jeune entreprise, est particulière puisqu'elle est le fruit de la rencontre[3] de ce jeune entrepreneur avec deux ingénieurs Jean-Claude-Républicain Arnoux et Jean-Jacques Meyer. Cette aventure pleine des promesses du système Arnoux et des débuts de la future ligne de Sceaux est sans lendemains du fait de l'abandon de ce système.

Auguste Anjubault oriente ensuite sa production vers des machines de chantier très demandées durant cette période de création du réseau de voies ferrées et de compagnies de chemins de fer. Quelques années plus tard il embauche le jeune ingénieur Lucien Corpet pour diriger l'entreprise, et décède peu de temps après à 50 ans.

1868-1889 : L. Corpet Paris

Les ateliers et la maison d'habitation, dans les années 1870.

Charles Joseph Lucien Corpet[4] (1846-1889)[5], est né à Paris au 367 de la rue Saint-Denis, domicile de ses parents. Son père, Alphonse Corpet, est marchand de laines, cotons et soies. En 1864 il entre à l'école centrale des arts et manufacture de Paris[6], et en sort diplômé ingénieur[7], promotion 1867. Après un passage au Polytechnicum de Zurich, il est engagé par Anjubault pour en prendre la direction. Après le décès de son patron, il rachète l'entreprise Anjubault et les ateliers de la rue Keller, et ouvre un nouveau registre de production de locomotives, sur lequel il recopie de sa main la production[8] de la maison Anjubault. La rue Keller, dans le quartier de la Roquette, près de la place de la Bastille, n'est pas d'un accès facile, du fait de sa largeur et de son encombrement, notamment par les charrettes des charbonniers. Dès 1870 il transfère[9], la production puis les bureaux, dans une usine plus vaste qu'il a fait construire sur un terrain jouxtant la maison bourgeoise, récemment construite, où il est domicilié[10], avenue Philippe-Auguste. Cette nouvelle usine borde les larges trottoirs de l'avenue, proche de son croisement avec la rue de Charonne, la Chaudronnerie étant située de l'autre côté de la voie qui mène du Cimetière du Père-Lachaise, tout proche, à la place de la Nation. L'entête du papier à lettres de la nouvelle entreprise indique : « Anciennement Maison Anjubault L. Corpet, Ingénieur mécanicien. Successeur. 117 avenue Philippe-Auguste ». Il se marie le avec Céline Doublet fille de Gustave Doublet, armateur au Havre et beau-frère de Jean-François Cail[11]. Cette union sera courte car Lucien a 27 ans lorsque le Céline meurt en mettant au monde leur fille Marguerite. Quelques années après, écoutant les conseils de sa fille, il épouse le Fanny Doublet, la jeune sœur de Céline. De cette union vont naître trois enfants : Lucien, Jean et Yvonnes. Il n'en profitera pas pendant de longues années puisqu'il décède brutalement le à l'âge de 43 ans[5].

Après cet épisode familial, revenons à l'entreprise. De cette période de vingt ans entre le décès d'Auguste Anjubault et celui de Lucien Corpet, il nous manque la vision d'ensemble des événements et n'avons que le fil rouge que constitue le répertoire des locomotives. Cependant quelques éléments non reliés mais intéressants apparaissent dans des ouvrages de l'époque et ont été repris dans des articles de la presse ferroviaire du XXe siècle. Lucien Corpet poursuit l'orientation donnée par Anjubault en produisant des petites 020T de chantiers, on note cependant une évolution vers des machines plus importantes de type 030T, le tout étant plutôt de conception simple et robuste, en opposition avec le foisonnement de machines lourdes, puissantes et rapides caractérisant la production qui définit les grands constructeurs. Néanmoins cette relative stabilité dans le créneau des machines « modestes », est entrecoupée de livraisons plus originales révélant l'esprit d'innovation et de recherche qui devait animer Lucien Corpet Ingénieur des Arts et Manufactures.

1889-1912 Veuve Corpet & L. Louvet Paris

À la mort de son mari, Fanny Corpet, associée avec son gendre Lucien Louvet, ingénieur des chemins de fer, prend la direction de l'entreprise[5]. À l'exposition universelle de 1900 à Paris, l'entreprise qui porte le nom[12] de « Veuve Corpet et L. Louvet », expose la locomotive no 818 construite pour les chemins de fer économiques du Sud-Est (no 54). Le rapport du jury lui consacre un paragraphe intitulé « Locomotive-Tender, 3/3, à simple expansion, no 54, des chemins de fer économiques du Sud-Est », avec un schéma de la machine (fig. 74 de l'ouvrage), et une mention sur la bonne qualité de la construction[13].

1912-1952 Corpet-Louvet & Cie La Courneuve

L'usine de La Courneuve.

En 1912 la société, trop à l'étroit, quitte ses ateliers du 115, avenue Philippe-Auguste pour un espace plus vaste, en lien avec le réseau. Siège et usine étaient situés 6 rue Gambetta à La Courneuve, le long de la ligne Paris - Soissons. Les nouveaux ateliers permettent la production de machines plus importantes et de locomotives à voie normale. La production est diversifiée avec la construction de locomotives diesel, la construction mécanique et de la chaudronnerie. La dernière locomotive est livrée en 1952.

Ses responsables seront successivement : Lucien Corpet et Jean Corpet (fils de Lucien), André Louvet ; Pierre Corpet (fils de Jean) Michel Corpet (fils de Lucien et gendre de Marcel Neuville, polytechnicien et président de la chambre de commerce et d’industrie du Havre) et Gérard Louvet (fils d'André), qui reconvertiront l'entreprise dans la fabrication de machines-outils et de matériel de chantiers sous licence Caterpillar[5].

2000 : des plans d'origine au MTVS

2000 : Des archives, notamment de nombreux plans, sont données au Musée des tramways à vapeur et des chemins de fer secondaires français[14]

La production de locomotives à vapeur

Depuis 1855 et jusqu'à 1952, l'usine a produit 1962 locomotives. La majorité d'entre elles sont à voie métrique et de type tender. La production Anjubault est comprise dans cet effectif.

Locomotive L. Corpet de 1870 livrée à la Compagnie des Charentes (no 153/1870).

« L. Corpet »

Après la reprise de l'entreprise Anjubault l'entreprise produit des locomotives de service à voie normale, dont celle de la photographie ci-contre construite en 1870, no 153 du constructeur. Il s'agit d'une 020 T construite à quatre exemplaires pour les chemins de fer des Charentes où elle porte le no 501. Cette machine deviendra ensuite, lors de la fusion avec les chemins de fer de l'État, la no 0208, puis 20 001, avant d'être réformée en 1919[15].

« Corpet-Louvet » type classique

Une grande partie des locomotives produites consiste en séries de plusieurs unités pour des réseaux départementaux, tels les réseaux des Côtes-du-Nord, de l'Ain, de la Drôme, de la Vendée, du Morbihan, des Charentes, de l'Aude, d'Eure-et-Loir.

Ce marché était maîtrisé par les Ateliers du Nord de la France (ANF) à Blanc-Misseron, mais en 1912, cette firme abandonne la construction des locomotives à voie métrique. La maison Corpet reprend alors le marché. Ainsi le cas des réseaux des Tramways d'Ille-et-Vilaine, du Loiret, de Loir-et-Cher.

« Corpet-Louvet » pour grands réseaux

Corpet Louvet a réalisé des machines à voie normale pour de grandes compagnies :

Société Ottomane des Chemins de fer Smyrne Cassaba et prolongements (SCP)

  • En 1923, des 131 tender, pour le Chemin de fer Smyrne Cassaba et prolongements (SCP), no 1 à 6
  • En 1926, des 150 pour le Chemin de fer Smyrne Cassaba et prolongements (SCP), no 81 à 88

Cette société créée le , reprend le "Smyrna Cassaba Railway", concession anglaise. Elle exploite le réseau ferré de l'Asie Mineure, en Turquie, à la voie légère. Elle commandera deux séries de locomotives à la firme Corpet Louvet. Le 1er , le SCP est intégré aux chemins de fer nationaux turcs. Les locomotives Corpet-Louvet, rouleront jusqu'aux années 80.

Chemins de fer du Nord

Ces machines de manœuvre font partie d'une série de 80 locomotives, la moitié construites par Corpet-Louvet, l'autre par Blanc Misseron.

Chemins de fer de Ceinture

Ces machines sont conçues pour remorquer des trains de marchandises lourds.

SNCF

La 151 TQ 22 sera la dernière locomotive à vapeur livrée à la SNCF par Corpet-Louvet.

« Corpet-Louvet » autres types

Les locomotives système Brown

L'ingénieur anglais Charles Brown (1827-1905) fonde en la société suisse pour la construction de locomotives (devenue SLM Winterthur), à Winterthur, et développe un système de sa conception concernant la chaudière et la distribution.

  • la chaudière : La chaudière est courte, mais se développe verticalement par un dôme de grand diamètre et très haut. Le niveau d'eau peut varier sans danger, ce qui est un avantage car cela nécessite moins de surveillance de la part du mécanicien qui peut alors se concentrer sur la conduite.
  • la distribution : Les cylindres sont situés sur le tablier de la locomotive, à environ un mètre du sol et placés horizontalement. La poussée de la bielle motrice est transmise aux roues par l'intermédiaire d'un renvoi d'angle. Cette distribution simplifiée puisque sans mécanisme au niveau des roues, se révélera très adaptée aux locomotives pour tramways où l'embiellage est protégé de la poussière par des panneaux, et aux locomotives de chantier, circulant dans des milieux poussièreux.

La firme Corpet a acquis le brevet du Système Brown et va construire plusieurs locomotives de ce type, de type 020 et 030 à plusieurs écartements, entre 1880 et 1925. Les premières locomotives de ce type construites étant les quatre 020 destinées aux Tramways de la Sarthe en 1880. Une grande quantité de machines à distribution Brown sera livrée aux Antilles, sur les réseaux sucriers.

Locomotives de type Mallet

Entre 1897 et 1926, trois modèles de Corpet-Louvet de type Mallet sont conçus pour des petites séries, 12 locomotives livrées. Les deux premiers lots sont pour des réseaux à voie métrique. Livré en 1897, le premier concerne les no 676 à 679, des locomotives de type Mallet 020+020T pour les Tramways d'Ille-et-Vilaine : 101 « Rennes », 102 « Fougères », 103 « Plélan » et 104 « Châteaugiron ».

Le deuxième lot, no 1409 à 1413, livré, en 1913 à la Société des Chemins de fer du Centre (CFC), no 101 à 105, est d'une conception inhabituelle : ce sont des locomotives de type Mallet 030+030T de 40 tonnes[16] à vide, les roues ont un diamètre de 1 010 mm, les cylindres haute pression font 350 mm de diamètre et 500 mm de course, et les cylindres basse pression 530 mm par 500 mm. Ces machines, sans doute trop grandes, lourdes et puissantes, ne donnent pas satisfaction sur ce réseau au rail léger. De nombreux déraillements les rendent impopulaires chez les cheminots, elles ne sont finalement utilisées que sur une partie du réseau, entre Roanne et Vichy. Avant 1931 elles sont retirées du service et remisées au dépôt de Saint Germain Laval, puis vendues. Elles ont ensuite plus de réussite sur d'autres réseaux plus adaptés à leurs caractéristiques[17].

La troisième commande tout aussi particulière, concerne les no 1690 et 1691. Ce sont des locomotives de type Mallet 030+030T pour voie normale, d'un poids de 62 tonnes à vide, avec des cylindres de 460 mm par 540 mm et un diamètre de roues de 1 200 mm. Ces machines étaient non compound, les 4 cylindres de même diamètre. Elles sont livrées en 1926 et 1928 à la Société du Gaz de Paris pour être affectées, no 454 et 455, au service à l'usine à gaz du Nord de Paris, Cornillon et Landy à la Plaine Saint-Denis[18]. Ces deux machines sont utilisées jusqu'à leur remplacement par des diesels en 1958. Les photos des machines, ci-dessous, sont prises sur la plaque tournante située à la sortie des ateliers dans l'enceinte de l'usine à La Courneuve.

La 232 U 1

La 232 U 1 sur le pont tournant de l'usine à La Courneuve. À sa sortie des ateliers en mai 1949.
La locomotive 232 U 1, préservée à la Cité du train.

En 1937, la Division des études des locomotives de la SNCF (DEL), sous la direction de Marc de Caso, projette un type de locomotive rapide pour la Compagnie des chemins de fer du Nord. Deux séries de quatre machines, de type 232 ou Hudson, sont construites par la Société alsacienne de constructions mécaniques à Illkirch-Graffenstaden. Les 232 A et B.

En 1938 la SNCF est créée et le programme est limité à 7 machines car la huitième devait être produite en tant que 232 T 001, et être équipée d'une turbine (système suédois "Lungstrom"). Pour échapper aux allemands les 7 locomotives sont livrées entre 1940 et , et terminées aux ateliers de La Chapelle. Sur ces 7 locomotives, on trouve :

  • Trois machines à simple expansion et 3 cylindres et numérotées 232 R 001 à 3.
  • Quatre machines compound 4 cylindres et numérotées 232 S 001 à 4.

La huitième machine restera à l'état de châssis et de chaudière et elle sera transportée à la Courneuve dans les usines Corpet Louvet pour être terminée. Elle sera techniquement différente des précédentes. Elle devait s'appeler 232 T 001, et être équipée d'une turbine (système suédois "Lungstrom") comme vu plus haut, mais ce projet est abandonné et la machine devient alors une machine compound à 4 cylindres : la 232 U 1.

Le choix des usines Corpet, fait par Marc de Caso, vient du fait que cet ingénieur a déjà travaillé avec cette firme, pour la construction des systèmes de distribution "Cossart" à pistons et valves, équipant les 4-1200 du Nord et les 3-1249 et 50 (devenues : 2-141 TC 1 à 72 et 2-231 D 1 et 2 ).

Un certain nombre de choix originaux ont fait de cette locomotive un chef-d'œuvre technique :

  • La chaudière possède un surchauffeur Houlet contrairement au R et S qui sont équipées d'un surchauffeur Schmidt.
  • Le châssis a été modifié pour permettre le montage des essieux sur boîtes à rouleaux, .
  • La distribution est classique de type Walschaerts, les R et S étant équipées d'une distribution Dabeg à cames rotatives et soupapes.
  • L'embiellage est monté sur roulements à rouleaux ou à aiguilles.
  • Il est possible au démarrage de s'affranchir du système compound et de démarrer en simple expansion.

La 232 U 1, est essayée le . À cette époque son concepteur, Marc de Caso, ne se fait guère d'illusions sur l'avenir de la vapeur et la 232 U sera "la dernière" : le long du carénage, est dessinée une longue bande symbolisant le chant du cygne de la traction vapeur.

Signalons enfin que cette machine possède deux numéros de constructeur:

  • un numéro SACM (usine de Graffenstaden) : 7759
  • un numéro Corpet Louvet : 1908

La 232 U 1 sera retirée du service, comme les 232 R et les 232 S, le . Elle assurera le dernier train pour la Belgique en traction à vapeur depuis la gare du Nord.

Autres production

Locomotives « Corpet-Louvet » préservées

Liste (non exhaustive, mais vous êtes invités à la compléter) des locomotives Corpet-Louvet préservées. Les locomotives sont classées en ordre chronologique et par périodes de l'entreprise (figurant sur les plaques). Pour chaque machine nous trouvons : le n° constructeur, la date de la 1re livraison, le nom de l'actuel propriétaire ou gestionnaire, son emplacement (lieu/pays) et une information sur son état. Après chaque n° constructeur, une note donne un complément d'information. On y trouve notamment la liste des propriétaires, la relation d'événements intéressants pendant ce parcours ou au sujet de la préservation, et un lien permet de voir rapidement la locomotive dans son état actuel.

Production Ets Anjubault Paris

Production Ets L.Corpet Paris

Locomotive N°439 de 1887, en service au Statfold Barn Railway en Angleterre
Locomotive N°542 de 1888, ex Mines de Aller préservée au musée de Gijon en Espagne

Les trois locomotives au 1:5 ont été réalisées dans l'usine de l'avenue Philippe-Auguste en respectant fidèlement l'échelle pour toutes les pièces, sauf les manomètres qui sont un petit peu plus grands. Elles étaient utilisées comme vitrine de la production, et parfois mises en chauffe sur un circuit disposé dans le jardin jouxtant les ateliers. Les deux petites 030 système Brown (439 & 467) ont un parcours peu ou pas connu avant ce retour à la lumière, la 467 étant encore loin d'avoir livré tous ses secrets, puisque nous ne connaissons pas son propriétaire et qu'elle porte une plaque constructeur identique à la 542 du musée de Gijon. Le conservateur anglais de la 493 remarque qu'elle serait une des rares locomotives à vapeur françaises ayant travaillé en Grande-Bretagne, nous pouvons également souligner que « Cambrai » est, à ce jour, la plus ancienne Corpet, en voie métrique préservée… au monde.

Production Ets Veuve Lucien Corpet Paris

La 031T « Suzanne » no 534 de 1890.

La « Suzanne », glorieuse participante du Meusien à la bataille de Verdun a été remise en service en 2008. La petite 542 du musée de Gijón a peut-être la solution de l'énigme des deux machines, portant le même n° sur leur plaque constructeur, car elle est datée entre 1885 et 1891, cela peut indiquer un doute, le musée utilise une fourchette qui correspond aux livraisons des Corpet à Minas de Aller. Elle est la seule système Brown en service en Espagne.

Production Ets Veuve Corpet Louvet & cie Paris

Avec la « Vénus » (710), système Brown, le MTVS a entrepris une rénovation longue et difficile pour redonner vie à cette locomotive venant de l'entreprise des carriers Piketty, famille qui a entretenu des liens très étroits avec les dirigeants successifs de Corpet-Louvet. La « Scarpe » (1087) est la première, par l'âge, des 7 locomotives Corpet préservées ayant appartenu à l'entreprise de travaux publics Paul Frot, elle est préservée au CFBS.

Production Ets Corpet-Louvet & Cie, La Courneuve

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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