Côte Sainte-Catherine (Rouen)
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| Côte Sainte-Catherine | |
Côte Sainte-Catherine et la Seine, depuis le pont Pierre-Corneille. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Subdivision administrative | Normandie |
| Commune | Rouen |
| Altitude | 139 m |
| Caractéristiques | |
| Lieux d'intérêts | Panorama urbain et espace naturel protégé |
| Gestion | |
| Propriétaire | Villes de Rouen et Bonsecours |
| Ouverture au public | Entrée libre |
| Protection | |
| Lien Internet | https://www.rouentourisme.com/la-colline-sainte-catherine-a-rouen/ |
| Localisation | |
| Coordonnées | 49° 26′ 02″ nord, 1° 06′ 36″ est |
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La côte Sainte-Catherine est une colline qui domine Rouen et la Seine, autrefois appelé Mont de Rouen[1]. C'est depuis ce point haut que s'offre un panorama remarquable sur la métropole de Rouen[2].
Les paléontologues Alexandre Brongniart et Georges Cuvier sont les premiers à étudier les « « terrains de craie » de la côte Sainte-Catherine », fixant ainsi la référence internationale de ce type de craie cénomanienne[3]. Alcide Dessalines d'Orbigny mentionne la « faune de la craie de Rouen » dans sa « Paléontologie Française » entamée en 1840.
Histoire
Autrefois parcourue par les pèlerins se rendant à la chapelle Saint-Michel, la partie de la colline où elle était située fut bientôt désignée par le même patronyme mais également sous celui de «Mont-Gargan», cette dernière désignation étant une déformation du mot «archange» (nions archangelus), qui lui est restée[1].
La configuration de la colline Sainte-Catherine fut modifiée au XVIIe siècle, lorsque l'autorité municipale de Rouen décida d'établir un chemin voisin de l'église Saint-Paul. Dans l'Histoire de la ville de Rouen de François Farin († 1675) il est dit que ces travaux furent entrepris « pour aider à faire vivre de pauvres artisans et aussi de pauvres maîtres sans ouvrages, par suite de la cherté du blé, tout travail ayant cessé. Quand on fut parvenu au rocher, on y fit des sapes taillées au ciseau, on y attacha de la mine et on fit sauter la côte en différents endroits »[1]. À cette époque, seule une chaussée étroite conduisait de la porte Martainville de la cité de Rouen à la côte Sainte-Catherine, l'espace compris entre les deux n'étant qu'un marais formé par le Robec et l'Aubette, nommé «vivier Martainville » ou encore Malam paludem[4] signifiant mauvais marais.
Au XIXe siècle, la côte fut encore entaillée pour le passage de la route de Paris, le percement de la rue Henri-Rivière et, du côté du mont Gargan, d'une carrière. Ces différents travaux ont modifié l'aspect primitif de la colline Sainte-Catherine et diminué ses proportions[1].
La ligne ferroviaire de Paris à Rouen, dans son tracé définitif, implique enfin le percement d'un tunnel (achevé en 1843) et son élargissement en 1955[5].
Accès
Le belvédère de la côte Sainte-Catherine est accessible par la route de la Corniche (D95) ainsi que par un sentier en escalier de 525 marches partant de la rue Henri-Rivière, à côté de l’entrée du cimetière du Mont-Gargan, et dont le tracé remonte à 1310[6].
Activités
Une course de 10 et 20 km y fut organisée en 2018 par l’association de course à pied Traverse aventure[7].
En parallèle, vingt coureurs ont réalisé une Ultra montée de 50 allers-retours du sentier en escalier, soit 5 000 mètres de dénivelé positif. Le premier, Xavier Marchand, a conclu sa course en 8 heures et 30 minutes[7].
Représentation artistique
Claude Monet s'est servi de ce lieu pour illustrer la ville de Rouen dans sa Vue générale de Rouen en 1892.

