David Guiraud (homme politique)
homme politique français
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David Guiraud, né le à Paris, est un homme politique français.
| David Guiraud | |
David Guiraud en 2024. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Roubaix | |
| En fonction depuis le (1 mois et 8 jours) |
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| Élection | 27 mars 2026 |
| Coalition | LFI |
| Prédécesseur | Alexandre Garcin |
| Député français | |
| – (3 ans, 9 mois et 16 jours) |
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| Élection | 19 juin 2022 |
| Réélection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 8e du Nord |
| Législature | XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LFI-NUPES (2022-2024) LFI-NFP (2024-2026) |
| Prédécesseur | Catherine Osson |
| Successeur | Shéhérazade Bentorki |
| Biographie | |
| Nom de naissance | David Gilbert Florent Guiraud |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LFI PG |
| Père | Daniel Guiraud |
| Diplômé de | Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne |
| Profession | Assistant parlementaire |
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| Maires de Roubaix | |
| modifier |
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Fils du socialiste Daniel Guiraud, il rejoint le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et le suit lors de la création de La France insoumise, dont il devient un des porte-paroles.
Assistant parlementaire d'Éric Coquerel de 2017 à 2022, il est élu député dans la huitième circonscription du Nord lors des élections législatives de 2022. Lors des élections législatives anticipées de 2024, il est réélu au second tour.
À l'issue des élections municipales de 2026, il est élu maire de Roubaix.
Biographie
Jeunesse et formation
Né à Paris, David Guiraud passe sa jeunesse dans le département de la Seine-Saint-Denis[1]. Il est le fils de Daniel Guiraud[2], ancien maire socialiste des Lilas, ancien président de Paris Métropole et conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis.
Il est formé au militantisme du temps de ses études en histoire et en sciences politiques à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne[3]. Pendant la campagne présidentielle de 2012, il milite pour le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Il est impliqué dans les mobilisations estudiantines, les assemblées générales et fait ses premières banderoles avec Antoine Léaument[2].
Débuts politiques
Il rencontre alors Éric Coquerel, dont il devient un proche : « Avec lui, je suis passé des rassemblements avec 800 étudiants aux piquets de grève de travailleurs sans papiers à 6 heures du matin à l’autre bout de Paris avec dix personnes ». Il est, à partir de 2017, collaborateur parlementaire de ce dernier, élu député dans la Seine-Saint-Denis[2].
Il est présenté par les médias comme un habitué des plateaux de télévision[1],[4].
Député du Nord (2022-2026)
Porte-parole « jeunesse »[4] de La France insoumise, il est candidat dans la huitième circonscription du Nord sous l'étiquette LFI-NUPES lors des élections législatives de 2022[4]. Arrivé en tête au premier tour contre la candidate LREM Catherine Osson, il est élu député au second tour avec 59,94 % des suffrages exprimés (12 585 voix sur 68 616 inscrits soit 18,34 % des inscrits)[5],[6]. Il devient membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale[7].
Lors des élections législatives anticipées de 2024, il est investi dans la même circonscription par le Nouveau Front populaire. Il est réélu au second tour avec 64,32 % des voix face au candidat du Rassemblement national. Il arrive en tête dans les bureaux de vote de Roubaix mais est devancé à Wattrelos[8].
Maire de Roubaix (depuis 2026)
En , il annonce sa candidature aux élections municipales de 2026 à Roubaix et déclare vouloir rassembler autour de lui les différentes formations du Nouveau Front populaire[9]. Finalement, socialistes, écologistes et communistes décident de former leur propre liste de rassemblement derrière le conseiller municipal d'opposition Karim Amrouni[10],[11]. Au premier tour du scrutin, le , sa liste arrive largement en tête avec 46,64 % des suffrages, devançant la liste du maire sortant Alexandre Garcin (20,09 %) et celle de Karim Amrouni (16,76 %)[12]. Au second tour, le , la liste de David Guiraud l'emporte avec 54 % des voix, soit 9 723 suffrages exprimés, pour une abstention de 62,5 %[13],[14].
Le , il est élu maire de Roubaix par le conseil municipal. Ce dernier, quelques jours plus tard, vote des augmentations substantielles du maire et ses adjoints : 475 euros de plus pour David Guiraud et entre 55 et 58 % d'augmentation pour ses adjoints[15]. En parallèle, les indemnités des conseillers municipaux ont baissé de 31 à 51 %, provoquant des critiques de l’opposition, qui voit ses moyens réduits. Le bilan global est que la somme allouée aux élus de Roubaix augmente de 18 % par rapport à la mandature précédente[16]. Sur X, David Guiraud publie un long message pour répondre aux critiques. Il écrit que s'il n'avait pas fait passer au vote ses indemnités, il aurait profité automatiquement du plafond maximum, soit 5 960 euros (alors que son salaire voté est de 4 876 euros). Il affirme également se trouver dans la fourchette basse des indemnités des maires des villes de 100 000 habitants. Enfin, concernant ses adjoints, il déclare assumer une politique avec une division par trois du nombre de conseillers délégués, bien rémunérés alors que « très peu avaient une responsabilité réelle », pour resserrer les responsabilités sur ses adjoints, qui ont les « moyens d’être à 100 % sur leur mandat, pour être présents, disponibles et au service des habitants » comme cela était prévu dans son programme[17],[18],[16].
Il prend, également, la présidence du SIVU Thalassa qui gère les piscines de Roubaix et Wasquehal[19].
Déclarations et polémiques
Accusations de complaisance envers l'islam radical
En 2022, la chaîne M6 réalise un reportage sur l'islamisme dans certains quartiers de Roubaix. L'émission suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux et la présentatrice Ophélie Meunier est menacée de mort[20],[21],[22].
David Guiraud dénonce « un reportage de caniveau, insultant et malhonnête » ce qui lui vaut des critiques de Manuel Valls[23],[24],[25],[26]. La même année, il est critiqué par Gérald Darmanin après avoir qualifié l'expulsion de l'imam salafiste Hassan Iquioussen de « dévoiement de l'État de droit »[27],[28]. Francilien, le militant de LFI est « parachuté » à Roubaix pour y remporter les législatives en 2022. Selon Le Point, David Guiraud est très conscient que dénoncer une « islamophobie » permet d'obtenir le soutien d'une partie de la ville, qui comporte une « importante communauté musulmane »[29],[8],[30].
Il fait l'objet de critiques de Marianne et de Franc-Tireur pour des propos jugés complaisants envers l'islam radical, minimisant le phénomène ou préférant dénoncer l'islamophobie[31],[32].
En , Marine Le Pen, en tant que présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, l'accuse d'avoir justifié le port du hidjab par des fillettes en citant des propos qu'il avait tenus trois ans plus tôt et qui contestaient des amendements interdisant l’ensemble des signes religieux pour les enfants, amendements soutenus à l’époque par Marine Le Pen, et qui avaient été jugés irrecevables. Pour Guiraud, « l’amendement d’Aurore Bergé visait spécifiquement les filles musulmanes voilées et non tous les enfants[33]. »
Émeutes de 2023
Après les émeutes consécutives à la mort de Nahel Merzouk et alors que Jean-Luc Mélenchon en appelle à la justice plutôt qu'au calme, David Guiraud renchérit en affirmant que « ce sont les policiers qui doivent se calmer. […] Moi, je n'appelle pas au calme, j'appelle à la justice. » Ces refus de plusieurs personnalités LFI d’appeler au calme déclenchent des critiques au sein de la NUPES[34],[35] et suscitent la colère de la majorité[36].
Guerre à Gaza
En , après une conférence tenue à Tunis, il déclenche une tempête politique[37],[38],[39]. Il est « accusé de relativiser l’attaque du Hamas contre Israël en semblant établir un parallèle avec le massacre de Sabra et Chatila, au Liban en 1982. » Certains journalistes l'accusent d'« attribuer à tort la responsabilité directe à l'État hébreu[37] », alors que le massacre a été commis par les milices chrétiennes phalangistes, certes alliées d'Israël [40],[41].
Plusieurs élus annoncent qu'ils vont saisir la justice[42]. La LICRA dit saisir sa commission juridique « au sujet des propos ignobles du député Guiraud, frappés au coin du négationnisme le plus crasse »[43]. La députée Renaissance Violette Spillebout annonce avoir adressé une lettre au procureur de la république pour « négationnisme »[44] et le député LR Meyer Habib dit vouloir porter plainte pour « apologie du terrorisme » et « incitation à la haine raciale »[45],[46]. Aucune poursuite n'est connue et, par la suite, Guiraud reconnaît s'être trompé sur les événements de Sabra et Chatila et nie toute minimisation de l'attaque du [42].
Toutefois, il est reconnu, parmi les députés insoumis, comme l'un des défenseurs les plus farouches de la cause palestinienne et l'un des plus virulents critiques d'Israël[37].
Accusations d'antisémitisme
En , sa conférence à Tunis est marquée par plusieurs propos controversés, notamment une relecture historique rejetant l’idée d’un antisémitisme enraciné dans le monde arabo-musulman, et attribuant aux seuls pays occidentaux la responsabilité de l’antisémitisme historique. Il affirme notamment que « l’antisémitisme est né en Europe » et que « dans les pays arabes, il n’y avait pas de problème juif. » Ces propos, appuyés par les interventions de Rima Hassan et de Taha Bouhafs, sont critiqués comme minimisant l’antisémitisme islamiste contemporain.
En , il est accusé d'antisémitisme quand il publie sur X un extrait vidéo de la série d'animation One Piece en réponse à une plainte de l'Observatoire juif de France contre lui pour « apologie du terrorisme »[47],[48]. L'extrait publié montre un personnage affirmant qu'on veut le faire taire alors qu'il dénonce des crimes des « dragons célestes »[49]. L’expression « dragons célestes » serait utilisée sur Internet comme code par certains internautes antisémites pour désigner les Juifs, afin d’éviter la censure[50],[48]. Guiraud, qui a l'habitude de faire référence à ce manga le plus vendu au monde[50], dément avoir détourné la référence aux dragons célestes, arguant que ces derniers sont une alliance militaire et pas une race, mais supprime son tweet affirmant ne vouloir « heurter personne »[48],[51].
Toujours en , Libération écrit que, « comme beaucoup de jeunes des années 90, David Guiraud s'est intéressé au conflit israélo-palestinien à travers les vidéos de Dieudonné et d'Alain Soral, antisémites à l'audience massive dans les années 2000 et 2010[52]. » Il confirme en expliquant que, selon lui, « [ils étaient] les seuls à prendre à bras-le-corps ce sujet[52]. »
En , il accuse le journal d'avoir déformé ses propos pour le « clouer au pilori » et ce, même après plusieurs reformulations. Il affirme avoir « combattu ces idées durant sa jeunesse »[53].
Synthèse des résultats électoraux
Élections législatives
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste