Dingy-Saint-Clair

From Wikipedia, the free encyclopedia

Dingy-Saint-Clair
Dingy-Saint-Clair
Dingy-Saint-Clair dominé par le Parmelan et le mont Téret vu depuis le mont Veyrier au sud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de Thônes
Maire
Mandat
Bruno Dumeignil
2025-2026 suite à la démission de Laurence Audette
Code postal 74230
Code commune 74102
Démographie
Gentilé Dingiens
Population
municipale
1 466 hab. (2023 en évolution de +2,3 % par rapport à 2017)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 54′ 45″ nord, 6° 13′ 23″ est
Altitude Min. 492 m
Max. 1 856 m
Superficie 34,12 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Annecy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Faverges-Seythenex
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Dingy-Saint-Clair
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Dingy-Saint-Clair
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
Dingy-Saint-Clair
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Dingy-Saint-Clair
Liens
Site web dingystclair.fr

Dingy-Saint-Clair est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Communes limitrophes

Dingy-Saint-Clair est située au pied de la montagne du Parmelan, haute de 1 832 m, et s’étend du hameau de chez Collet à environ 600 mètres d’altitude jusqu’au hameau de la Blonnière à environ 1 000 mètres d’altitude. À partir de La Blonnière, une route puis un chemin permet de rejoindre le sommet du Parmelan, montagne qui fait partie du massif des Bornes.

Le Fier passe tout près de Dingy-Saint-Clair, à travers le défilé de Dingy, avant de rejoindre le Rhône.

Rose des vents Villaz Fillière Fillière Rose des vents
Nâves-Parmelan N La Balme-de-Thuy
O    Dingy-Saint-Clair    E
S
Annecy Alex

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 550 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Annecy à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 211,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Dingy-Saint-Clair est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Hameaux

Il existe 12 hameaux administratifs dans Dingy-Saint-Clair :

  • Le Chef-Lieu : centré sur la place de l’église, et plus communément appelée "place du village" par les habitants, avec la mairie, l’église et l’épicerie-restaurant.
  • Glandon : première partie de Dingy traversée lors de l’arrivée depuis Annecy. Il est au sud du Chef-Lieu.
  • Le Nanoir (ou "Nanoir") : il est le hameau le plus éloigné et le plus isolé du Chef-Lieu. Il est retrouvable en se dirigeant vers Nâves-Parmelan et Villaz. Il est à l’ouest du Chef-Lieu.
  • Chessenay : il s’agit du hameau le plus à l’est du Chef-Lieu en direction de Thônes.
  • Verbin : hameau isolé sur le Lachat, à l’ouest du Chef-Lieu.

À partir de là, les hameaux cités sont tous reliés par la même route : la route de la Blonnière VC3 (voie communale), et sont ordonnés du plus proche au plus éloigné par rapport au Chef-Lieu et vers le nord : Cornet étant le plus rapproché, la Blonnière, le plus lointain.

  • Cornet : il se trouve être le hameau le plus célèbre de la commune.
  • Le Clu : il est le hameau le plus petit, il est également appelé "La Cloutre".
  • Les Tappes
  • La Frasse : aussi appelée "Les Curtils Bas"
  • Les Curtils : aussi appelés "Les Curtils Hauts"
  • Les Blonnettes
  • La Blonnière : dernier hameau

Les habitants utilisent aussi un hameau non officiel, "Provenat", constitué des rues : route de Provenat, chemin de Poussy et les alentours sur la route de Thônes RD 216[10].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (20,9 %), prairies (11,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), zones urbanisées (1,4 %), eaux continentales[Note 3] (0,7 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Dingy-Saint-Clair est un toponyme composé du nom du village de Dingy et de celui de l'ancien pont et prieuré de Saint-Clair, dédié aux saints Clair et Bernard (prioratus Cluse Sancti Bernardi ad honorent Sancti Clari fundatus[12])[13].

La paroisse est mentionnée sous les formes Dungiacus ou Dingiacus (sans date) ; puis Dongi en 1221, Dungiacus en 1227 ; Dungiey en 1271 ; Dingie au XIVe siècle[14]. L'église se trouve sous la forme Cura de Dingier vers 1344[14].

Le toponyme Dingy provient d'un domaine gallo-romain *Tinciacum, composé du gentilice Tincius et du suffixe -acum[14]. Cette explication est confortée notamment grâce à une inscription romaine gravée sur un rocher de l'étroit de Dingy « Lucius Tincius Paculus per vium fecit »[14]. Albert Dauzat a identifié un type *Dimiacum, sur la base de l'anthroponyme Dimius[15], à tort semble-t-il, car il ne cite aucune forme ancienne.

En 1793, alors que les troupes révolutionnaires françaises occupent le duché de Savoie, la municipalité garde son nom sous la forme Dingy Saint Clair, puis en 1801 sous Dingy-Saint-Clair[16].

La mention du saint provient de l'ancien prieuré situé sur le hameau qui porte désormais le nom. Il s'agit très probablement de Clair du Dauphiné, nom d'un ancien abbé du monastère Saint-Marcel situé à Vienne au VIIe siècle[17],[18].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Dinzhi (graphie de Conflans) ou Dingi (ORB)[19].

Histoire

Une portion de voie romaine est située à proximité de Dingy-Saint-Clair ; une inscription commémorative est encastrée dans le roc près du pont sur la rivière Fier.

Blason des Menthon-Dingy.

En 1271, trois branches cadettes de la famille de Menthon ont été établies par Thomas II de Menthon. L'une concernait Albert 1er, fils de Thomas II, souche des Menthon-Dingy.

De la branche « Dingy » de la famille de Menthon sont issus les seigneurs de Dingy, du Marest et de La Balme.

Béatrice, veuve d'Albert 1er de Menthon, resta au château de Dingy en 1301[20].

Au XVIIIe siècle, le château de Dingy, alors en mauvais état, appartenait toujours aux Menthon. Ruiné, ses matériaux furent vendus en 1814[21].

Le territoire a appartenu au mandement d'Annecy jusqu’en 1792, paroisse de Saint-Étienne.

Prieuré de Saint-Clair

À proximité du pont dit de « Saint Clair », un prieuré clunisien[22]. s'est installé vers le Xe siècle. Il est mentionné comme dédié à Bernard de Menthon ou Clair de La Cluse (soit à Clair du Dauphiné), de la Cluse—lieu—Dieu, voir aux deux saints (prioratus Cluse Sancti Bernardi ad honorent Sancti Clari fundatus[12])[13],[23]. Il était installé sur l'emplacement d'ancienne chapelle dédiée à Bernard de Menthon[13],[24]. Il semble, par ailleurs, que cet emplacement accueillait auparavant un temple dédié à la déesse romaine Minerve[23].

L'abbatiale conserve une relique  une phalange  de l'abbé de Saint-Marcel, Clair[13],[25],[24]. Elle était vénérée et avaient le potestas (pouvoir) de guérison des maux d'yeux à partir d'une source d'eau qui émergeait, baptisée « bénitier de saint Clair »[13],[25]. Cette pratique de dévotion était déjà existante du temps de la chapelle[13].

Le prieuré de Saint-Clair est détruit durant la période d'occupation des troupes révolutionnaires du duché de Savoie[13],[24]. Les bâtiments seront vendus comme biens nationaux[25]. Ils disparaissent cependant des suites d'un incendie[25].

Période contemporaine

De 1803 à 1807, Dingy perd le hameau de Sainte-Claire au profit de la commune de Nâves avant de le retrouver[26].

Politique et administration

Situation administrative

Attaché à l'ancien canton d'Annecy-le-Vieux, la commune appartient depuis le redécoupage cantonal de 2014, au canton de Faverges. Il comporte 27 communes dont Alex, Bluffy, La Balme-de-Thuy, Chevaline, Le Bouchet-Mont-Charvin, Les Clefs, Cons-Sainte-Colombe, La Clusaz, Doussard, Entremont, Giez, Le Grand-Bornand, Lathuile, Manigod, Marlens, Menthon-Saint-Bernard, Montmin, Saint-Ferréol, Saint-Jean-de-Sixt, Serraval, Seythenex, Talloires, Thônes, Veyrier-du-Lac, Les Villards-sur-Thônes. La ville de Faverges en est le bureau centralisateur[27].

Dingy-Saint-Clair est membre de la communauté de communes des Vallées de Thônes qui compte treize communes.

La commune relève de l'arrondissement d'Annecy et de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie.

Tendances politiques

Liste des maires

Liste des maires depuis 1860 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1860 1864 Joseph Dufournet ... ...
1864 1870 Bernard Lagrange ... ...
1870 1878 Charles Margueret ... ...
1878 1884 Jean-Marie Riotton ... ...
1884 1913 Joseph Tessier ... ...
1913 1919 Clément Lafrasse ... ...
1919 1925 François Mabboux ... ...
1925 1925 Narcisse Provenat ... ...
1925 1947 Marius Lagrange ... ...
1947 1959 Marius Martinod ... ...
1959 1983 René Lafrasse ... ...
1983 1986 Michel Doche ... ...
mars 1989 mars 1995 Roger Pallud ... ...
mars 1995 mars 2014 Monique Zurecki ... ...
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Laurence Audette ... ...

Démographie

Les habitants de Dingy-Saint-Clair sont appelés les Dingiens[26]. Le sobriquet en patois des habitants était Berceux, au XIXe siècle[28].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

En 2023, la commune comptait 1 466 habitants[Note 4], en évolution de +2,3 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
8919069639941 1631 1911 2241 0761 085
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 1581 1071 0301 003864864861814817
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
686649591566527466420440429
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020 2023
4776589151 1711 1911 3381 3951 4451 466
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI