Yves Millecamps

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Nom de naissance
Yves Omer Fernand MillecampsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Yves Millecamps
Yves Millecamps en 2010
Fonction
Président de l'Académie des Beaux-Arts
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Yves Omer Fernand MillecampsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Membre de
Mouvement
Art abstrait (abstraction géométrique)
Distinctions

Yves Millecamps, né le à Armentières dans le Nord, est un artiste-peintre, sculpteur et créateur français de tapisseries, médailles et sérigraphies.

Orphelin de guerre, pupille de la Nation au décès de son père en 1944, Yves Millecamps est dans l'obligation d'interrompre ses études, et d'entrer dans le monde du travail. Il ne les reprendra qu'en 1949. Admis à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en 1950, il en sortira diplômé en 1954. À partir de 1956, (sur l'incitation de Jean Lurçat vers 1952) et jusqu'en 1975, il crée des cartons de tapisserie tissés principalement à Aubusson mais aussi dans les manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais ainsi qu'à Portalegre, au Portugal.

À partir de 1963, il se consacre également à la peinture. Son œuvre se rattache au courant de l'abstraction géométrique. Il réalise des sérigraphies[1], des sculptures en acier, des décors pour la manufacture nationale de Sèvres[2] ainsi qu'une quinzaine de médailles (entre autres pour la Monnaie de Paris, vers 1971 et 1986)[3].

Le , Yves Millecamps est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil de Jean Dewasne[4] (décédé en 1999), en présence de nombreuses personnalités des beaux-arts (dont le Québécois Pierre Renaud). Millecamps présidera l'Académie en 2008.

En 2018, il réalise une très importante donation au musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine à Angers, comportant vingt-cinq tapisseries, plus de 150 dessins et gouaches et une grande sculpture réalisée à l'Atelier de recherche et de création du Mobilier national (ARC). Le musée lui consacre une exposition, mettant en lumière l'évolution de son travail, depuis l'influence de Jean Lurçat jusqu'à l'abstraction géométrique[5].

En 2022, la cité de Sorèze (Tarn) organise une exposition « Millecamps - entre nature et science », du 16 avril au 2 octobre, avec catalogue de sa donation au musée Dom Robert. L'inauguration officielle aura lieu en juillet[6].

Œuvre

Comme l'écrit Paul Duchein[7] : « Il y a chez ce peintre, incontestablement, une poétique de la rigueur ; un certain lyrisme, contre toute attente, naît ici de ce qui aurait pu être une froide et banale construction; mais, sur la masse sombre des fonds, les bleus tracent de sonores parcours et les cadmiums simulent des traînées incandescentes ».

« De toute évidence, Yves Millecamps tourne le dos aux visions romantiques, laisse les hyperréalistes s'emparer des machines et des engrenages pour inventer une abstraction singulière et très personnelle qui ne néglige pas pour autant la part réservée au mystère ».

Quant à lui, l'historien de l'art Serge Lemoine avance[8] : « Un tableau d'Yves Millecamps se reconnaît d'emblée. Non parce qu'il est abstrait mais parce qu'il montre un jeu de formes bien ordonnées et en même temps nouées, qui composent une image inédite et riche de multiples commentaires et interprétations ».

« C'est à la suite d'une évolution conduite en toute logique que Millecamps est parvenu à trouver sa voie en 1963, en se tournant vers la peinture abstraite géométrique et en continuant de la suivre jusqu'à aujourd'hui. Dans un style qui n'appartient qu'à lui. Rien de Mondrian, de Delaunay ou de Herbin, pour remonter aux origines, mais sans doute des rapports sur le fond avec Kupka dans l'évocation de ces mondes en formation et en constante métamorphose ».

Collections publiques

Salle d'audience de la 2e chambre civile de la Cour de cassation, Paris.
Salle d'audience de la 2e chambre civile de la Cour de cassation, Paris.

Note : cette liste est partielle.

Commandes publiques ou privées

Pouzauges, de Millecamps, 1973.

Note : cette liste est partielle; certaines oeuvres ont été acquises sans commande préalable.

Expositions principales

Note : expositions individuelles sauf *

  • 1959 : *Salon des artistes décorateurs (SAD), Paris.
  • 1960 : *10e Salon d'Art Sacré, MAM, Paris.
  • 1962 : *1re Biennale internationale de la tapisserie, Lausanne (Suisse)[17].
  • 1965 : Galerie Florence Garnier, Paris (Cannes).
  • 1967 : *SAD, Paris[31].
  • 1968 : *Biennale de l'Estampe, Paris[20]; Galerie Le Scribe, Montauban.
  • 1969 : *4e Biennale, Lausanne[20]; Galerie 28, Lille; Galerie La Demeure, Paris[32]; Maison de la Culture, Yerres; Château de Brantôme.
  • 1970 : Hôtel de Ville, Carpentras; Église du Château, Felletin.
  • 1971 : Main Place Gallery, Dallas (États-Unis); Galerie Jacqueline Storme, Lille; *5e Biennale, Lausanne.
  • 1972 : Galerie Le Scribe, Montauban; Musée d'Art et d'Histoire, Neuchâtel (Suisse).
  • 1973 : Galerie 17, Paris; Galerie La Demeure, Paris[32]; Galerie Jacqueline Storme, Lille; *MAC, Montréal (Québec).
  • 1975 : Château des Évêques, Saint-Pandelon (Dax); Galerie des Ponchettes, Nice; *SAD, Paris.
  • 1976 : Galerie Le Scribe, Montauban.
  • 1977 : L'atelier, Écluzelles.
  • 1979 : Musée d'Art et d'Histoire, Neuchâtel; Galerie Sincron, Brescia (Italie); Galerie Suisse de Paris.
  • 1980 : Galerie AM 16, Rome (Italie).
  • 1981 : Galerie Jacqueline Storme, Lille; Galerie Centro del Portello, Gênes (Italie); Galerie Verifica 8 + 1, Venise; Galerie Le Scribe, Montauban.
  • 1982 : Galerie Suisse de Paris.
  • 1983 : Centre Vickers-Ronéo, Paris; Salon des réalités nouvelles, Paris[33].
  • 1984 : *SAD, Paris (reliefs en alucobond 9x3m et 12x3m pour BMW, Cholet).
  • 1985 : Château de Lourmarin; Galerie Suisse de Paris.
  • 1986 : Fondation du Grand Cachot de Vent (Suisse).
  • 1987 : Hôpital du Val-de-Grâce, Paris.
  • 1989 : Galerie Le Scribe, Montauban.
  • 1990 : Galerie Septentrion, Marcq-en-Barœul; Galerie Propitia, Leyde (Pays-Bas); Galerie Artko, Toulouse.
  • 1992 : Galerie Ipomal, Landgraaf (Pays-Bas); Galerie Henri Matisse, Seclin.
  • 1994 : Hôtel Astra, Paris.
  • 1996 : Galeries Poirel, Nancy.
  • 1998 : Hôtel Astra, Paris.
  • 2000 : Maison d'Éducation de la Légion d'honneur, St-Denis; *MAC 2000[21]
  • 2003 : centre Noroît, Arras[32].
  • 2007 :*musée de la Tapisserie, Aubusson.
  • 2008 : Galerie Chevalier, Paris[34]; *Musée Ingres, Montauban[35].
  • 2013 : *DECORUM, Musée d'art moderne de la ville de Paris[36].

Décorations

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI