Formule 1 en France

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Les acteurs de la Formule 1 en France regroupent les organisateurs du pouvoir sportif, des acteurs financiers, des industriels et des acteurs sportifs, constructeurs, motoristes, ingénieurs et pilotes.

Le pouvoir sportif français

La Fédération française du sport automobile (FFSA), fondée en 1952, a pour objet d'organiser, de diriger et de développer la pratique du sport automobile en France ; elle regroupe vingt-et-un comités régionaux constitués d'associations sportives automobiles (ASA). La FFSA agit dans le cadre de la Fédération internationale de l'automobile (FIA).

En , ne pouvant assumer la charge financière associée, la FFSA renonce a son statut de promoteur financier du Grand Prix de France de Formule 1[1].

La FFSA, qui est chargée du développement du sport automobile de haut niveau en France, a mis en place une filière nationale permettant de promouvoir la carrière des jeunes pilotes (notamment, dans les années 2010, Pierre Gasly et Norman Nato en Formula Renault 3.5 Series, Aurélien Panis en Formule Renault 2.0 et Arthur Pic en GP2 Series)[2],[3],[4],[5],[6].

Le pouvoir sportif international

La Fédération internationale de l'automobile, qui regroupe les fédérations nationales de plus de cent pays, est chargée des questions sportives concernant la Formule 1, l'élaboration de sa règlementation technique et le contrôle des normes de sécurité qu'elle édicte[7].

La FIA a été présidée par le Français Jean-Marie Balestre de 1985 à 1993 et de 2009 à 2021 par le Français Jean Todt.

Les circuits du Grand Prix de France

Sept circuits français ont accueilli des manches comptant pour le championnat du monde de Formule 1. Le circuit de Reims-Gueux fut le premier. Deux circuits en ont accueilli un grand nombre : Nevers Magny-Cours (14 Grands Prix) et le Castellet (18 Grands Prix). Raymond Roche a participé à la conception du circuit de Reims-Gueux[8], Charles Deutsch du circuit Bugatti[9], Louis Rosier du circuit de Charade [10], Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo du circuit Paul-Ricard[11]. Historiquement les organisateurs du Grand Prix de France de Formule 1 étaient les automobiles clubs disposant d'un circuit ; les associations sportives automobiles ont pris le relais.

Le dernier Grand Prix automobile de France a eu lieu en 2019 au Paul-Ricard, après avoir fait son retour au calendrier du championnat du monde l'année précédente. Le Grand Prix fit son retour après dix d'absence. Durant près d'une décennie, malgré les efforts des pouvoirs publics et de la FFSA, aucun des postulants à l'organisation d'un Grand Prix de France n'est parvenu depuis à un accord avec la Formula One Management, société qui exploite commercialement les Grands Prix par délégation de la FIA, car la concurrence est grande avec les pays désireux d'organiser leur premier Grand Prix de Formule 1 même si le calendrier des saisons s'allonge année après année (20 Grands Prix en 2015 contre 15 en 2000).

Nom Développement Nombre de Grands Prix organisés Saisons de Formule 1 Dernier vainqueur
Pilote Écurie
Circuit de Nevers Magny-Cours 18 1991-2008 Felipe Massa Ferrari
Circuit Paul-Ricard 17 1971/1973/1975-1976/1978/1980/1982-1983/1985-1990/2018-2019/2021- Max Verstappen Red Bull
Circuit de Reims-Gueux 11 1950-1951/1953-1954/1956/1958-1961/1963/1966 Jack Brabham Brabham
Circuit de Rouen-les-Essarts 5 1952/1957/1962/1964/1968 Jacky Ickx Ferrari
Circuit de Dijon-Prenois 5 1974-1975/1977/1979/1981-1982/1984 Niki Lauda McLaren
Circuit de Charade 4 1965/1969-1970/1972 Jackie Stewart Tyrrell
Circuit Bugatti 1 1967 Jack Brabham Brabham

Acteurs financiers

Les pouvoirs publics

Les pouvoirs publics territoriaux participent au financement des circuits situés dans leur région.

François Mitterrand donna l'impulsion initiale à la création du circuit de Nevers Magny-Cours[12].

Les Premiers ministres Édouard Balladur et François Fillon sont intervenus pour faciliter le financement du Grand Prix de France[13],[14].

Le Conseil général du Var et la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée se sont mobilisés, sans succès, en faveur de la candidature du circuit Paul-Ricard à l'organisation du Grand Prix de France 2013[15].

Les propriétaires d'écurie

Les constructeurs et les motoristes de Formule 1, surtout les constructeurs généralistes automobiles, investissent dans la discipline afin de recueillir des résultats en termes de recherche et de développement, mais aussi en termes d'image.

Selon une étude publiée en , les propriétaires injectent annuellement en moyenne 72 millions d'euros dans leur écurie[16]. Renault Sport aurait ainsi investi 650 millions d'euros de 2001 à 2005 (avec un gain du titre en 2005) ; Mercedes Grand Prix a investi 800 millions de 2010 à 2014 (avec un titre en 2014) et la Scuderia Ferrari 1,1 milliard de 1983 à 1999[17].

Les commanditaires

Le sponsoring apparu dans les années 1970 via les logos sur les carrosserie des monoplaces, s'est développé au point de d'être encadré règlementairement par la Fédération internationale de l’automobile. Selon les législations nationales, les publicités pour les manufacturiers d'alcool et de tabac sont parfois interdites.

L'apport financier des commanditaires est passé en moyenne, par année et par écurie, de 20 millions d'euros au début des années 2000 à 8 millions d'euros[18].

Les commanditaires et partenaires techniques français les plus notoires sont :

Diverses entreprises françaises, dont Alcatel, Bull, Bouygues, Canal+, Essilor, Europcar ou Solocal ont pratiqué le sponsoring, ainsi que des administrations territoriales comme le Conseil général de la Seine-Maritime[20].

Les circuits et télévisions

L'essentiel des ressources financières collectées par la Formula One Management provient des redevances payées par les circuits organisateurs de Grands Prix et des droits de retransmission des chaînes de télévision. Une partie de ces ressources est redistribuée aux dix premières écuries en compétition selon leur résultat au championnat du monde des constructeurs.

Les revenus sont globalement estimés à plusieurs centaines de millions de dollars chaque année. En 2012, le quotidien britannique The Telegraph précise que la FOM bénéficie contractuellement d'un revenu garanti de 7,1 milliards de dollars sur quinze ans, dont 4,7 milliards de dollars versés par les organisateurs des Grands Prix et 1,4 milliard de dollars de droits de retransmission télévisés (garantie limitée à cinq années selon la législation européenne)[21].

France

En France, après La Cinq, la chaîne généraliste TF1 a diffusé les Grands Prix de 1992 à 2012. À partir de 2013, c'est une chaîne payante, Canal+, qui a obtenu les droits de diffusion pour une redevance annuelle de 29 millions d'euros[22], droits reconduits en 2017 pour trois ans jusqu'à la saison 2020[23], les droits comprenant aussi la Formule 2 FIA et le GP3[24],[23]. En , Canal+ annonce conserver les droits de diffusion jusqu'en 2029[25].

Industriels français de l'automobile

Acteurs sportifs

Notes et références

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