Louis Rosier
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date de naissance | |
|---|---|
| Lieu de naissance | Chapdes-Beaufort, Puy-de-Dôme, France |
| Date de décès | (à 50 ans) |
| Lieu de décès | Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine, France |
| Nationalité |
|
| Années d'activité | 1950-1956 |
|---|---|
| Qualité | Pilote automobile |
| Années | Écurie | C.(V.) |
|---|---|---|
| Talbot-Lago Écurie Rosier Maserati |
| Nombre de courses | 38 |
|---|---|
| Pole positions | 0 |
| Podiums | 2 |
| Victoires | 0 |

Louis Rosier, né le à Chapdes-Beaufort (Puy-de-Dôme), et mort le à Neuilly-sur-Seine[1] des suites d'un accident survenu aux Coupes du Salon sur l'autodrome de Linas-Montlhéry le [2], est un pilote automobile français.
Fils d'un roulier travaillant sur les chantiers, Louis Rosier développe rapidement une passion pour les sport mécaniques. Il commence la compétition à dix-neuf ans par des épreuves locales de moto-cross. Passé à l'automobile, il remporte quelques succès de classe en courses de côtes. Il participe aussi au XIIe Critérium international Paris-Nice 1938 sur Talbot et, la même année, aux 24 Heures du Mans, sur un coupé Talbot-Lago T150 SS en équipage avec Robert Huguet (abandon)[3], au rallye du Soleil avec la même marque[4].
La guerre le voit devenir un résistant, actif au maquis de Lespinasse. Son épouse, Marie, déportée, est retrouvée en Tchécoslovaquie lors d’expéditions humanitaires montées par plusieurs officiers clermontois (Robert Huguet, Edmond Leclanché et Louis Rosier). Louis Rosier a reçu la Croix de guerre et la médaille de la résistance.
Il reprend la compétition en au Grand Prix du Forez, sur une Talbot T26. La même année il gagne la course de côte de Bellevue (Moulins)sur Talbot T150 SS, récidivant en 1947[5].
En 1950 et 1951, il remporte le Grand Prix des Pays-Bas sur une Talbot-Lago T26C. Il remporte les 24 Heures du Mans 1950 en solitaire : son fils, Jean-Louis Rosier, roule durant deux tours et Louis court pendant 23 h 10[6]. À la fin de la saison, il termine 4e du tout premier championnat du monde de Formule 1 1950, et reste le premier français à être monté sur un podium de Formule 1.
Le aux Coupes du Salon, sur l'autodrome de Linas-Montlhéry, Louis Rosier, au volant d'une Ferrari 750 Monza, part en tonneau sur la piste mouillée au niveau de la contre-courbe Ascari[2]. Il est transporté à l'hôpital de Neuilly-sur-Seine dans le coma et meurt le . Le Suisse Benoît Musy se tue le même jour dans la même épreuve au volant de sa Maserati 200S. Lors de ses obsèques à Clermont-Ferrand, le , il est cité à l'ordre de la Nation par décision du Conseil des Ministres. Il est inhumé au cimetière des Carmes de Clermont-Ferrand[7].
Écurie Rosier
Louis Rosier est le patron de l'Écurie Rosier qui a engagé des Talbot T26, des Maserati 4CLT, des Maserati 250F puis des Ferrari à partir de 1952 (Ferrari 375 F1 et Ferrari 500 peintes en bleu de France).
L'écurie a permis à Henri Louveau, Georges Grignard, Louis Chiron, Maurice Trintignant, André Simon et Robert Manzon de trouver un volant en compétition.
Circuit de Charade
Louis Rosier est un des acteurs-clés du circuit de Charade. Après la Seconde Guerre mondiale, Jean Auchatraire, président de l'Association sportive de l'automobile club d'Auvergne et Louis Rosier relancent l'idée d'un circuit automobile autour de Clermont-Ferrand. Un tracé de 4 à 6 km répondant aux normes de sécurité et offrant de larges possibilités de parking est retenu à la sortie est de la ville. La catastrophe du 11 juin 1955 au Mans (84 morts et 120 blessés) remet tout en question puisque les courses sont provisoirement interdites.
L'idée d'un circuit de montagne, seul du genre en France, fait son chemin ; Auchatraire, Rosier et Raymond Roche, le responsable du circuit de Reims, travaillent à la consolidation du projet en cherchant des appuis politiques et financiers. Rosier se tue à Montlhéry avant la finalisation du projet, le virage avant la ligne droite porte son nom. Le circuit est inauguré le par Maurice Trintignant qui remporte la course de Formule 2.
Louis Rosier constructeur
Tout au début des années 1950, la concession Renault de Louis Rosier à Clermont-Ferrand est la plus importante de France. Rosier est aussi concessionnaire d'équipements et de machines agricoles[8].
En 1951, il conçoit un coupé « coach » en aluminium sur base de Renault 4CV. Le modèle passe les certifications et reste un modèle unique. En 1953, il sort une barquette, là encore sur une base de 4CV. L’auto est envoyée au service compétition de Boulogne-Billancourt afin de courir au Mans, la même année, sous les couleurs Renault. L’équipage Jean-Louis Rosier/Robert Schollemann sauve l’honneur de la marque au losange. La barquette poursuit son existence en course, notamment au VIIe Circuit des Remparts, en 1955 et les six heures de Hyères. En 1963 la voiture est détruite lors d'un accident.
Enfin, Rosier conçoit un cabriolet sur une base de 4CV, présenté au salon de l’automobile de Paris, en 1956 ; il est construit à un peu plus de 200 exemplaires par Brissonneau[9],[10].
Auparavant, il conçoit un coupé à partir d'éléments mécaniques de Renault Frégate (carrosserie entièrement en aluminium, châssis tubulaire, moteur poussé à 80 chevaux et 950 kg). Ce coupé, unique, est homologué et fait partie d’une collection privée.
Résultats en championnat du monde de Formule 1
| Saison | Écurie | Châssis | Moteur | Pneus | GP disputés | Points inscrits | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1950 | Écurie Rosier Talbot-Lago | Talbot-Lago T26C Talbot-Lago T26C-DA | Talbot-Lago 6 en ligne | Dunlop | 6 | 13 | 4e |
| 1951 | Écurie Rosier | Talbot Lago T26C-DA | Talbot-Lago 6 en ligne | Dunlop | 7 | 3 | 12e |
| 1952 | Écurie Rosier | Ferrari 500 | Ferrari 4 en ligne | Dunlop Pirelli | 4 | 0 | Nc. |
| 1953 | Écurie Rosier | Ferrari 500 | Ferrari 4 en ligne | Dunlop Englebert | 7 | 0 | Nc. |
| 1954 | Écurie Rosier Officine Alfieri Maserati | Ferrari 500 Maserati 250F Maserati 250F | Ferrari 4 en ligne Maserati 6 en ligne Maserati 6 en ligne | Dunlop Pirelli Pirelli | 6 | 0 | Nc. |
| 1955 | Écurie Rosier | Maserati 250F | Maserati 6 en ligne | Pirelli | 3 | 0 | Nc. |
| 1956 | Écurie Rosier | Maserati 250F | Maserati 6 en ligne | Pirelli | 5 | 2 | 19 |