Félix Renaud
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Félix Marie Renaud |
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Félix Renaud, né le à La Guiche et mort le à Paris 8e, est un homme politique et magistrat français.
Licencié en droit et reçu au barreau de Dijon en 1855, puis à celui de Chalon-sur-Saône en 1860, où il est élu bâtonnier en 1868. Conseiller municipal de Chalon-sur-Saône, maire du au . Représentant de la Saône-et-Loire à l’Assemblée nationale (élu le 3e sur 12, par 70 063 voix) au . Modéré par tempérament et par éducation, il fonde le groupe des républicains conservateurs du centre-gauche, soutien de Thiers[1].
Plusieurs fois secrétaire de l’Assemblée, il est rapporteur en 1873 de la loi sur les contributions indirectes. Il vote pour la paix, contre l’abrogation des lois d’exil, contre la pétition des évêques, contre le service de trois ans, contre la démission de Thiers, contre le septennat, contre le Ministère de Broglie, pour l’amendement Wallon et pour les lois constitutionnelles de 1875.
Nommé préfet de Lot-et-Garonne en , il est muté préfet de la Somme au lendemain des élections du 16 mai 1877, mais refuse de servir le gouvernement royaliste de Albert de Broglie. Nommé préfet de la Loire en , puis de la Seine-Inférieure en . En , il est nommé directeur général des Contributions indirectes du Ministère des Finances. Conseiller d’État en service extraordinaire le , procureur général près la Cour des comptes le , il en devient le Premier Président le , poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite, le .
Il repose au cimetière de Montmartre[2].
Une rue de Chalon-sur-Saône porte son nom.
D’Amica David de Sanson, épousée le à Chalon-sur-Saône, il a eu trois filles : Berthe, mariée à Camille Cousin, général de brigade, Amica, mariée à Henri Duréault, préfet, et Céline, mariée à Michel Provins, écrivain.
Distinctions
Officier d'académie (avril 1879)
Officier de l'Instruction publique (13 juillet 1889)
Commandeur de la Légion d'honneur ().
Discours prononcés devant la Cour à l’occasion d’audiences solennelles publiés par l’Imprimerie nationale
- La Compatibilité des fabriques et le décret du , Paris 1883.
- Étude sur les rapports publics de la Cour des comptes, 1887.
- La Cour des comptes depuis 1870, Études sur les réformes proposées par elle, 1888.
- L’Amortissement en France, 1891.
- Le Contrôle de l’ordonnancement des dépenses publiques par la Cour des comptes, 1896.
- Les Finances de la France pendant la guerre de 1870-1871, 1896.
- L’œuvre budgétaire de la IIIe République en matière d’assistance et de prévoyance sociale, 1897.
- Statistiques sur les travaux de la Cour des Comptes de 1870 à 1900, 1900.