Bernard Beck

haut fonctionnaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Bernard Beck, né le à Gavray et mort le à Granville[1], est un magistrat, haut fonctionnaire et homme politique français. Il a été notamment premier président de la Cour des comptes de mai 1978 à octobre 1982[2].

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
Granville
Nom de naissance
Bernard Antoine Auguste Beck
Nationalité
Faits en bref Maire de Granville, 1990-1994 ...
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Biographie

Après ses études primaires à l’école de Gavray, il est pensionnaire pendant sept années au lycée Lebrun de Coutances. Il y poursuit ses études secondaires et obtient en terminale en 1931 le prix Labiche qui récompense le meilleur élève de Lettres et lui vaut l’inscription de son nom sur les colonnes du grand vestibule du lycée. Reçu au baccalauréat avec la mention très bien, il poursuit ses études à Paris à la faculté de droit tout en travaillant comme surveillant général à l’École Breguet, pour financer ses études. À la mort prématurée de son père Antonin, il veille à ce que son frère et ses sœurs poursuivent leurs études dans les meilleures conditions.

La Seconde Guerre mondiale approchant, il est appelé pour son service militaire, pendant lequel il termine ses études de droit. Il passe alors les concours d’entrée dans la fonction publique et intègre le ministère des Finances en tant que rédacteur. Il est mobilisé en septembre 1939 à la déclaration de guerre. Après avoir passé le peloton des sous-officiers, il est affecté à la 1re Armée comme agent de transmission. La débâcle de l’armée française l’avait mené loin dans le Sud de la France. À l’annonce de l’Armistice, le , il décide de remonter vers Paris et de reprendre son poste de rédacteur au ministère des Finances. C’est là qu’il partage son bureau avec Alain Poher pour lequel il a une amitié indéfectible. Pendant l’Occupation, il épouse Geneviève Dalleux (1922-2000). À la Libération il est, avec Alain Poher, responsable de la commission d’épuration du ministère des Finances.

Après le départ du général de Gaulle en janvier 1946, il suit Alain Poher au cabinet ministériel de Robert Schuman et pendant plusieurs années il sert au plus près l’un des pères fondateurs de l’Europe. Il participe avec Robert Schuman, Jean Monnet, Alain Poher, à l’élaboration du traité de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, première étape de la construction européenne.

Sous la IVe République, il est à plusieurs reprises chef de cabinet des ministres des Affaires étrangères, des Travaux publics, de la Justice, de la Marine, et du président du Conseil. En 1951, il accompagne aux États-Unis le président de la République Vincent Auriol et le ministre des Finances, venus négocier un prêt américain auprès du président Truman.

En 1958, il rejoint la Cour des comptes comme conseiller référendaire et très vite en devient le secrétaire général, aux côtés du premier président Léonard, avant d’être nommé conseiller maître puis président de chambre.

En 1969, puis en 1974, il assure la fonction de secrétaire général de l’Élysée, lors des deux intérims exercés par le président du Sénat, Alain Poher, le premier à la démission du général de Gaulle, le second au décès de Georges Pompidou. En 1978, il est nommé premier président de la Cour des comptes, charge qu’il occupe jusqu’à sa retraite en 1982.

Lors de son départ en retraite en novembre 1982, il détruit le rapport de la Cour des comptes relatif aux opérations financières liées à l'« affaire des Avions renifleurs ». Cette faute grave est qualifiée de « forfaiture » par le Secrétaire d'Etat au budget Henri Emmanuelli[3].

Prenant sa retraite à 68 ans, il décide de s’installer à Granville, une ville de sa Normandie natale où la famille Beck passait des vacances depuis l’entre-deux-guerres. En 1983, quelques mois seulement après son installation, Henri Baudouin, député maire de Granville, lui propose de rejoindre son équipe municipale et il devient adjoint au maire, chargé des finances, de la ville. Après la retraite d’Henri Baudouin en 1989, une période particulièrement agitée s'ouvre à la mairie de Granville qui aboutit à la démission du maire Jean-Claude Lecossais. Bernard Beck prend la tête d’une liste au cours d’une élection partielle en et est élu maire au second tour à l'issue d’une quadrangulaire.

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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