Gasr Bularkan
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| Période d'activité |
fin du IIIe siècle au ? |
|---|---|
| Localité moderne | |
| Unité présente |
? |
| Dimension du fort |
0,05 ha |
| Coordonnées |
Gasr Bularkan est un ancien fortin romain de l'Antiquité tardive dont le site archéologique se trouve sur le territoire de Beni Walid district de Misrata, en Libye[1],[2].

Le fort de Gasr Bularkan fut construit sur une petite colline rocheuse dominant la rive droite de l'oued Merdum. Cet oued borde le cours moyen de la plus grande vallée sèche de Tripolitaine, l'oued Sofeggin, qui se jette dans la mer Méditerranée au sud de Misrata, au sud-est de la fortification.
Sa garnison était chargée de la sécurité et de la surveillance de l'arrière-pays du Limes Tripolitanus. Les fortifications frontalières formaient un système en gradins de forts et de postes militaires. Les vestiges de cette garnison, bien conservés, se situent près de la route qui longe l'oued Merdum, à environ 40 km au nord-est de la ville de Beni Walid, en Libye, dans le district de Misrata.
Description
La fortification se présente comme une structure en pierre relativement bien conservée, dont les vestiges s'élèvent encore à 3 m de hauteur[3]. Son mur d'enceinte a été construit en blocs de pierre de grande taille, selon une technique de maçonnerie régulière et soignée. L'épaisseur du mur varie entre un et 5 m. Des tours bastionnées se dressent au-dessus de cette structure défensive. Leurs murs ont une épaisseur d'environ 1 m[4].
Sans ces tours, la structure carrée mesure 22 × 22 m (soit 0,05 ha). Avec les tours, le périmètre atteint 27 × 27 m[5]. Outre quatre tours d'angle, le petit fort possède également des tours intermédiaires sur trois côtés et, au lieu d'une quatrième tour intermédiaire, une unique entrée au milieu du mur sud-est[6]. L'intérieur du site est recouvert de décombres datant de la fin de la période romaine et de l'époque post-romaine.
Soit à l'époque romaine, soit lors de la conquête musulmane du Maghreb, le fortin fut abandonné, mais non complètement déserté. D'importants ajouts ultérieurs, principalement visibles à l'extérieur de l'enceinte, en témoignent[7]. Ces ajouts furent probablement construits en grande partie par des nomades locaux qui les utilisaient comme abris d'étape.
Voir aussi
Références
- ↑ (en) « Mselleztin (Gasr Bularkan) », sur archivesearch.lib.cam.ac.uk.
- ↑ (en) « Gasr Bularkan », sur vici.org.
- ↑ Philip M. Kenrick, Tripolitania. Libya Archaeological Guides. Silphium Press, London 2009, (ISBN 978-1-900971-08-9) p. 196.
- ↑ Richard George Goodchild (1950), The Limes Tripolitanus II. In: Libyan studies. Select papers of the late R. G. Goodchild. Elek, London 1976, (ISBN 0-236-17680-3), p. 35–45.
- ↑ Olwen Brogan, Some ancient sites in eastern Tripolitania. In: Libya Antiqua 13–14 (1976–1977), 1984, p. 93–12.
- ↑ Denys Haynes, An archaeological and historical guide to the pre-Islamic antiquities of Tripolitania. The Antiquities Department of Tripolitania, Tripolis 1956, p. 139.
- ↑ Eleanor Scott, John Doie, David Mattingly, The UNESCO Libyan Valleys Archaeological Survey Gazetteer 1979–1989. In: Graeme Barker, David Gilbertson, Barri Jones, David J. Mattingly: Farming the Desert. The UNESCO Libyan Valleys Archaeological Survey. Volume Two: Gazetteer and Pottery. UNESCO, Paris 1996, (ISBN 92-3-103273-9).
Bibliographie
- Richard Goodchild (1950), The „Limes Tripolitanus“ II. In: Libyan studies. Select papers of the late R. G. Goodchild. Elek, London 1976, (ISBN 0-236-17680-3), p. 35–45.
- David J. Mattingly, Tripolitania. University of Michigan Press, 1994, (ISBN 0-472-10658-9), p. 191–192.
- Michael Mackensen, Kastelle und Militärposten des späten 2. und 3. Jahrhunderts am „Limes Tripolitanus“. In: Der Limes 2 (2010), p. 20–24.
- Antonino Di Vita, limes romano di Tripolitania nella sua concretezza archeologica e nella sua realta storica. In; Richard Goodchild (1950): The „Limes Tripolitanus“ II. In: Libyan studies. Select papers of the late R. G. Goodchild. Elek, London 1976, (ISBN 0-236-17680-3).