Gaubertin

commune française du département du Loiret From Wikipedia, the free encyclopedia

Gaubertin est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Gaubertin
Gaubertin
Église Saint-Aubin.
Blason de Gaubertin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Intercommunalité Communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais
Maire
Mandat
Jean Gillet
2020-2026
Code postal 45340
Code commune 45151
Démographie
Gentilé Gaubertinois[1]
Population
municipale
251 hab. (2023 en évolution de −2,33 % par rapport à 2017)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 16″ nord, 2° 25′ 23″ est
Altitude Min. 91 m
Max. 121 m
Superficie 7,29 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Malesherbois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Gaubertin
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Gaubertin
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Gaubertin
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Gaubertin
Liens
Site web www.gaubertin-le-diamant.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Fusain et divers autres petits cours d'eau.

    Gaubertin est une commune rurale qui compte 251 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 529 habitants en 1861.

    Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l’église Saint-Aubin, une église avec choeur du XIIIe siècle et nef du XVe siècle et clocher roman, inscrite en 1931.

    Géographie

    Localisation

    Carte de la commune de Gaubertin et des communes limitrophes.

    La commune de Gaubertin se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, en limite du département de Seine-et-Marne, dans la région agricole du Gâtinais riche[2],[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 45,4 km d'Orléans[4], préfecture du département, à 13,7 km de Pithiviers[5], sous-préfecture, et à 5,9 km de Beaune-la-Rolande, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Beaune-la-Rolande[3].

    Les communes les plus proches sont : Barville-en-Gâtinais (km), Égry (2,5 km), Boësses (3,7 km), Auxy (3,8 km), Beaumont-du-Gâtinais (4,1 km, en Seine-et-Marne), Boynes (4,7 km), Échilleuses (4,9 km), Givraines (5,1 km), Beaune-la-Rolande (5,9 km) et Batilly-en-Gâtinais (6,3 km)[6].

    Lieux-dits et écarts

    La commune Gaubertin possède trois hameaux : Eau De Limon, Sancy et Bel-Aire.

    Géologie et relief

    Géologie

    La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques[7].

    Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La formation la plus ancienne est de la molasse du Gâtinais remontant à l’époque Miocène de la période Néogène. La formation la plus récente est des alluvions récentes des lits mineurs remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « n°328 - Pithiviers » de la carte géologique au 1/50 000ème du département du Loiret[8],[9] et sa notice associée[10].

    Carte géologique de la commune.
    Davantage d’informations Ère, Période ...
    Ère Période Époque Formations géologiques
    Cénozoïque
    (0 - 66.0)
    Quaternaire
    (0 - 2.58)
    Holocène
    Fz  :alluvions récentes des lits mineurs, Holocène
    Pléistocène  non présent
    Néogène
    (2.58 - 23.03)
    Pliocène  non présent
    Miocène
    m1CPi  :calcaire de Pithiviers, Aquitanien
    m1MGa  :molasse du Gâtinais, Aquitanien
    Paléogène
    (23.03 - 66.0)
    Oligocène  non présent
    Éocène  non présent
    Paléocène  non présent
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    Relief

    La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 7,29 km2[11],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 7,25 km2[9]. Son relief est relativement plat puisque la dénivelée maximale atteint 30 mètres. L'altitude du territoire varie entre 91 m et 121 m[14].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[17] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[18]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 670 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ladon à 16 km à vol d'oiseau[21], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 685,3 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Gaubertin est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25] et hors attraction des villes[26],[27].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,2 %), forêts (6,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,9 %)[28].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Morphologie urbaine

    Logement

    Voies de communication et transports

    Réseau routier principal de la commune de Gaubertin (avec indication du trafic routier 2014).

    Infrastructures routières

    La commune est traversée par trois routes départementales : la RD 28 (1 097 véhicules/jour), qui relie Beaune-la-Rolande à Desmonts[29], la RD 87 (589 véhicules/jour), qui relie la commune à Barville-en-Gâtinais[29] et la RD 787 (337 véhicules/jour), qui la relie à Auxy[29],[30].

    Transports en commun

    Aucune ligne régulière du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret, ne dessert la commune. Par contre la commune bénéficie du service Ulys Proximité qui emmène les usagers vers un arrêt desservi par la ligne régulière la plus proche[31].

    Risques naturels et technologiques

    La commune de Gaubertin est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)[32]. Entre 1989 et 2019, quatre arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boue et deux pour des mouvements de terrains[33].

    Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[34].

    Par ailleurs, le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[35]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une frange sud du territoire de la commune est soumise à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[36].

    Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante[37]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[33].

    Histoire

    Origines et Moyen Âge

    Le territoire de Gaubertin montre des traces d’occupation antique. Des médailles romaines, squelettes, briques et objets en plomb ont été découverts près du hameau d’Entraigues, suggérant une implantation gallo-romaine.

    Dès le XIIe siècle, un petit monastère — probablement chartreux — est mentionné localement. L’église du couvent, construite en style roman, fut ensuite agrandie pour devenir l’église paroissiale actuelle. Des éléments anciens sont encore visibles dans la maçonnerie.

    Un château féodal fut édifié sur une motte castrale dominant le Petit Fusain. Il fut incendié par les troupes anglaises au cours de la guerre de Cent Ans et ne fut jamais entièrement reconstruit. Seuls les fossés, des murs de soutènement et une partie intégrée au château actuel témoignent de son existence.

    XVIe et XVIIe siècles

    Au cours de la Renaissance, la seigneurie de Gaubertin appartient successivement aux familles de Bougy, Boitel, puis Harlay. Nicolas de Harlay, baron de Sancy (1546–1629), propriétaire du domaine, est connu pour avoir vendu à Henri IV le célèbre « diamant de Sancy » afin de financer des régiments suisses. Le hameau de Sancy, rattaché à la commune, en porte toujours le nom.

    La paroisse possédait les reliques de saint Aubin et de saint Blaise. Ces objets de vénération étaient conservés dans l’église paroissiale jusqu’au XVIIIe siècle. En 1735, un vol important de biens liturgiques est recensé, mais le préjudice fut indemnisé par les proches du coupable.

    XVIIIe siècle

    Le 25 juin 1740, un violent orage de grêle détruisit les trois quarts des vignes et la moitié des cultures céréalières. L’année suivante, un hiver rigoureux et des gels printaniers ruinèrent la plupart des vergers et vignobles, provoquant une disette sévère. Le Parlement de Paris imposa alors aux habitants plus aisés de contribuer à l’approvisionnement des plus pauvres.

    Durant la Révolution française, la commune échappa aux violences religieuses observées ailleurs. Toutefois, l’ancien presbytère fut vendu comme bien national, et les titres seigneuriaux ainsi que les archives de la famille de La Taille-Gaubertin furent brûlés. L’abbé Plassier, curé entre 1785 et 1793, exerça son ministère jusqu’à la suppression officielle du culte.

    XIXe siècle

    En 1850, un acte municipal régularisa les droits de passage et les limites entre terrains communaux et propriétés privées au hameau de Sancy.

    À la même époque, le château de Gaubertin changea plusieurs fois de propriétaires. Il fut acquis par Louis‑Alexandre Barbot, puis par Paul‑Ernest Lecaron de Fleury, qui en entreprit la rénovation. Surendetté, ce dernier vendit le domaine à un banquier, Charles‑Louis Salmon, qui envisagea sa division. En 1844, Louis‑Théodore Anceau, négociant à Paris, acheta la propriété et mit fin au projet de morcellement. Le château est resté depuis dans la même lignée familiale.

    Le village conserve une vie religieuse active, comme l'attestent les registres paroissiaux de la seconde moitié du siècle. Bien que Gaubertin n’ait pas été directement impliqué dans la guerre franco-prussienne de 1870, la région connut les effets de l’occupation militaire et des réformes républicaines, notamment dans l’éducation.

    XXe siècle

    Gaubertin ne subit pas de destructions majeures pendant les deux guerres mondiales. En juin 1940, les archives départementales du Loiret furent partiellement détruites par un incendie à Orléans, mais les documents relatifs à la commune furent sauvegardés.

    Durant la seconde moitié du XXe siècle, la commune bénéficie de politiques de conservation archivistique, et son patrimoine architectural, notamment le château et l’église Saint‑Aubin, est valorisé.

    XXIe siècle

    Au début du XXIe siècle, Gaubertin s’inscrit dans la Communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais. La commune, à l’habitat rural dispersé, compte 265 habitants en 2009, contre 143 en 1982. Le patrimoine historique demeure un atout local, notamment le château (privé), le cimetière et l’église classée Saint‑Aubin, restaurée et toujours utilisée pour le culte.

    Héraldique

    Blason de Gaubertin

    Les armes de Gaubertin se blasonnent ainsi :

    de gueules au sautoir gironné d’argent et de sable de seize pièces, cantonné de deux fleurs de lys d'or en chef et en pointe et de deux besants du même aux flancs[38].

    On voit apparaître dans le blason de Gaubertin le champ de gueules et les besants d'or constitutifs du blason du comté de Boulogne d'où était originaire Pierre Boitel, seigneur de Gaubertin dans le premier quart du XVIIe siècle .

    Politique et administration

    Découpage territorial

    Bloc communal : Commune et intercommunalités

    La paroisse de Gaubertin acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[39] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[40]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[41].

    Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[42].

    La commune est membre de la Communauté de communes du Beaunois depuis sa création le jusqu'en 2016, un établissement public de coopération intercommunale issu de la transformation du S. I.Vo.M de Beaune-la-Rolande, créée en , en communauté de communes[43]. Depuis le , la commune est membre de la Communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais, issue de la fusion de la communauté de communes du Beaunois, de la communauté de communes des Terres puiseautines étendue à la commune nouvelle Le Malesherbois[44].

    Circonscriptions de rattachement

    Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Gaubertin était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse de Sens[45] et sur le plan administratif à la généralité de Paris, élection de Nemours[46].

    La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Gaubertin est alors incluse dans le canton de Batilly, le district de Boiscommun et le département du Loiret[47].

    La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[48]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[49]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[50]. L'acte II intervient en 2003-2006[51], puis l'acte III en 2012-2015.

    Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Gaubertin aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

    Davantage d’informations Circonscription, Nom ...
    Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
    DistrictBoiscommun1790-1795AdministrativeLa commune est rattachée au district de Boiscommun de 1790 à 1795[42],[47]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[52].
    CantonBatilly1790-1801Administrative et électoraleLe , la municipalité de Gaubertin est rattachée au canton de Batilly[53]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
    Beaune1801-2015Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[54]. Gaubertin est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X () au canton de Beaune[55],[42].
    Malesherbes2015-ÉlectoraleLa loi du [56] et ses décrets d'application publiés en février et [57] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Malesherbes[57]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[58].
    ArrondissementPithiviers1801-1926AdministrativeGaubertin est rattachée à l'arrondissement de Pithiviers par arrêté du 9 vendémiaire an X ()[42],[55].
    Orléans1926-1942Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du [59]. Gaubertin est ainsi transférée de l'arrondissement de Pithiviers à celui d'Orléans[60],[61].
    Pithiviers1942-La loi du rétablit l'arrondissement de Pithiviers[61]. Gaubertin est alors à nouveau rattachée à l'arrondissement de Pithiviers[62].
    Circonscription législative5e circonscription2010-ÉlectoraleLors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[63],[64]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[65]. La réforme n'affecte pas Gaubertin qui reste rattachée à la cinquième circonscription[66].
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    Collectivités de rattachement

    La commune de Gaubertin est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[62], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

    Politique et administration municipales

    Conseil municipal et maire

    Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Gaubertin, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[67], pour un mandat de six ans renouvelable[68]. Il est composé de 11 membres[69]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1858 1888 Louis Théodore Anceau   Conseiller général du canton de Beaune (1858-1888)
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2014 en cours Jean Gillet[70],[71]   Ancien ouvrier
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    Équipements et services

    Environnement

    Gestion des déchets

    En 2016, la commune est membre du SITOMAP de la région Pithiviers, créé en 1968. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 3], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire[72]. Un réseau de huit déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche de la commune est située sur la commune de Beaune-la-Rolande[73]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées dans l'outil de traitement appelé BEGEVAL[74], installé à Pithiviers et géré par le syndicat de traitement Beauce Gâtinais Valorisation (BGV) qui regroupe le territoire des trois syndicats de collecte : SMETOM, SITOMAP et SIRTOMRA. Cet outil est composé d’un centre de valorisation matière qui trie les emballages issus de la collecte sélective, les journaux-magazines et les cartons de déchèteries, et d’un centre de valorisation énergétique qui incinère les ordures ménagères résiduelles et le tout-venant incinérable des déchèteries ainsi que les refus du centre de tri[75].

    Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais en application de la loi NOTRe du [76].

    Production et distribution d'eau

    Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[77]. Au , la production de l'eau potable sur le territoire communal est assurée par le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable d'Egry - Barville - Gaubertin, un syndicat créé en 1930[78],[79], et la distribution par la commune elle-même[80]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[81],[82].

    Assainissement

    La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[83], est assurée par la commune elle-même[84]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 350 EH, soit 52 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration de type lagunage naturel. Son exploitation est assurée en 2017 par Gaubertin[85],[86].

    L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[87]. Depuis le , la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais, issue de la fusion de la communauté de communes du Beaunois, de la communauté de communes des Terres puiseautines étendue à la commune nouvelle Le Malesherbois, assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC). Celui-ci a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[88],[89].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[90]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[91].

    En 2023, la commune comptait 251 habitants[Note 4], en évolution de −2,33 % par rapport à 2017 (Loiret : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    350410376420456500470456484
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    518529507473460450429407402
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    371336334312305275263258271
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    229227174143174194254263272
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[92].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Gaubertin est une commune essentiellement rurale dont l’économie repose principalement sur l’agriculture et les activités liées au secteur primaire. La production agricole locale comprend notamment la culture céréalière, les plantations sucrières, ainsi que l’élevage extensif. Le territoire, situé dans la plaine du Pithiverais, bénéficie de sols favorables à ces activités traditionnelles.

    Au cours du XXe siècle, l’agriculture a connu une modernisation progressive, avec une mécanisation accrue et une spécialisation des exploitations. Cependant, comme dans de nombreuses communes rurales du Loiret, la population active agricole a diminué, se tournant vers d’autres secteurs ou s’orientant vers l’emploi dans les zones urbaines voisines.

    Parallèlement, le secteur tertiaire, notamment les services liés à l’administration communale, à l’éducation et au tourisme patrimonial, contribue modestement à l’économie locale. La présence du château privé et de l’église Saint-Aubin attire occasionnellement des visiteurs, favorisant des activités annexes comme la restauration ou l’hébergement à proximité.

    Gaubertin fait partie de la Communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais, ce qui lui permet de bénéficier de dispositifs intercommunaux de développement économique, notamment pour soutenir les petites entreprises agricoles, artisanales et commerciales du territoire[6].

    Enfin, malgré son caractère rural, la commune est accessible aux habitants travaillant dans les pôles économiques voisins, notamment Montargis, Pithiviers ou même Orléans, favorisant ainsi un mode de vie résidentiel avec des déplacements pendulaires.

    Patrimoine

    • L'église Saint-Aubin des XIIe, XIIIe et XVe siècles[93].

    Personnalités liées à la commune

    Pierre Boitel, sieur de Gaubertin, écrivain français du début du XVIIe siècle. Il fut propriétaire du château de Gaubertin de 1600 à 1626.

    Notes et références

    Voir aussi

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