Grangermont

commune française du département du Loiret From Wikipedia, the free encyclopedia

Grangermont est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Grangermont
Grangermont
Blason de Grangermont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Intercommunalité Communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais
Maire
Mandat
Stéphanie Goffinet
2020-2026
Code postal 45390
Code commune 45159
Démographie
Gentilé Grangermontois[1]
Population
municipale
175 hab. (2023 en évolution de −9,33 % par rapport à 2017)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 25″ nord, 2° 25′ 38″ est
Altitude Min. 91 m
Max. 128 m
Superficie 3,93 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Malesherbois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Grangermont
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Grangermont
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Grangermont
Liens
Site web https://www.grangermont.fr/
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    Exposée à un climat océanique altéré, aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « vallée de l'Essonne et vallons voisins » est une zone spéciale de conservation constituée d'un ensemble formé par les coteaux et les vallées formant l'entité la plus étendue et la plus remarquable du Loiret au titre de la flore calcicole.

    Grangermont est une commune rurale qui compte 175 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 497 habitants en 1836.

    Géographie

    Localisation

    Carte de la commune de Grangermont et des communes limitrophes.

    La commune de Grangermont se trouve dans le quadrant nord du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais riche[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 49,9 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 12,7 km de Pithiviers[4], sous-préfecture, et à 3,9 km de Puiseaux, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Puiseaux[5].

    Les communes les plus proches sont : Ondreville-sur-Essonne (1,7 km), Échilleuses (3,1 km), Aulnay-la-Rivière (3,5 km), La Neuville-sur-Essonne (3,7 km), Puiseaux (3,9 km), Briarres-sur-Essonne (4,2 km), Boësses (4,6 km), Dimancheville (5,1 km), Bromeilles (5,3 km) et Orville (5,9 km)[6].

    Géologie et relief

    Géologie

    La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques[7].

    Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La formation la plus ancienne est du calcaire d'Étampes remontant à l’époque Oligocène de la période Paléogène. La formation la plus récente est des colluvions marneuses de versant remontant à l’époque Pléistocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « n°328 - Pithiviers » de la carte géologique au 1/50 000ème du département du Loiret[8],[9] et sa notice associée[10].

    Carte géologique de la commune.
    Davantage d’informations Ère, Période ...
    Ère Période Époque Formations géologiques
    Cénozoïque
    (0 - 66.0)
    Quaternaire
    (0 - 2.58)
    Holocène  non présent
    Pléistocène
    qCM  :colluvions marneuses de versant, Quaternaires
    qOE  :Limons et Loess, Quaternaire
    Néogène
    (2.58 - 23.03)
    Pliocène  non présent
    Miocène
    m1CPi  :calcaire de Pithiviers, Aquitanien
    m1MGa  :molasse du Gâtinais, Aquitanien
    Paléogène
    (23.03 - 66.0)
    Oligocène
    g1CEt  :calcaire d'Étampes, Stampien supérieur
    Éocène  non présent
    Paléocène  non présent
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    Relief

    La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 3,93 km2[11],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 3,97 km2[9]. Son relief est relativement plat puisque la dénivelée maximale atteint 37 mètres. L'altitude du territoire varie entre 91 m et 128 m[14].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[17] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[18]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 674 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boigneville à 17 km à vol d'oiseau[21], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 615,6 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,7 °C, atteinte le [Note 2].

    Milieux naturels et biodiversité

    Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Grangermont comprend deux ZNIEFF[24].

    La ZNIEFF, de deuxième génération et de type 2[Note 3], dénommée « Coteaux de l'Essonne et de la Rimarde », d'une superficie de 1 812 hectares, s'étend sur 17 communes, dont Grangermont est située sur la frange nord-ouest de la ZNIEFF correspondant à la partie est de la commune[25]. Son altitude varie entre 90 et 140 m[26]. Les coteaux de l'Essonne et de la Rimarde sont un des espaces les plus intéressants du Loiret sur le plan biologique et écologique et géologique, tant pour les habitats naturels et les espèces d'intérêt patrimonial qu'ils abritent que pour le rôle fonctionnel qu'ils jouent. Les éléments singuliers et typiques de la flore sont notamment l'aster amelle (station très localisée), le carex de Haller, le lin de Léon, la violette des rochers ou encore le petit pigamon[27].

    Zone Natura 2000

    La commune de Grangermont est intégrée depuis 2004 au réseau Natura 2000. Le site « Vallée de l'Essonne et vallons voisins », qui concerne 19 communes du Loiret, est en effet déclaré site d'importance communautaire (SIC) au titre de la directive directive habitats (92/43/CEE)[28] le puis zone spéciale de conservation (ZSC) le [29],[30].

    Le site, très éclaté, se compose d’une multitude d’îlots plus ou moins isolés, qui se répartissent sur une surface de plus de 60 000 hectares, entre la vallée de la Juine à l’ouest et la vallée de l’Essonne à l’est, dans la petite région naturelle du Pithiverais. Le site lui-même ne couvre qu’une surface de 969 hectares[31]. Il s’agit d’un ensemble formé par les coteaux et les vallées qui constituent l’entité la plus étendue et la plus remarquable du Loiret au titre de la flore calcicole. On recense plusieurs espèces végétales en limite de leur aire de répartition (cardoncelle douce, baguenaudier). Les fonds de vallée de la ZSC renferment plusieurs vastes mégaphorbiaies et stations marécageuses[32]. Outre les espèces thermophiles des pelouses, sont intégrées au site des espèces est-européennes également en limite d’aire de répartition comme l’inule hérissée et les pétasites. De manière complémentaire dans l’intérêt floristique, un très important cortège mycologiques, lichenique et entomologique a été identifié[32].

    Selon le FSD (Formulaire Standard des Données), le site Natura 2000 est occupé par une diversité d’habitats inscrits a l’annexe 1, dont on retiendra tout particulièrement les pelouses sèches seminaturelles et faciès d’embroussaillement sur calcaire[32]. La présence de populations d'espèces d'insectes inscrites à l’annexe II de la directive 92/43/CEE comme le lucane cerf-volant (Lucanus cervus) ou l'écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) et de poissons comme le chabot commun (Cottus gobio), la bouvière (Rhodeus amarus ) ou la lamproie de Planer (Lampetra planeri) caractérisent le site[32].

    Le secteur de Grangermont comprend plusieurs noyaux du site Natura 2000 constitués de pelouses sèches sur calcaire[33],[34].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Grangermont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[35]. Elle est située hors unité urbaine[36] et hors attraction des villes[37],[38].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %), zones urbanisées (7,2 %)[39].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Voies de communication et transports

    Réseau routier principal de la commune de Grangermont (avec indication du trafic routier 2014).

    Risques naturels et technologiques

    La commune de Grangermont est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Elle est également exposée à un risque technologique : le risque de transport de matières dangereuses [40]. Entre 1989 et 2019, deux arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune pour des inondations et coulées de boues[41].

    Risques naturels

    Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[42].

    Par ailleurs le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[43]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une partie du territoire de la commune est soumise à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[44].

    Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante[45]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[41].

    Risques technologiques

    La commune est exposée au risque de transport de matières dangereuses, en raison du passage sur son territoire d'un gazoduc[46],[40],[47].

    Toponymie

    Le nom du village est d'origine franque et signifie « la grange appartenant à Hermand ».

    Histoire

    Le village était régi par la coutume de Lorris et relevait du bailliage de Yèvre-le-Châtel.

    Le surnom des habitants de Grangermont était les Godets qui, au début du siècle dernier, se battaient contre les Grenouillats, habitants d'Ondreville-sur-Essonne, la commune voisine.

    Équipements et services

    Environnement

    Gestion des déchets

    En 2016, la commune est membre du SITOMAP de la région Pithiviers, créé en 1968. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 4], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire[48]. Un réseau de huit déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche de la commune est située sur la commune de Puiseaux[49]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées dans l'outil de traitement appelé BEGEVAL[50], installé à Pithiviers et géré par le syndicat de traitement Beauce Gâtinais Valorisation (BGV) qui regroupe le territoire des trois syndicats de collecte : SMETOM, SITOMAP et SIRTOMRA. Cet outil est composé d’un centre de valorisation matière qui trie les emballages issus de la collecte sélective, les journaux-magazines et les cartons de déchèteries, et d’un centre de valorisation énergétique qui incinère les ordures ménagères résiduelles et le tout-venant incinérable des déchèteries ainsi que les refus du centre de tri[51].

    Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais en application de la loi NOTRe du [52].

    Production et distribution d'eau

    Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[53]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable de Boësse - Echilleuses - Grangermont, un syndicat créé en 1922[54],[55],[56]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[57],[58].

    Assainissement

    La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[59], est assurée par la commune elle-même[60]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 250 EH, soit 38 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration de type lagunage naturel[61],[62].

    L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[63]. Depuis le , la communauté de communes du Pithiverais-Gâtinais, issue de la fusion de la communauté de communes du Beaunois, de la communauté de communes des Terres puiseautines étendue à la commune nouvelle Le Malesherbois, assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC). Celui-ci a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[64],[65].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[67].

    En 2023, la commune comptait 175 habitants[Note 5], en évolution de −9,33 % par rapport à 2017 (Loiret : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    430404431482481497481467441
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    462442440432421412398376364
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    338322302289276263262249226
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    225209186168171175207207194
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    182175-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[68] puis Insee à partir de 2006[69].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Politique et administration

    Découpage territorial

    Bloc communal : Commune et intercommunalités

    La paroisse de Grangemont acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[70] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[71]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[72].

    Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[73].

    La commune est membre de la Communauté de communes des Terres puiseautines depuis sa création le , un établissement public de coopération intercommunale issu de la transformation en communauté de communes du S. I.Vo.M du secteur d'aménagement de Puiseaux, créé en [74].

    Circonscriptions de rattachement

    Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Grangermont était rattachée sur le plan ecclésiastiqueecclésiastique à l'ancien diocèse de Sens[75] et sur le plan judiciaire au bailliage d'Yèvre-le-Châtel[76].

    La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Grangermont est alors incluse dans le canton de Puiseaux, le district de Pithiviers et le département du Loiret[77].

    La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[78]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[79]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[80]. L'acte II intervient en 2003-2006[81], puis l'acte III en 2012-2015.

    Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Grangermont aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

    Davantage d’informations Circonscription, Nom ...
    Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
    DistrictPithiviers1790-1795AdministrativeLa commune est rattachée au district de Pithiviers de 1790 à 1795[73],[77]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[82].
    CantonPuiseaux1790-1801Administrative et électoraleLe , la municipalité de Grangemont est rattachée au canton de Puiseaux[83]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
    Puiseaux1801-2015Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[84]. Grangemont est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X () au canton de Puiseaux[85],[73].
    Malesherbes2015-ÉlectoraleLa loi du [86] et ses décrets d'application publiés en février et [87] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Malesherbes[87]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[88].
    ArrondissementPithiviers1801-1926AdministrativeGrangemont est rattachée à l'arrondissement de Pithiviers par arrêté du 9 vendémiaire an X ()[73],[85].
    Orléans1926-1942Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du [89]. Grangemont est ainsi transférée de l'arrondissement de Pithiviers à celui d'Orléans[68],[90].
    Pithiviers1942-La loi du rétablit l'arrondissement de Pithiviers[90]. Grangemont est alors à nouveau rattachée à l'arrondissement de Pithiviers[91].
    Circonscription législative5e circonscription2010-ÉlectoraleLors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[92],[93]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[94]. La réforme n'affecte pas Grangermont qui reste rattachée à la cinquième circonscription[95].
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    Collectivités de rattachement

    La commune de Grangermont est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[91], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

    Politique et administration municipales

    Conseil municipal et maire

    Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de GRANGERMONT, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[96], pour un mandat de six ans renouvelable[97]. Il est composé de 11 membres[98]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1965 1989 Marcel Courtois Sans étiquette Agriculteur
    1989 2001 Roland Thierry    
    mars 2001 mars 2008 Gérard Vincent    
    mars 2008 2014 Philippe Havart    
    avril 2014 mai 2020 Denise Guesdon[99]   Cadre (secteur privé)
    mai 2020 en cours Stéphanie Goffinet[99],[100]   Personne sans activité professionnelle de moins de 60 ans (non retraitée)
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Économie

    Agriculture : céréales, betteraves à sucre et pommes de terre.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'église Saint-Georges, de style roman, fut restaurée au XIXe siècle.

    Culture

    La commune est décrite sous l'occupation par Patrick Cauvin dans son roman « PovChéri »[réf. nécessaire]. Cette description ironique n'est pas à l'honneur de Grangermont, Patrick Cauvin commence le chapitre par un « Je hais Grangermont ». Il y conte avec sarcasme, les virées alimentaires qu'il faisait, en compagnie de son père, pour s'approvisionner en patates alors que la faim tenaillait les Parisiens. Ils arrivaient par le train à la gare de Puiseaux, où ils louaient très cher une brouette avant d'escalader à pied la côte de Grangermont. Arrivés à Grangermont, ils achetaient les fameuses patates à un agriculteur rubicond, qui leur payait un verre de piquette « très raide », caractéristique de celui que fournissaient les quelques arpents de vignes de baco que chacun d'entre eux se faisait un point d'honneur à vendanger au début de l'automne.

    La salle des fêtes Marcel COURTOIS porte le nom de celui qui a consacré 24 années de son temps à la Mairie de Grangermont.

    Héraldique

    Blason de Grangermont

    Les armes de Grangermont se blasonnent ainsi :

    De gueules à un dragon d'or, chapé du même[101].

    Notes et références

    Voir aussi

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