German Arce Ross
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| Directeur de thèse |
François Sauvagnat (d) |
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German Arce Ross, né le à Lima (Pérou), est un psychanalyste franco[réf. nécessaire]-péruvien.
Enseignement, recherche et pratique cliniques
Psychologie clinique et psychopathologie
Après avoir effectué ses études de psychologie à l’Institut de Psychologie de l’université de Sao Paulo, au Brésil, German Arce Ross s’installe en France en 1983 pour rédiger une thèse de doctorat en psychanalyse[2] et une thèse de doctorat en psychologie[3]. Il refait également ses études de psychologie clinique et psychopathologie (DESS) à l’université en France[4].
Formation
Il soutient une thèse en 1989), sur les structures pathologiques de l’amour dans les psychoses, dirigée par Gérard Wajeman[5]. Il réalise une deuxième thèse en 1999), sur la mélancolie, sous la direction de François Sauvagnat, sur les facteurs de déclenchement de la psychose maniaco-dépressive[6].
De 1986 à 2011, il enseigne au Collège International de Philosophie, au Département de psychanalyse de l’université de Paris VIII[7], au Laboratoire de psychologie clinique de l’université de Rennes II et au Laboratoire de psychopathologie psychanalytique de l'Université Paris-Nanterre[8].
German Arce Ross participe aux travaux de l’École de la cause freudienne et assiste au séminaire hebdomadaire de DEA de Jacques-Alain Miller. À Milan, il participe séminaires de l’ancien Centro Studi di Psicoanalisi.[réf. souhaitée]
En 1997, il devient membre de l’École de la cause freudienne[9] et de l’Association mondiale de psychanalyse[10].
German Arce Ross a effectué des psychothérapies et des recherches cliniques en tant que psychologue clinicien dans plusieurs services psychiatriques tels que l’Hôpital psychiatrique de Prémontré[11], le service de psychiatrie de l’hôpital Saint-Antoine (Paris) et le Service XV de l’hôpital psychiatrique Paul Guiraud (Villejuif).
En 2001, il devient membre de l'association « l'Évolution psychiatrique »[12]. Et en 2016, il devient membre de la Société médico-psychologique[13].
Facteurs blancs
En 2001, German Arce Ross formalise ce concept, pour rendre compte de la conjoncture propice au déclenchement de la psychose maniaco-dépressive, partant de l'idée de l'existence d'un deuil vide, dépourvu d'affect, pour parvenir à situer des événements de perte et des situations de rupture[14]. Ils produisent des blancs, des espaces vides ou des trous, dans le déroulement de la chaîne signifiante tout en mobilisant dangereusement le rejet de l’inconscient[14]. Les facteurs blancs fonctionnent ainsi comme des facteurs de déclenchement des états maniaco-dépressifs[14].
Selon lui, les facteurs blancs se produisent lors de situations qui devraient avoir des valeurs affectives de nuisance, qui pourtant n'adviennent pas, et sont donc dépourvues de douleur psychique[15]. Cette absence d'affect, laissant le sujet devant un vide de sens, est à rapprocher des hallucinations négatives[16]. Et, c'est au sens où ils représentent des événements vides d'affect que les facteurs blancs seraient à distinguer des deuils pathologiques ou traumatiques[17],[18].