Gilles Artigues

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Élection30 mars 2014
Réélection28 juin 2020
Élection16 juin 2002
Gilles Artigues
Illustration.
Gilles Artigues en 2012.
Fonctions
Adjoint au maire de Saint-Étienne

(8 ans, 1 mois et 19 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
Maire Gaël Perdriau
Député français

(5 ans et 1 jour)
Élection 16 juin 2002
Circonscription 1re de la Loire
Législature XIIe (Cinquième République)
Groupe politique UDF
Prédécesseur Gérard Lindeperg
Successeur Régis Juanico
Conseiller général de la Loire

(7 ans et 7 jours)
Élection 21 mars 2008
Circonscription Saint-Étienne Nord-Est 2
Président Pascal Clément
Prédécesseur Alain Pecel
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Saint-Étienne (Loire)
Nationalité Française
Parti politique UDF (1994-2007)
MoDem (2007-2013)
UDI (depuis 2013)
Profession Professeur de mathématiques
Religion Catholicisme

Gilles Artigues, né le à Saint-Étienne (Loire), est un homme politique français, membre de l'Union pour la démocratie française (UDF), du Mouvement démocrate (MoDem) puis de l'Union des démocrates et indépendants (UDI).

Élu député de la première circonscription de la Loire en 2002, il est battu en 2007 et échoue à reconquérir son siège en 2012 et 2017. Candidat à la mairie de Saint-Étienne en 2008, il devient en 2014 premier adjoint du maire UMP Gaël Perdriau après l'élection de ce dernier. En 2022, il est révélé que Gilles Artigues était depuis plusieurs années victime d'un chantage sur son intimité, exercé par son allié politique Gaël Perdriau. L'affaire provoque un scandale national.

Débuts en politique

Gilles Artigues est fondateur de l'association « Jeunes pour une foi », de promotion du Christianisme[1]. En tant que président, il fait venir sur la place de l'Hôtel de ville de Saint-Étienne une crèche de Noël géante de Cracovie (Pologne) et organise des pèlerinages pour les jeunes lors des journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

Gilles Artigues s'engage en politique en 1994 en adhérant au Centre des démocrates sociaux (CDS) et fait la connaissance de Jacques Barrot. Il se présente aux élections municipales de 1995 à Saint-Étienne sur la liste de Michel Thiollière.

Il est candidat aux élections cantonales en 1998 dans le canton de Saint-Étienne-Nord-Est-1. Le CDS entre-temps est devenu Force démocrate et il en est le responsable à Saint-Étienne.

Il se présente aux élections européennes de 1999 sur la liste conduite par François Bayrou. Il y occupe la 64e place.

Député (2002-2007)

Candidat aux élections législatives de 2002, il est élu député au second tour dans la 1re circonscription de la Loire avec 51,86% des voix, face au député socialiste sortant, Gérard Lindeperg. Il siège ensuite au sein du groupe UDF de l'Assemblée nationale.

En 2007, il est membre de la campagne présidentielle de François Bayrou, qui réalise un score de plus de 18 % au premier tour. Lors des élections législatives de 2007, il se présente sous l'étiquette MoDem, dans la continuité de la présidentielle. Il est éliminé au premier tour (20,81%), l'UMP ayant présenté contre lui Françoise Grossetête. La circonscription est emportée au second tour par le candidat Régis Juanico (PS).

Élu local

La liste qu'il conduit lors des élections municipales de 2008 à Saint-Étienne obtient près de 21 % des voix. Son maintien au second tour entraîne la défaite du maire sortant Michel Thiollière (UMP) et permet à Maurice Vincent (PS) d'être élu[2]. La même année, il est élu conseiller général de la Loire, le , dans le canton de Saint-Étienne-Nord-Est-2[3].

Il figure en troisième position sur la liste menée par Jean-Luc Bennahmias dans la circonscription Sud-Est lors des élections européennes de 2009.

En 2011, lors de l'élection du président du conseil général de la Loire, il apporte un soutien au président sortant Bernard Bonne, ce qui permet à l'UMP de conserver l'assemblée départementale[4]. En conséquence, il devient en le 4e vice-président du conseil général, chargé de l'éducation, de la jeunesse et des politiques urbaines. Il le reste jusqu'en .

Candidat aux élections législatives de 2012 dans la Loire sous l'étiquette « Centre pour la France » (MoDem), après avoir appelé à voter Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, il obtient l'investiture des instances nationales de son parti ainsi que de l'UMP, qui ne présente pas de candidat face à lui[5], mais, il est de nouveau battu par Régis Juanico (PS) à 57,45 % des suffrages.

Début 2013, il rejoint l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo, dont il devient le vice-président départemental de la Loire.

Pour les élections municipales de 2014 à Saint-Étienne, il s'allie dès le premier tour au candidat UMP Gaël Perdriau. La liste l'emporte avec 47,7 % des suffrages au second tour, et il devient premier adjoint à l'issue du premier conseil municipal, avec suppléance générale. Dans la foulée, Gilles Artigues est désigné 7e vice-président de Saint-Étienne Métropole, chargé notamment de la politique de la ville.

Lors des élections départementales de mars 2015 dans la Loire, il se présente en binôme avec Annick Fay dans le nouveau canton de Saint-Étienne-3. Il est battu au second tour (33,18 %) dans une triangulaire face au PS et au FN.

Le , il est élu président départemental de l'UDI.

Pour les élections législatives de 2017 dans la Loire, il obtient l'investiture d'union UDI-LR, mais est éliminé au premier tour (16,15 %) face aux candidats PS et LREM.

En 2020, pour les élections municipales, Gilles Artigues reconduit avec Gaël Perdriau le tandem gagnant de 2014. Leur liste l’emporte et Gilles Artigues reste premier adjoint de Saint-Étienne et vice-président de Saint-Étienne Métropole chargé de l’habitat et du logement.

En , il annonce sa démission de son poste de premier adjoint au maire de la ville pour « raisons professionnelles »[6],[7]. Quelques jours plus tard, il est nommé directeur diocésain de l'enseignement catholique du Tarn à Albi[8].

Victime dans l’affaire du chantage à la sextape de Saint-Étienne

Quelques mois après le départ de Gilles Artigues de la mairie, le public découvre qu'il est victime depuis 2016 de l’affaire dite de la « sextape »[9].

En , Gilles Rossary-Lenglet, ancien militant PS puis MoDem à Saint-Étienne, révèle à Mediapart qu’il a organisé en 2014, avec son ancien compagnon Samy Kéfi-Jérôme, un autre élu municipal de la majorité, promu depuis adjoint au maire et conseiller régional[10],[11], un rendez-vous intime dans un hôtel parisien entre un prostitué homosexuel et Gilles Artigues. Ces derniers y ont été filmés à leur insu par une caméra dissimulée par Kéfi-Jérôme, alors que le prostitué prodiguait à Gilles Artigues un massage érotique. La vidéo est utilisée comme moyen de chantage à partir de 2016 par Gaël Perdriau et son directeur de cabinet, Pierre Gauttieri. Le but de Gaël Perdriau était de neutraliser Gilles Artigues, dont il doutait de la loyauté après leur alliance en 2014[12],[13],[14].

Lors des élections législatives de 2022 qui suivent la présidentielle, Gilles Artigues renonce à sa candidature, malgré le fait que son investiture par l’UDI est actée par la commission nationale d'investiture LR dans la seule circonscription de la Loire, conservée par le parti centriste UDI dans son accord local avec LR. Il annonce le une plainte contre X et contre Samy Kéfi-Jérôme pour « guet-apens en bande organisée financé par des fonds publics », « non-dénonciation de délit ou crime », menaces et chantage[15]. À la suite de ces révélations, il refuse de siéger au conseil municipal[16].

En , le procureur de la République de Lyon annonce le renvoi de Gaël Perdriau devant le tribunal correctionnel pour « chantage, soustraction, détournement de fonds publics par un dépositaire de l’autorité publique et participation à une association de malfaiteurs »[17].

Le délibéré est rendu le  : Gaël Perdriau est reconnu « entièrement coupable » de chantage, de complicité de chantage, d'association de malfaiteurs et de détournement de fonds publics. Il est condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis, avec mandat de dépôt à effet différé, et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate[18],[19] ; il annonce qu'il fera appel[18],[19].

Samy Kéfi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet écopent de quatre ans d'emprisonnement dont un an ferme, Pierre Gauttieri de quatre ans dont deux fermes[18],[19].

Prises de position

Gilles Artigues s'oppose en 2013 au mariage entre personnes de même sexe en France en raison notamment de ses convictions religieuses[20].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[21],[22].

Anciens mandats

Références

Liens externes

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