Régis Juanico
homme politique français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Régis Juanico, né le à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), est un homme politique français. Il est engagé au Parti socialiste depuis 1990, à l'exception d'un passage à Génération.s de 2018 à 2022. Il est député de la première circonscription de la Loire de 2007 à 2022 et maire de Saint-Étienne depuis le .
| Régis Juanico | |
Régis Juanico en 2017. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de Saint-Étienne Métropole | |
| En fonction depuis le (1 mois et 7 jours) |
|
| Élection | 2 avril 2026 |
| Prédécesseur | Sylvie Fayolle |
| Maire de Saint-Étienne | |
| En fonction depuis le (1 mois et 12 jours) |
|
| Élection | 22 mars 2026 |
| Coalition | PS-LÉ-PCF-PP-GE-PA-ND-G·s-D!-LRDG-SÉD |
| Prédécesseur | Jean-Pierre Berger |
| Conseiller général puis départemental de la Loire | |
| – (10 ans, 11 mois et 25 jours) |
|
| Élection | 29 mars 2015 |
| Réélection | 27 juin 2021 |
| Circonscription | Canton de Saint-Étienne-5 |
| Groupe politique | PS puis G.s puis PS |
| Prédécesseur | Canton créé |
| Successeur | Christian Imbert |
| – (11 ans et 1 jour) |
|
| Élection | 28 mars 2004 |
| Réélection | 27 mars 2011 |
| Circonscription | Canton de Saint-Étienne-Nord-Est-1 |
| Groupe politique | PS |
| Prédécesseur | Guy Laforie |
| Successeur | Canton supprimé |
| Député français | |
| – (15 ans et 1 jour) |
|
| Élection | 17 juin 2007 |
| Réélection | 17 juin 2012 18 juin 2017 |
| Circonscription | 1re de la Loire |
| Législature | XIIIe, XIVe et XVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SRC/SER/NG (2007-2018) app. SOC (2018-2022) |
| Prédécesseur | Gilles Artigues |
| Successeur | Quentin Bataillon |
| Président du Mouvement des jeunes socialistes | |
| – (2 ans) |
|
| Prédécesseur | Benoît Hamon |
| Successeur | Hugues Nancy |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Rémy (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS (1990-2018) G.s (2018-2022) PS (depuis 2022) |
| Diplômé de | IEP de Lyon Université Panthéon-Sorbonne |
| Profession | Fonctionnaire territorial |
| Résidence | Saint-Étienne |
| Site web | www.juanico.fr |
|
|
|
| Maires de Saint-Étienne | |
| modifier |
|
Biographie
Jeunesse et études
Régis Juanico est le fils d'un enseignant d’éducation physique et sportive. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Lyon, section « Politique et Administration », et de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, où il a obtenu une maîtrise en science politique, option sociologie.
Parcours politique
Il s'engage au Parti socialiste en 1990[1] ainsi que dans les clubs Forum ("jeunes rocardiens"). Il milite au syndicat étudiant UNEF-ID et préside le Mouvement des Jeunes socialistes de 1995 à 1998, où il succède au président fondateur Benoît Hamon. Il sera membre du bureau national du PS sans discontinuer de 1995 à [2].
Il entre en au cabinet du ministre de la Défense du Gouvernement Jospin, Alain Richard, comme conseiller politique et pour la communication, jusqu’en . Il travaille ensuite à la Délégation interministérielle aux restructurations de Défense, auprès de Jean-Pierre Aubert.
De 2001 à 2005, il est chargé d'enseignement à l'Institut d'études politiques de Lyon, sur les questions de Défense nationale. Il est également chargé de mission à l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail de 2003 à 2006. De 2006 à 2007, il est attaché territorial à la DRH de la région Rhône-Alpes (2006-2007), chargé des conditions de travail des agents TOS dans les lycées, et en détachement depuis pour l'exercice de ses mandats électifs.
En , il est élu conseiller général de la Loire dans le canton de Saint-Étienne-Nord-Est-1 avec 59 % des voix. Il est réélu en avec 65 % des voix, puis en en tant que Conseiller départemental du canton de Saint-Étienne-5, avec 59,7 % des voix, en binôme avec Marie-Michelle Vialleton (EELV).
Candidat du Parti socialiste aux élections législatives de dans la 1re circonscription de la Loire, il est élu député le , avec plus de 52 % des suffrages, et réélu le avec 57,45 % des suffrages.
En , il est membre de l'équipe de campagne de François Hollande pour l'élection présidentielle de 2012[3], en tant que chargé des questions de financement.
Il est responsable national du PS aux élections de 2005 à 2008. À la suite du congrès de Reims, où il soutenait Benoît Hamon, en 2008, il est élu Premier secrétaire de la fédération de la Loire avec 73 % des voix. Il est nommé trésorier national du Parti socialiste en par la Première secrétaire, Martine Aubry. Il est réélu Premier secrétaire de la fédération de la Loire avec 84 % des voix en , puis en avec plus de 86 % des voix.
En 2017, il soutient Benoît Hamon dans le cadre de la primaire citoyenne puis lors de l'élection présidentielle de la même année[4], occupant respectivement les fonctions de porte-parole et de trésorier de la campagne[5], au terme de laquelle Hamon n'obtient que 6 % des voix.
Il est le député élu avec la deuxième avance la plus courte (23 voix) lors des élections législatives de 2017[6]. Son ultime réélection dans la 1re circonscription de la Loire intervient après une progression phénoménale : en situation de ballotage très défavorable[7], il gagne 6 044 voix entre les deux tours contre près de quatre fois moins (1 575) pour son adversaire de La République en marche. Avec Laurence Dumont, il est le seul frondeur à conserver son siège au palais Bourbon à l'issue du scrutin[8].
Le , il est l'un des cinq députés du groupe Nouvelle gauche à voter contre la confiance au gouvernement Philippe II, la majorité préférant s'abstenir et trois votant pour[9].
Le , il évoque la possibilité de rejoindre le Mouvement du 1er Juillet (devenu Génération.s) tout en restant au PS[10] dont il intègre la direction collégiale du PS le [11]. En 2018, au congrès socialiste d'Aubervilliers, il soutient la candidature de Luc Carvounas[12] qui ne finit que quatrième. Il n'occupe alors plus aucune fonction dans l'appareil socialiste.
Le , il quitte le PS et rejoint Génération.s, tout en souhaitant demeurer membre apparenté du groupe Nouvelle gauche[13]. Il est financièrement rattaché à Europe Écologie Les Verts[14].
Il est l’auteur, avec le député du Nord Christian Hutin, de la proposition de loi no 3108 portant création d'un fonds d’indemnisation des victimes du covid-19, déposée le [15].
Investi sur les questions sportives, Régis Juanico intègre le Comité d’évaluation et de contrôle (CEC) des politiques publiques et, au sein de ce CEC, travaille et rend notamment un rapport dès avec la députée de la majorité Olga Givernet "sur la mise en œuvre des conclusions du rapport d’information (no 4456) du sur l’évaluation de la régulation des jeux d’argent et de hasard"[16] : il propose avec sa coauteur plusieurs conditions à l'évolution actionnariale éventuelle de la Française des Jeux, particulièrement impliquée avec le tissu sportif, tout en soutenant une refonte de l'ensemble de la régulation des jeux de hasard et d'argent en France [17]. Dans le cadre de la loi PACTE examinée en 2018 au Parlement et publiée le , il contribue à obtenir avec sa corapporteur du groupe La République en marche une refonte en ce sens de la régulation, qui prend la forme de l'Autorité nationale des jeux succédant en 2020 à l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL)[18].
Le , il est l'unique député du groupe socialistes et apparentés à voter contre le projet de loi confortant le respect des principes de la République, tous les autres préférant s'abstenir[19].
Le , il intègre l'équipe de campagne de Yannick Jadot en vue de l'élection présidentielle avec la charge de délégué au sport et à l'éducation populaire[14]. Trois jours plus tôt, il avait annoncé qu'il ne se présenterait pas à sa propre succession lors des élections législatives du mois de juin[20], mais fait figure de suppléant de Pierrick Courbon, candidat de la gauche républicaine et dissident de la NUPES. Le tandem arrive en troisième position au premier tour et n'est ainsi pas qualifié pour le second tour.
En , l’ancien député a décidé de reprendre sa carte au Parti socialiste, quatre ans après l’avoir quitté. Régis Juanico profite du congrès du parti pour faire son retour et soutenir l’actuel premier secrétaire, Olivier Faure[1].
Le , Régis Juanico est désigné « premier des Socialistes »[21] pour les élections municipales 2026 à Saint-Étienne. Il est chargé de conduire les négociations avec les autres partenaires de Gauche dans le cadre d'une « union la plus large possible »[22], dans le prolongement du Nouveau Front populaire. Deux sondages publiés à l’automne 2025 placent Régis Juanico en tête des intentions de vote pour les élections municipales à Saint-Étienne.
Lors du Conseil municipal du , l’ancien député stéphanois Régis Juanico a annoncé qu’il allait porter plainte pour diffamation contre le maire Gaël Perdriau[23],[24]. Cela fait suite aux propos tenus par Perdriau, qui avait accusé Juanico de « faux témoignage devant la justice » lors de cette séance, accusation que Juanico juge mensongère[23]. Dans un communiqué publié le même jour, Juanico dénonce ces « calomnies » proférées à son encontre et affirme avoir confié le dossier à son avocat pour déposer officiellement la plainte pour diffamation[25],[26].
Lors des élections municipales 2026 à Saint-Étienne, la liste menée par Régis Juanico arrive en tête aux deux tours du scrutin, recueillant 29,16 % des suffrages exprimés au premier tour (soit près de dix points d’avance sur la liste arrivée en deuxième position) et 44,13 % au second tour (soit environ dix‑huit points d’avance)[27]. Lors du conseil municipal d’installation du vendredi , il est officiellement élu maire de Saint‑Étienne[28]. L’une de ses premières mesures en tant que nouveau maire est de réduire de 15 % l’indemnité de fonction du maire[29], ce qui représente environ 40 % de moins que celle de son prédécesseur. Celle‑ci passe ainsi de 6 700 euros à 4 100 euros brut[30].
Le jeudi , à la suite du retrait de la candidature et du soutien de la présidente sortante, Sylvie Fayolle, Régis Juanico est élu président de Saint‑Étienne Métropole par les nouveaux conseillers métropolitains, avec 88 voix sur 104 suffrages exprimés[31].
Synthèse des résultats électoraux
Élections législatives
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Élections cantonales et départementales
| Année | Parti | Canton | Binôme | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | ||||||
| 2004 | PS | Saint-Étienne-Nord-Est-1 | 1 859 | 31,10 | 1er | 3 866 | 59,00 | 1er | Élu | ||
| 2011 | 1 264 | 32,94 | 1er | 2 714 | 65,04 | 1er | Élu | ||||
| 2015[36] | Saint-Étienne-5 | Marie-Michelle Vialleton (EELV) | 2 635 | 31,33 | 1er | 5 082 | 59,66 | 1er | Élu | ||
| 2021[37] | G.s | 2 298 | 52,13 | 1er | 2 784 | 60,96 | 1er | Élu | |||
Ouvrage
- « Engagements : plaidoyer pour le beau mandat de Député » avec Christian Soleil – Éditions Actes Graphiques, .
- « Réveiller la démocratie », ouvrage collectif, Les Éditions de l’Atelier,
- « Bougeons ! Manifeste pour des modes de vies plus actifs » en collaboration avec Hakim Khellaf – Éditions de l’Aube et à la Fondation Jean-Jaurès, .