Günther Groissböck
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Günther Groissböck, né le à Waidhofen an der Ybbs en Basse-Autriche[1], est une basse d'opéra autrichienne. Anthony Tommasini, critique musical au New York Times, qualifie l'interprétation de Groissböck dans le baron Ochs du Chevalier à la rose au Metropolitan Opera comme « magnifique et exquise », ce qui constitue une véritable « révélation »[2]. James Jorden du New York Observer salue la « performance empreinte de nouveauté » de Groissböck pour ce rôle et ses notes « viriles et robustes »[3]. Un enregistrement de 2018 de la représentation du Metropolitan Opera a été nommée pour le Grammy Award du meilleur enregistrement d'opéra.
Carrière
Groissböck naît en Basse-Autriche[4] dans la famille d'un médecin et d'une enseignante et demande à huit ans à apprendre à jouer du piano[5]. Il suit des cours de chant à l'Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne sous la houlette de Robert Holl et José van Dam[6],[7].
De 2002 à 2003, Groissböck étudie à l'Institut Eliette et Herbert von Karajan de Salzbourg et est engagé comme basse à l'Opéra de Zurich[8]. Il débute dans Die Liebe der Danae en 2002 et il est engagé au Wiener Staatsoper, où il interprète Luther dans Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach, le 2e matelot dans Billy Budd, le chevalier en armure dans La Flûte enchantée et un chevalier du graal dans Parsifal. Il joue pour la première fois Sarastro en 2003 à Klosterneuburg. En 2005, il apparaît deux fois dans le rôle de Sarastro dans La Flûte enchantée dirigée par Riccardo Muti. En 2007, il chante dans Der Freischütz au festival de Salzbourg[4].
Il fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en 2010 dans le rôle de Colline dans La Bohème de Puccini[9]. En 2011, Groissböck est le Landgrave Hermann dans Tannhaüser de Wagner au festival de Bayreuth[10]. En 2013, Groissböck chante le rôle de Vodník dans Roussalka de Dvorak[11].

En 2014, Gerard Mortier, directeur artistique du Teatro Real de Madrid, l'invite à chanter le rôle-titre de Boris Godounov[12]. En 2014 et en 2015, Groissböck interprète le baron Ochs dans Le Chevalier à la rose au festival de Salzbourg[4], après y avoir interprété cinq ans plus tôt Roussalka sous la baguette de Ioan Holender. Il chante aussi cette même année le Landgrave de Tannhäuser de Wagner au Met. En 2016, il joue Gurnemanz avec l'Opéra national des Pays-Bas dans Parsifal de Wagner à Amsterdam[13] et encore deux ans plus tard au festival de Bayreuth[14]. Pendant la saison 2016-2017, il chante Fasolt dans l' Or du Rhin de Wagner et Veit Pogner dans Les Maîtres chanteurs de Nuremberg[15],[16].
En 2017, Groissböck reprend son rôle du baron Ochs, au Metropolitan Opera, et de nouveau au même endroit en 2019-2020[9]. De 2017 à 2019, il est le prince Grémine dans Eugène Onéguine de Tchaïkovsky avec Anna Netrebko et Peter Mattei[17].
Groissböck donne régulièrement des récitals des lieder. En 2018, il donne un récital à l'Opéra de Francfort, accompagné par Malcolm Martineau, dans les Vier ernste Gesänge de Brahms, le Liederkreis, op. 39 de Schumann, et la finale de La Walkyrie[18]. Cette même année, il interprète le roi Marke dans Tristan und Isolde avec l'Opéra national des Pays-Bas[19]. Il participe aussi à la reprise en 2019 au Metropolitan Opera de la production de Robert Lepage de L'Anneau du Nibelung comme Fasolt[20]. La pandémie du Covid-19 bouleverse ensuite ses engagements. Dans la crise de 2020 déclenchée par la pandémie en Autriche, Groissböck - ancien étudiant de Wolfgang Sobotka - s'est prononcé entre autres. avec Nina Proll et Roland Düringer, pour un traitement responsable des travailleurs culturels et contre la dénonciation. Après le premier confinement, l'Opéra d'État de Vienne ouvre ses portes le par une soirée de récital avec Günther Groissböck[21], accompagné au piano par Alexandra Goloubitskaïa. Ce récital est une méditation sur le destin et la mort avec une alternance de lecture de poèmes de Schiller et de Brecht par Uwe-Eric Laufenberg (intendant du théâtre d'État de Wiesbaden) et des Lieder chantés par Groissböck : entre autres Fahrt zum Hades de Schubert, Memnon et Urlicht, Der Tambourg’sell tirés de Des Knaben Wunderhorn de Mahler, Odins Meersritt et Der Heilige Franziscus de Carl Loewe et surtout l'adieu de Wotan à la fin dans le dernier acte de La Walkyrie. Mais dès l'été suivant, les festivals sont annulés.
Il devrait jouer le roi Philippe dans Don Carlos en 2022 au Metropolitan Opera[1] et en 2024 il devrait participer au festival de Bayreuth dans Veit Polger des Maîtres chanteurs de Nuremberg à l'ouverture du festival[22].
Groissböck a remporté aussi de grands succès à La Scala de Milan, à l'Opéra national de Paris (où on a pu l’entendre dans L’Or du Rhin (Fafner), La Walkyrie (Hunding), Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Pogner), Parsifal (Gurnemanz)[7]), à l'Opéra d'État de Bavière, au Staatsoper Unter den Linden et au Deutsche Oper Berlin, dans des rôles comme Henri l'Oiseleur dans Lohengrin, Hunding dans La Walkyrie, Banco dans Macbeth de Verdi ou Zaccaria dans Nabucco, et Rocco dans Fidelio de Beethoven. Son répertoire international comprend des représentations à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia, au Gewandhaus, à la Philharmonie de Berlin, à Carnegie Hall et au Boston Symphony Hall[6].