Hala Misrati

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Naissance
Nom dans la langue maternelle
هالة المصراتيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Hala Misrati
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Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
هالة المصراتيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités

Hala Misrati (en arabe : هالة المصراتي), née le , est une écrivaine, présentatrice de télévision et journaliste libyenne. Elle se fait connaître dans le monde arabe pendant la Première guerre civile libyenne, au cours de laquelle elle anime des émissions en soutien au gouvernement de Kadhafi sur la télévision publique.

Hala Misrati naît à Tripoli. Elle obtient sa licence en droit à l'université Al Fateh en 2003. Elle publie un receuil de nouvelles en 2007 intitulée La lune a un autre visage, qui est saluée par un article du Middle-East-Online.com pour son " honnêteté humaine " et l'a décrite comme une personne qui est en "colère face aux mensonges des autres ". Elle commence à travailler à la télévision en 2008.

Faits marquants

Le , l'émission d'interview de Aïn Qurb (" De près "), diffusée sur la sateliite al Libiyya est interrompue lorsque son signal est remplacé par celui de la chaine d'al-Jamahiriya gérée par l'État. Selon la fuite de câbles diplomatiques des États-Unis de WikiLeaks, la présentatrice Hala Misrati, qui interviewait de façon percutante le membre senior des Comités révolutionnaires Mustafa Zaidi[1].

Le , Hala Misrati accorde un entretien au journal Oea, où elle minimise l'interruption de son programme, en disant que les personnes qui l'ont interrogée n'étaient pas des agents de sécurité et que leurs questions étaient sans gravité. Elle explique la crise par des divergences d'opinion entre son invité Mustafa Zaidi et d'autres membres des Comités révolutionnaires. Elle critique également les restrictions imposées aux journalistes en Libye par des personnalités du régime réactionnaire.

Guerre civile libyenne.

Pendant la guerre civile libyenne, les positions de Hala Misrati en faveur de Kadhafi en font une personnalité célèbre de la télévision. Des vidéos de ses erreurs et de sa loyauté envers le régime sont alors très suivies sur YouTube. Dans un exemple célèbre, Hala Misrati affirme que les musulmans ne peuvent pas accepter la décision de l'ONU d'adopter le projet de résolution autorisant les frappes aériennes de l'OTAN sur la Libye parce que l'islam interdit l'adoption d'enfants. Lors de sa dernière émission, un jour avant la prise de la télévision par les rebelles, elle brandit un pistolet en plein direct. Elle jure que les rebelles ne prendront ni la chaîne, ni Tripoli, ni la Libye, et ajoute : « Je protégerai mes collègues... nous sommes prêts à devenir des martyrs. Avec cette arme, soit je tue, soit je meurs aujourd'hui ! ».

Capture par les rebelles

Le , pendant la bataille de Tripoli, les rebelles prennent le siège de la télévision d'État et capturent Hala Misrati. Elle est arrêtée alors qu'elle circule en voiture dans la ville, puis emmenée dans un bureau pour être interrogée. Une foule de rebelles armés tente de forcer l'entrée du bâtiment, mais un officier réussit à les disperser en tirant au plafond.

Le lendemain, une vidéo montre Hala Misrati en train de débattre avec ses ravisseurs, alors même qu'ils pointent des fusils automatiques vers elle.

Le , elle apparaît dans une autre courte vidéo, cette fois voilée (alors qu'elle ne le portait pas à la télévision). Elle y dément les rumeurs sur son assassinat en déclarant: «Je suis toujours en vie et je suis toujours aux mains des rebelles. Je n'ai pas été tuée et je ne suis pas maltraitée»[2].

Libération

Voir aussi

Références

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