Bernard Boucault

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Bernard Boucault
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Fonctions
Préfet de police de Paris
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Directeur
École nationale d'administration
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Préfet de la Loire-Atlantique
-
Préfet de la Haute-Garonne
Midi-Pyrénées
-
Alain Bidou (d)
Hubert Fournier (d)
Préfet de la Seine-Saint-Denis
-
Préfet du Maine-et-Loire
-
Préfet de la Haute-Corse
-
Michel Besse (d)
Henri Hurand (d)
Secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes
-
Secrétaire général de la préfecture de la Haute-Saône (d)
-
Biographie
Naissance
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BloisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

Bernard Boucault, né le à Blois dans le Loir-et-Cher, est un haut fonctionnaire français. Il a exercé plusieurs fois la charge de préfet et occupé le poste de directeur de l'École nationale d'administration. Il a été préfet de police de Paris du au .

Jeunesse et études

Après des études au lycée Augustin-Thierry de Blois, Bernard Boucault est licencié en droit. Il est ensuite titulaire d'un DES en droit public, d’un diplôme de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, puis intègre l'École nationale d'administration (promotion Léon-Blum, 1973-1975)[1].

Parcours professionnel

Au sein de la préfectorale, il est notamment sous-préfet, directeur du cabinet du préfet du Var en , directeur du cabinet du préfet de la région Bretagne, préfet d'Ille-et-Vilaine en , secrétaire général de la Haute-Saône en [1].

Puis il devient directeur adjoint des stages à l’ENA en [1]. En 1981, la gauche arrive au pouvoir. En , Jacques Delors, alors ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, fait appel à ses services comme chef de cabinet. En 1984, il devient conseiller technique au cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Pierre Joxe. En , il repart dans la préfectorale comme sous-préfet hors classe et secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes[1].

En 1988, il devient préfet de la Haute-Corse à Bastia. En 1989, il fait l’objet d'une tentative d’enlèvement dans les locaux de la préfecture. Pierre Joxe salue son comportement en ces circonstances et le nomme, en 1990, directeur adjoint de son cabinet au ministère de l’Intérieur. Il est, par la suite, nommé préfet de la région Pays de la Loire, à Nantes. Il y côtoie Jean-Marc Ayrault[2]. Les deux hommes s'apprécient[3].

Il occupe le poste de directeur de l’ENA de 2007[4] à 2012.

Bernard Boucault est ensuite nommé au poste de préfet de police de Paris en Conseil des ministres par François Hollande (décret du [5]) ; il fut « installé » par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls le [6],[7],[8],[9].

Le , il est agressé au pied du Sacré-Cœur[10].

Bernard Boucault a été admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du [11]. Il est remplacé par Michel Cadot[12].

En 2019, il se prononce en défaveur de la transformation de l'ENA en Institut national du service public[13].

Polémiques et controverses

Il a été critiqué par les opposants au « mariage pour tous » et les partis de droite, lors de sa gestion des manifestations contre le projet de loi au printemps 2013[14]. Le Défenseur des droits a jugé l'action du gouvernement, du ministère de l'Intérieur et du préfet disproportionnée « la mesure était manifestement disproportionnée, au regard de sa durée et du risque quasi inexistant de trouble que les manifestantes étaient susceptibles de causer à l'ordre public »[15].

Le , lors de la soirée célébrant le titre de champion de France du Paris-Saint-Germain (PSG), la préfecture de Police de Paris n’avait pas anticipé les violences et saccages d’une partie des individus venus en masse pour fêter l’événement. Les incidents survenus place du Trocadéro, ne sont pas les premiers à impliquer certains supporteurs se réclamant du PSG[16]. Il lui a été reproché d'avoir mis en place un dispositif policier trop peu important au regard des débordements qui ont été observés[17],[18]. La préfecture de police a indiqué avoir mis en place un dispositif conséquent composé d’effectifs locaux et de 7 forces mobiles et tenant compte des risques estimés et des informations fournies par les organisateurs. Le dispositif a rapidement été renforcé par 27 équipages BAC civils de l’agglomération parisienne[19].

Le , la presse annonce que Benard Boucault est mêlé à une affaire de trafic d'influence. Il aurait donné satisfaction à des demandes de Jo Masanet, « figure de la gauche policière » qui se faisait payer pour obtenir la régularisation d'étrangers en séjour illégal[20].

En , le Canard enchaîné révèle que des agents du ministère de l'Intérieur auraient été mandatés pour faire retirer des mentions de sa biographie dans Wikipédia pour son attitude lors de la Manif pour tous. Le journal satirique affirme les éléments suivants dans ses colonnes : « En 2013 déjà, un poulet avait tenté à six reprises, en l'espace d'une demi-heure, de modifier la fiche du préfet de police de l'époque, Bernard Boucault, afin d'effacer la trace de ses démêlés avec les opposants au mariage pour tous. Cet épisode avait alors valu au ministère d'être temporairement interdit de Wikipedia »[21].

Préfet

Principaux postes comme préfet :

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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