Louis De Taeye
peintre belge
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Biographie
Famille
Louis (Ludovicus Joannes) De Taeye, né à Gand le , est le fils de Gérard Jean De Taeye (1796-1860), artiste musicien, et de Constance Jeanne Waesberghe (1793-1826)[1]. Louis De Taeye épouse à Berchem le Marie Pauline Françoise De Craecker, née à Berchem le . Le couple a cinq enfants, dont Edmond Louis De Taeye (1860-1915), architecte, professeur, auteur et critique d'art[2].
Formation
Louis De Taeye est d'abord étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, où ses professeurs sont Pierre Van Hanselaere, Henri De Nobele et Henri Joseph Dillens. Il parfait sa formation auprès de Gustave Wappers à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers[3].
Carrière
Louis De Taeye commence dès 1846 une carrière professorale en enseignant l'histoire et l'antiquité à l'Académie d'Anvers. Il y forme de nombreux sculpteurs, parmi lesquels Robert Fabri et Frans Deckers. Il exerce également une grande influence sur Lawrence Alma-Tadema qui loge chez lui et peint dans son atelier durant trois ans[4]. Ses amis Joseph Lies, Pierre Jean Baptiste Van Reeth, Victor Lagye, Louis De Winter et François Lamorinière forment un clan influent radicalement opposé au romantisme traditionnel prôné par Nicaise De Keyser[5].
De 1860 à 1886, il quitte Anvers et devient directeur de l'Académie des beaux-arts de Louvain, où il dispense des cours de peinture d'après le plâtre, de fleurs et de fruits, de figure drapée, de composition d'histoire, et de dessin d'animaux d'après la bosse. Parmi ses élèves figurent les sculpteurs Jean Cuypers, Jean Hérain et Egide Goyers[3],[6].
En 1886, il est chargé d'un cours d'art décoratif et monumental à l'Institut des beaux-arts d'Anvers. Il est également inspecteur des écoles de dessin du gouvernement et participe à plusieurs congrès consacrés à l'enseignement artistique, notamment à Londres en 1884. En collaboration avec son fils, il publie Étude sur les arts plastiques en Belgique qui obtient le « Prix du roi » en 1889[3],[7].
Louis De Taeye meurt, à l'âge de 68 ans, rue Provinciale à Anvers le [7].
Œuvre
Caractéristiques

Son champ pictural couvre essentiellement la peinture d'histoire et les scènes de genre. Ses premières œuvres exposées sont : Chasse au sanglier au Salon de Gand de 1847, Portrait d'un cheval de course au Salon d'Anvers de 1846, L'Inondation du village de Grimbergen au Salon de Gand de 1850, L'Homme heureux et Émigration au Salon de Bruxelles de 1851[8].
En 1858, le talent de Louis De Taeye est révélé par La Défaite des Sarrasins au Salon d'Anvers. Peu après, il est mandaté par le chef du gouvernement belge, Charles Rogier, afin de réaliser huit peintures monumentales destinées à orner les murs et les plafonds de l'Université de Gand. Il est aidé dans sa tâche par Victor Lagye. Louis De Taeye réalise La Théocratie, symbolisée par le législateur Moïse présentant au peuple hébreu les Tables de la Loi et La Philosophie, synthétisée par une nombreuse réunion de sages de la Grèce présidée par Socrate. Leur contrat étant rompu en 1872, en raison d'un désaccord, Alfred Cluysenaar est chargé d'exécuter les autres compositions prévues[5].
Collections muséales

Ses œuvres sont notamment conservées aux
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles) : Défaite des Sarrasins par Charles Martel, huile sur toile, inventaire no 1564, format 385 × 800 cm, acquis en 1864[9] ;
- Musée des Beaux-Arts de Gand : La Bataille de Poitiers, huile sur toile, format 385 × 800 cm, inventaire no 1914-10[10].
Honneurs
Chevalier de l'ordre de Léopold ()[11] ;
Officier de l'ordre de Léopold ()[11].
Chevalier de l'ordre du Lion néerlandais (Pays-Bas[7]).