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Herintsalama Rajaonarivelo

homme d'affaires et homme d'État malgache From Wikipedia, the free encyclopedia

Herintsalama Rajaonarivelo, né le [1], est un haut fonctionnaire, consultant et homme d’État malgache. Il est nommé Premier ministre de Madagascar le , en remplacement du général Ruphin Zafisambo[2]. Avant sa nomination, il a été président du conseil d’administration de la BNI Madagascar et s’est imposé comme une figure du monde économique et bancaire malgache.[réf. souhaitée]

Chef de l'ÉtatMichaël Randrianirina
GouvernementRajaonarivelo
LégislatureIIIe (IVe République)
CoalitionFiraisankina
TIM-HVM-Pro-Siteny-TT-APM
Faits en bref Fonctions, Premier ministre de Madagascar ...
Herintsalama Rajaonarivelo
Fonctions
Premier ministre de Madagascar[a]
–
(4 mois et 23 jours)
Chef de l'État Michaël Randrianirina
Gouvernement Rajaonarivelo
Législature IIIe (IVe République)
Coalition Firaisankina
TIM-HVM-Pro-Siteny-TT-APM
Prédécesseur Ruphin Zafisambo
Successeur Mamitiana Rajaonarison
Biographie
Nom de naissance Herintsalama Andriamasy Rajaonarivelo
Date de naissance (65 ans)
Nationalité Malgache
Conjoint Nirina Raharo (depuis 1994)
Diplômé de Université Toulouse-Capitole (France)
Profession Homme d'affaires
Religion Protestantisme

Image illustrative de l’article Herintsalama Rajaonarivelo
Premiers ministres de Madagascar
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Il est démis, au même titre que son gouvernement, de ses fonctions le , suite à un avis défavorable émis par la jeunesse malgache le matin même[3].

Biographie

Formation

Herintsalama Rajaonarivelo est titulaire d'un master en économie industrielle et économie d'entreprise de l'université Toulouse-Capitole en France.

Carrière professionnelle

Consultant de formation, il a mené des missions locales pour diverses organisations internationales dont la Banque mondiale, l'Union européenne, le secrétariat général des pays ACP, le COMESA, la SADC, la COI et la Banque africaine de développement.

Il a présidé le Groupement des petites et moyennes entreprises malagasy (Fivmpama) pendant trois mandats, soit dix ans, et a été membre de groupes techniques de travail pour le commerce international. Il a participé à l'élaboration de programmes d'appui institutionnel au gouvernement malgache, notamment le fonds d'appui au secteur privé, le programme d'appui au développement du secteur privé, et le Madagascar Action Plan.[réf. souhaitée]

Il occupe plusieurs postes clés dans le secteur privé. Il est président du conseil d'administration de la Banque nationale de l'industrie depuis , le poste étant statutairement dévolu à une personne de nationalité malgache du fait des participations de l'État dans le capital[4]. Il préside l'International Trade Board of Madagascar depuis . Il est fondateur et unique actionnaire de Madagascar Développement & Placement Ltd depuis et de Phénix Investissement Ltd depuis . Il est membre du conseil de l'École supérieure des technologies de l'information depuis 2015.

Il est président-fondateur du FOM (Fikambanan’ny Orinasa Malagasy), un réseau d’entreprises œuvrant pour la formalisation et la compétitivité du secteur privé. Dans un entretien publié en , il affirme que « les PME constituent la base de l’impôt », plaidant pour une réforme du cadre fiscal et administratif afin d’encourager la formalisation et la croissance économique[5].

Il intervient régulièrement dans des conférences économiques, notamment lors du forum « Stratégie de croissance innovante et leadership dans le secteur bancaire à Madagascar », organisé par Altitude Madagascar en [6].

Carrière politique

Il commence sa carrière gouvernementale comme conseiller technique au ministère des Affaires étrangères de à .

Le , il est nommé Premier ministre de Madagascar par le président de transition Michael Randrianirina, succédant à Ruphin Zafisambo qui avait été nommé seulement deux semaines plus tôt par Andry Rajoelina. Sa nomination intervient dans un contexte de vacance de la présidence de la République suite à la fuite du président Andry Rajoelina hors du pays, survenue une semaine plus tôt, elle-même faisant suite aux manifestations de masse qui avaient débuté le .

Sa nomination au poste de Premier ministre a suscité d’importantes contestations, en particulier au sein du mouvement de la « Gen Z » et de plusieurs collectifs de la société civile[7], qui dénoncent une décision prise sans véritable concertation et perçue comme une récupération de la mobilisation ayant conduit à la chute d’Andry Rajoelina. Ces critiques s’appuient notamment sur les liens présumés d’Herintsalama Rajaonarivelo avec des figures centrales de l’ancien régime : plusieurs médias mentionnent sa proximité supposée avec l’homme d’affaires sulfureux Mamy Ravatomanga, proche et soutien de longue date de Rajoelina, ainsi que son inscription dans les réseaux économiques d’Hassanein Hiridjee (groupe Axian) et de l’ancien maire d’Antananarivo Naina Andriantsitohaina, décrit comme un pilier du régime précédent[8]. Selon ses détracteurs, ces connexions illustreraient la continuité des élites politico-économiques de l’ère Rajoelina derrière un discours de « refondation », tandis que ses partisans mettent en avant son profil de technocrate et son expérience avec les bailleurs internationaux[9].

Le , il est démis de ses fonctions de premier ministre, son « gouvernement est suspendu de ses fonctions »[10], et « dans l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement, la gestion des affaires courantes du gouvernement sera assurée par les secrétaires généraux de chaque ministère »[10].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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