Ibrāhīm ibn Adham
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Ascète, théologien, soufi |
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Ibrāhīm ibn Adham (Abū Ishaq bin. Mansur al-Balkhī, VIIIe siècle, mort en 777-778[1]), connu aussi sous le nom d’Abou Ben Adhem, est un soufi et ascète célèbre. Il a probablement terminé sa vie en Syrie. Il pourrait être né vers 730[2].
Il naquit à Balkh, à l’est du Khorassan, dans une famille princière influente originaire Koufa[1],[2]. Par la suite, il a émigré avec sa tribu du Khorassan vers la Syrie avant 754. Il a été tué lors d’une expédition militaire contre Byzance vers 777-783[1]. Selon les légendes soufies, divers récits sont attribués à la repentance d'Ibrāhīm, à son abdication du poste de gouverneur de Balkh et à sa conversion à l’ascétisme[1]. Abandonnant ainsi ses avantages, il se consacra, au travail manuel, gagnant ainsi sa maigre subsistance.

On rapporte qu'il descendait du second calife Omar ibn al-Khattâb. Roi de Balkh, selon les sources arabes et persanes — dont Boukhari — il aurait reçu un avertissement d'Allah et aurait abdiqué pour mener la vie ascétique des soufis au Bilad el-Cham. Le récit de sa conversion est devenu célèbre et de nombreux maîtres l’ont racontée, notamment Farid al-Din Attar dans son Mémorial des Saints (dans une version très louangeuse[1]). Il eut pour maîtres Sufyān al-Thawrī et Fudayl b. ‘Iyād, un disciple d’une chaîne remontant à Hassan al-Basrî.
Il est mort vers 777[2]. La vénération dont il fut l'objet se reflète dans les tombes diverses qui lui ont été attribuées[2]. Parmi ces localisations, Jablé, sur la côte méditerranéenne de la Syrie[2],[3]. Là se trouve uin sanctuaire, enrichi par la dynastie Mamlouk et devenu un lieu de ziyarat (visites pieuses) au moment de l'essor du « culte des saints ». Cette tombe est mentionnée dans le Guide des lieux saints de al-Harawi (en)[2][4]; al-Harawi mentionne aussi l'existence d'une tombe d'Ibrahim bin Adham dans le village de Kafar Barik (aujourd'hui Bani Na'im[5]), sur la route entre Jérusalem et Hébron, mais il précise que « cette [tombe] se trouve en réalité sur la côte, à Jeblé »[5].
Plus tard, la littérature mystique persane a largement repris les anecdotes et les miracles attribués à Ibrāhīm ibn Adham[1].

Références
- 1 2 3 4 5 6 « EBRĀHĪM B. ADHAM », sur iranicaonline.org, Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 Dominique Sourdel et Janine Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Paris, PUF, , XII-1010 p. (ISBN 978-2-130-47320-6), p. 378-379
- ↑ Émir Abd el-Kader (trad. de Abdallah Penot), Le Livre des Haltes, Paris, Dervy, 2008,
- ↑ Al-Harawi (trad. annotée par Janine Sourdel-Thomine), Guide des lieux de pèlerinage, Damas, Institut français de Damas, , LXIV- (lire en ligne), p. 58
- 1 2 al-Harawi, Guide des lieux de pèlerinage, Damas, Institut français de Damas, 1957, p. 71 [lire en ligne (page consultée le 11 avril 2026)]
Voir aussi
Bibliographie
Sources
- Farid-ud-Din 'Attar (trad. du ouïgour par Abel Pavet de Courteille ; préface de Eva de Vitray-Meyerovitch), Le mémorial des saints, Paris, Seuil, coll. « Points Sagesses » (no 6), , 309 p. (ISBN 978-2-020-044684), « Ibrahim Edhem », p. 112-134
- Farid-ud-Din 'Attar (trad. par Fuad Rouhani ; préface de Louis Massignon), Le Livre divin (Elahi-Nameh), Paris, Albin Michel, , 477 p., « Ibrahim Adham et Khezr », p. 100-1 (chant III, n° 1) ; 246-8 (XII, 12) ; 302-3 (XV, 8) ; 373-5 (XX, 8) ; 430 (Finale, 13)