Igue de Viazac - réseau du Roc Traucat

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Igue de Viazac - réseau du Roc Traucat
Localisation
Coordonnées
Pays
France
Département
Massif
Localité voisine
Caractéristiques
Type
Altitude de l'entrée
410 m
Longueur connue
16500 m
Dénivelé
258 m
Température
13 °C
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L' igue de Viazac et le réseau du Roc Traucat forment un système de cavités souterraines naturelles. Il se développe dans le secteur de la Braunhie, sous les territoires des communes de Caniac-du-Causse et de Quissac-en-Quercy, dans le département du Lot dans la région Occitanie en France[1].

L'entrée de l'igue de Viazac de trouve dans la forêt de la Braunhie, dans le triangle formé par les communes de Fontanes-du-Causse, Quissac-en-Quercy et Caniac-du-Causse.

À km de Caniac-du-Causse, sur la route de Fontanes-du-Causse (D 42), prendre le chemin qui part à l'est dans un virage en haut de la côte (cote IGN 362). À 900 m, laisser à droite le chemin du carrefour de Roche Percée (cote IGN 336) et continuer jusqu'au carrefour suivant à 600 m (cote IGN 387). Prendre à droite sur 250 m, c'est-à-dire jusqu'au terminus du chemin castiné. Franchir la barrière à droite et suivre les traces de roues qui conduisent à l'igue, à 340 m direction est-sud-est dans un champ caillouteux[1].

Toponymie

L'igue de Viazac porte aussi les noms d'igue Jourde et d'igue Murat[1].

Le nom du réseau du Roc Traucat (prononcez Traoucat[2]) provient du nom de la colline sous laquelle s'étend la cavité : Le Roc Traoucat qui veut dire la roche trouée.

Accès et risques

Accès

L'entrée de l'igue de Viazac est située dans une propriété privée. Les visiteurs doivent refermer les barrières, respecter les troupeaux et ne laisser aucune trace ni déchets.

Risques

l'igue de Viazac présente plusieurs grands risques :

  • L'entrée et les puits présentent des dangers de chute mortelle pour des personnes non formées aux techniques spéléologiques : notamment dans le puits d’entrée de 65 m de profondeur.
  • La présence d'une concentration élevée de gaz carbonique temporaire peut gêner la progression[3].
  • Par forte pluie les eaux du Grand Lac peuvent monter rapidement de plus de 60 mètres dans le puits de l'écho[2].
  • Rupture possible des équipements anciens et laissés en fixe : cordes pour les escalades autour du Grand Lac, câbles anciens du pont de singes au dessus du puits Martel[3].

Le , un spéléologue est mort à l'igue de Viazac. Il a fait une chute mortelle de 50 mètres[4].

Pour le Réseau du Roc Traucat, s'ajoute le risque d'auto-amorçage des Siphons Suspendus qui peuvent bloquer les spéléologues dans les parties inférieures de la cavité.

La Galerie Martel héberge des chauves-souris en hibernation de novembre à mars. Les visites à cet endroit et à cette période de l'année peuvent provoquer leur réveil et porter atteinte à la survie de la colonie[5].

Géologie et Spéléogénèse

Carte géologique et hydrologique
Schéma du Bassin versant de l'Ouysse et du Célé.

Bernard Gèze et A. Cavaillé observent que les abaissements successifs du niveau de base des vallées, depuis la fin de l'époque tertiaire, correspondraient à un étagement des galeries de l'igue de Viazac. Cinq niveaux seraient ainsi distingués[6] :

  • Niveau de la Galerie de l'Habitat, de la Galerie des Cierges (−20 m)
  • Niveau de la Galerie Martel, du Méandre Blanc (de −80 m à −100 m)
  • Niveau de la Rivière Suspendue, de la Galerie du Lac, et de la Galerie 77 (de −150 m à −200 m)
  • Niveau de la Galerie du Filon, de la Rivière Amont et d'une partie de l'Affluent du Lac (de −200 m à −220 m)
  • Niveau noyé du Puits Noyé (Rivière Amont) et du fond du Grand Lac (−230 m).L'altitude de ces niveaux varie en fonction d'un pendage général au Nord-Ouest (observation sur les troisième et quatrième niveaux).

Les Galeries de la zone des puits de l'Igue de Viazac se développent essentiellement suivant deux directions[6] :

  • La première (Galerie Martel, Affluent du Lac) : Ouest/Sud-Ouest - Est/Nord-Est
  • La seconde (Rivière Amont, Grand Lac, Galerie 77) : Nord-Ouest - Sud-Est

Le réseau Traucat s'étend au gré de failles locales selon un pendage incliné au nord-ouest[2].

Les calcaires de l'igue de Viazac se sont formés au jurassique moyen et supérieur. Différentes couches sont visibles[6] :

  • Près de la surface, des calcaires gris pâle ou beige à pâte très fine, qui présentent fréquemment des fissures recristallisées, quelques oolithes, des gravelles, et qui contiennent des débris de polypiers roulés ;
  • À la cote −25 m, un calcaire blanc contenant des débris coquilliers et quelques Rhynchonelles ;
  • Vers la cote −70 m, un calcaire roussâtre , très oolithique ;
  • À partir de la cote −70 m, des calcaires compacts à pâte fine homogène, microcristalline, du Callovo-Oxfordien qui forment au Nord du Causse de Gramat et la falaise de Rocamadour. Le plafond de la Galerie Martel, et celui du Puits de L’Écho peuvent correspondre aux limites de cet étage ;
  • Au niveau des grandes salles  : Salle de la Boue , Galeries 77 et du réseau Traucat, des calcaires marno-calcaires du Bathonien inférieur.

Hydrologie

L'igue de Viazac est marquée par un mouvement important de circulation des eaux qui n'était pas compréhensible avant la découverte du réseau du Roc Traoucat. En 1977, 20 kg de fluorescéine ont été déversés dans la galerie du Filon sans être détectés après deux mois d'observation à la résurgence de Saint-Sauveur. On peut noter que sur les 400 mètres d'écoulement connus, l'eau se dirige au sud-est, soit à l'opposé de la seule résurgence surveillée. Dans le puits d'entrée, on note un ruissellement variable mais pérenne à partir de la cote −12,3 m[6].

La limite du bassin versant est particulièrement difficile à déterminer sous la zone de la Braunhie où le réseau fossile du Roc Traucat draine le versant Nord de la colline du Roc Traucat. Ce réseau collecte le trop-plein de la Braunhie. Par temps sec, seuls quelques petits écoulements se perdent dans des parties inférieures étroites et ensablées. Lors de pluie de 20 mm, le débit des affluents augmente et sature les galeries inférieures et le niveau monte. Avec 50 mmde précipitations, l'eau peut monter de 30 à 40 m sans franchir les barrages et semble absorbée par les pertes latérales. Au delà de 100 mm comme en 1993 et 2020, le Grand Lac monte de 60 m et se déverse en partie dans le réseau Traucat et la crue semble s'écouler vers le siphon FondFond et vers les siphons de Picastelle. Des traces de niveau de crue ont été repérées 130 m au dessus du Grand Lac. Le pendage et le sens d'écoulement semblent diriger les eaux vers le l'Ouysse (Fontbelle et saint-Sauveur), mais les siphons au bout de la galerie du Métro pourraient orienter les eaux au Sud sur le bassin versant du Célé et du lot[2].

Description

La zone d'entrée

L'orifice d'entrée de l'igue de Viazac, en forme d'entonnoir et entouré d'arbres, mesure de 10 mètres sur 15 au ras du sol et se réduit à m sur 4,5 à −4 m[1].

Le premier puits mesure 65 m de profondeur. À la cote −20 m, un passage incliné mène à la Galerie de l'Habitat, à ce niveau se trouve la Galerie des Cierges. Le premier puits est fractionné à −34 m par redan incliné qui constitue le sommet d'une importante coulée stalagmitique face à laquelle les parois s'évasent vers le Nord en forme de cloche. Il est suivi d'un second puits de 20 m suivi d'un ressaut de m qui débouche dans la Galerie Martel , haute de 20 m et large de m. Elle se développe vers l'Est sur 80 m environ. Son sol est marqué par l'empreinte de gours fossiles des vestiges d'un plancher stalagmitique, un puits creusé dans un remplissage tandis que deux tronçons de piliers restent couchés en travers du cheminement. Après un coude, le sol se rapproche du plafond et un léger affaissement du plancher permet de découvrir un gour fossile[6].

Au bas du ressaut de m , s'élève une pente calcitée et caillouteuse qui se dirige vers l'imposant Puits Martel de 40 mètres de profondeur et 10 mètres de diamètre. A fond de ce denier, un gour temporairement actif se trouve à côté d'un entonnoir d'absorption qui a fait l'objet d'une tentative ancienne de creusement[6].

Les puits d'accès au Grand Lac

Au-dessus du Puits Martel, une escalade artificielle en traversée nommée La Vire permet d'accéder à la suite de la cavité. Un pont de singe formé de trois câbles métallique a été installé en . mais le câble du bas s'est rompu en [3]. Au-delà une remontée glaiseuse suivi du méandre blanc, conduisent au Puits de l'Écho profond de 81 mètres[6]. Ce puits donne sur la salle de la boue, suivie du puits du même nom auquel on accède par un ressaut de 6 mètres. Le Puits de la Boue profond de 24 m conduit sur des éboulis à la cute −209 m. Il se poursuit par une salle haute de 30 m et coupée en deux par un imposant pont rocheux. Cette salle débouche sur l'embarcadère du Grand Lac[7].

Le Grand Lac et ses affluents

À l'embarcadère, le Grand Lac (−225 m) présente des dimensions modestes de 5 mètres par 3. Après le pont rocheux, le plafond s'élève, les parois s'écartent, sa longueur totale avoisinant 80 mètres. Sa profondeur, à l'étiage, ne doit pas excéder deux mètres, sauf près de la paroi Est, quelques mètres avant la banquette argileuse du débarcadère, où l'on peut observer une plus forte dénivellation qui pourrait indiquer la présence d'un conduit noyé[6].

Côté embarcadère, on trouve la Rivière Amont et ses trois siphons de longueurs totales 863 m vers l'ouest, la Galerie du Filon et la Rivière Suspendue. Côté gauche en allant vers le côté opposé, un balcon perché à 10 mètres donne accès à l’Affluent du Lac qui conduit au Réseau du Roc Traucat. Au débarcadère se développe le réseaux complexes des Galeries 77[6].

Le Réseau du Roc Traucat

Dans la suite, les cotes d'altitude des lieux du Réseau du Roc Traucat sont données entre parenthèses, en écart par rapport à celle du Grand Lac situé à −225 m sous l'entrée de la cavité, positivement si au-dessus du lac.

Sur le côté du Grand Lac, la galerie de l'Affluent du Lac présente deux Siphons Suspendus : 1er siphon long de 30 m (+38 m) à faible profondeur, suivi d'une galerie de 150 m (identique à l'affluent), puis du 2ème siphon long de 80 m de long (+32 m), suivi de 150 m de galerie plongeante aboutissant dans une énorme galerie qui est le point d'entrée du Réseau du Roc Traucat. Le ruisseau qui s'échappe continuellement des siphons se perd dans une galerie glaiseuse et pleine de gaz : le siphon CO2, temporaire et émissif (+12 m)[2] .

Vers l'est se développe le Boulevard Laureau-Tessier (+45 m), conduite forcée naturelle argileuse d'un diamètre allant de 7 à 10 m, longue de 300 m. La suite est une zone tourmentée avec deux barrages de sable de grande pente : Les Dunes (+51 m) qui conduisent aux Grandes Galerie du Métro. À 1 500 m du Grand Lac, Après deux siphons (+8 m et +30 m), 600 m de galerie vers le nord mènent aux points bas du nouveau réseau sous le secteur de l'igue du Loup : Les Siphons Jumeaux (−16 m) et le Siphon FondFond (−21 m). À l'extrême est se développent : sur 1 000 m vers le nord la Galerie des Hallubabas qui se termine sous le secteur de l'igue de Picastelle par un siphon (−11 m) ; Vers le sud-est, la Galerie Hola gros tube qui remonte sur 800 m sous le secteur du lac de l'Ourgue (+147 m)[2].

A l'est du siphon CO2, démarre la chaotique Galerie du Far-West qui après 500 m conduit à la Grande Sablière (+51 m) qui descend vers le Siphon Smoll (+30 m). Après une escalade de 24 m et la Petite sablière, une galerie de 600 m termine les exploration vers l'ouest (+75 m)[2].

Historique des explorations

Première visite par Martel

Portrait d'Édouard-Alfred Martel.
Édouard-Alfred Martel : le premier explorateur de l'igue de Viazac.

Édouard-Alfred Martel, Louis Armand et Raymond Pons explorent l'igue de Viazac les 6 et et décrivent la cavité dans l'ouvrage les Abîmes. Le premier jour, ils descendent, à l'aide d'échelles en cordes, le puits d'entrée et s'arrêtent à la profondeur de −70 mètres en fin d'après midi. Le lendemain dès 6 heures, ils continuent la descente pour atteindre le carrefour au fond du second puits à −105 m. Ils visitent et remontent à droite la Galerie de Martel haute de 25 mètres, large de 5 a m et fermée au bout de 100 m par des stalagmites. Elle est parsemée d'éboulis et présente des gours à sec. À gauche, par une pente modérée, haute de 10 mètres, ils débouchent dans le 3ème puits baptisé Fosse aux Ours et par la suite Puits Martel. Il le qualifie de colossal avec ses 40 m de profondeur et 10 de diamètre. Seul Armand atteint, ce jour-là, le fond à la profondeur de 155 mètres[8].

Les 13 et , Martel y retourne avec Gabriel Gaupillat et Raymond Pons pour lever le plan de la cavité. Il pense à tort que la Fosse aux Ours doit parfois contenir de l'eau. Il est impressionné par l'igue et écrit : « Le carrefour est un des plus imposants spectacles que nous ayons contemplés sous terre ; En arrière, le large second puits, tout revêtu de stalactites, à gauche la noire déclivité du troisième gouffre, à droite la monumentale galerie de la rivière. Au confluent de ces trois vaisseaux, vastes comme les plus grandioses cathédrales, on se sent réellement abîmé ! »[8].

Découverte des étages inférieurs

En 1973, le Groupe Spéléologique de Massat, le Groupe Spéléologique de Corrèze et quelques individuels découvrent la suite du réseau en franchissant par un passage en vire le Puits Martel. Ils atteignent la profondeur de −228 mètres, et découvrent le Puits de l'Écho, la Salle de la Boue, suivie du puits du même nom, le Grand Lac, la Rivière Amont[7]. Le Grand Lac est alors le lieu connu le plus bas du réseau à la cote −225 m. En 1975, ils réalisent des escalades au-dessus du Grand Lac et explorent la Galerie Chaotique. Ils découvrent le passage permettant de rééquiper l'escalade du Grand Lac par son sommet. En 1976 des escalades dans la Rivière Amont et la Rivière Suspendue ne leur permettent pas d'obtenir des résultats notables. En 1977, ils découvrent la Galerie du Lac et l'Affluent du Lac après escalades ainsi que la Galerie 77 après passage d'un étroit conduit au fond de la Galerie Chaotique. Ils plongent le Puits Noyé de la "Rivière Amont". Au mois de juin 77, ils effectuent avec le Spéléo Club de Saint Céré , pour La DDA du Lot, une coloration en vue d'un traçage des eaux. Ils injectent 20 kg de fluorescéine en poudre dans la Galerie du Filon. Les prélèvements effectués à la résurgence de Saint-Sauveur pendant deux mois et analysés par les services de la DDA sont négatifs[9],[6].

En 1992, Jean-Luc Siriex et Jean-Pierre Stéfanato plongent les siphons qui alimentent la Rivière Amont situé à −210 m de profondeur. Le siphon 1 (700 m ; −38 m) a été franchi le , le siphon 2 (90 m ; −20 m) le . Le , avec le soutien de 25 spéléologues, ils explorent après le 2ème siphon une galerie exondée de section m sur 4 qui se termine au bout de 200 m vers le sud. Ils s'arrêtent ensuite dans l'actif devant un troisième siphon. Jean-Luc vomit dans son masque au retour lors de la plongée des deux siphons précédent. Il est pris en charge et réconforté par le Docteur Gauche qui est présent et sort part ses propres moyens de la cavité le lendemain au matin[10],[11].

Découverte du réseau du Roc Traucat

À la Toussaint 1981, le plongeur souterrain Michel Verlhac, du Groupe Spéléologique de Corrèze, franchit en plongée les deux Siphons Suspendus de l'Affluent du Lac aboutissant dans une énorme galerie parcourue sur 100 m. C'est le départ du Réseau du Roc Traucat. Il est envisagé de vider les siphons pour permettre aux spéléologues non plongeurs d'explorer les galeries découvertes[12]. Le développement de la cavité se situe alors autour de 3 500 m sans connaissance de l'écoulement du Grand Lac et de la résurgence du réseau[2].

Le , le plongeur souterrain Pierre Laureau et Tessier, assistés d'une solide équipe du Spéléo Club de Dijon, dépassent les deux siphons précédent et poursuivent hors de l'eau la petite galerie sur une centaine de mètres qui vient se greffer sur un collecteur exondé. L'imposante galerie est baptisée ultérieurement Boulevard Laureau - Tessier de direction générale est puis nord-est. Sur une longueur de 500 m environ, la progression s'effectue en montagnes russes, à travers de vertigineuses pentes d'argile, tantôt montantes, tantôt descendantes. Mais un colmatage d'argile bloque les explorateurs[13].

De à 2004, Bernard Lafage et le club H2O reprennent les expéditions dans le réseau du Roc Traucat[14]. Au cours de cette période, ils coordonnent 85 équipes et 430 participants dont 23 plongeurs. Ils perfectionnent l'équipement de progression de la cavité. En , par exemple, ils remplacent le passage en vire au dessus du Puits Martel par un pont de singe composé de trois filins métalliques. À chaque exploration, des plongeurs vident les Siphons Suspendus à l'aide de pompes. En liaison avec Alexandre Andrieu du CDS 46 (Comité Départemental de Spéléologie du Lot), les amarrages par chevilles sont remplacés par des broches en acier inoxydable, scellées durablement. L'utilisation de nouvelles techniques se généralise : éclairage électrique à LED, bloqueur de pied. Chaque exploration est composée d'une petite équipe polyvalente, endurante, dotée de bonnes intuitions et consciente des risques. Elle dure entre 7 et 22 heures. Des résultats importants sont obtenus comme la découverte de plus de 11 km de nouvelles galeries rayonnant sous tous le secteur de la Braunhie. Ce grand réseau semi actif contredit l'idée convenue d'une zone noyée à la base de cavités uniquement verticales. Le point bas de ce nouveau réseau, le Siphon Fondfond, est situé 21 mètres sous le niveau du Grand Lac. La présence de courant d'air, sous l'igue de Picastelle, pourrait indiquer de futures entrées qui faciliteraient les accès. Les explorateurs font des constatations sur les montés d'eau dans la cavité et détectent des traces de niveau de crues exceptionnelles visibles aux cotes +90 et +130 m au dessus du Grand Lac[2].

Archéologie

Notes et références

Voir aussi

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