Incendies de 2026 dans la forêt des Landes
Feux de forêt survenus en 2026 en France
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Les incendies de 2026 dans la forêt des Landes, en France, sont une série de feux de forêt qui affectent plusieurs secteurs du massif forestier des Landes de Gascogne, dans les départements de la Gironde et des Landes, à partir du .
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47 004 hectares |
Au total, au , 47 004 hectares de forêt sont détruits, 88 sapeurs-pompiers sont blessés, plus de 240 bâtiments sont détruits par les flammes.
Les fumées dégagées par l'incendie de Saumos atteignent l'agglomération bordelaise[1] et, plus au nord, sont aperçues à Royan, dans le département de la Charente-Maritime[2], et jusque dans les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres[3].
Ces incendies sont considérés comme les plus dévastateurs depuis plus de 50 ans, sans pour autant surpasser ceux de 1949 qui ont entraîné la mort de 82 personnes et ont parcouru 52 000 ha[4].
Ils interviennent dans le contexte d'un épisode de sécheresse et de canicules en France et en Europe dont l'intensité élevée est rendue significativement plus probable par le changement climatique dû aux activités humaines (en particulier la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel). Par le biais de ces conditions météorologiques, le réchauffement climatique a augmenté le risque de feu de forêt dans la région des Landes et de Gironde où les incendies se sont déclarés.
Dans les Landes, les communes de Biscarrosse, Sanguinet et Parentis-en-Born sont également touchées par un incendie, 3 500 hectares brûlent, ce qui a entraîné l'évacuation de 40 000 personnes des communes de Biscarrosse, Parentis-en-Born et de Sanguinet. Cinq sapeurs-pompiers sont blessés dans cette zone[5].
En Gironde, les feux entrainent l'évacuation de 220 000 personnes des communes de Saumos, Arès, Marcheprime, Le Temple, Audenge, Andernos-les-Bains, Biganos, Cestas, Mios, Le Barp, Saint-Jean d'Illac, Martignas-sur-Jalle, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc, Eysines (extra-rocade), Mérignac (extra-rocade).
Les habitants et touristes sont évacués par voie terrestre (soit par des bus affrétés par la région Nouvelle Aquitaine, soit par leurs propres moyens) et même par voie maritime depuis la presqu'île du cap Ferret jusqu'à Lacanau au nord et Lanton à l'est.
Ces incendies se propagent en plusieurs phases, et nécessitent l'intervention de plus de 2 750 sapeurs-pompiers venus de Nouvelle-Aquitaine, d'autres régions et d'autres pays. Plus de 2 940 membres des forces de gendarmerie départementale et mobile, de la police nationale et de l'armée[6] sont également mobilisés en appui aux opérations de protection des populations et pour limiter la progression des incendies vers l'est, notamment en direction de l'agglomération bordelaise[7]. Des forces de police et de gendarmerie sont aussi déployées dans les communes évacuées afin d'éviter les pillages.
Les feux de forêt en Gironde entraînent une dégradation importante de la qualité de l'air sur une large bande NO-SE allant jusqu'à la mer Méditerranée, en raison de la grande quantité de particules fines propagées par les fumées[8]Les débats publics portent sur l'adaptation au changement climatique, sur les efforts pour le contenir, la trajectoire de réduction des émissions nettes, la disponibilité des moyens aériens de lutte contre l'incendie[9], ainsi que la gestion des forêts en monoculture de pins[10].
Contexte
Rôle du changement climatique
Si le déclenchement des incendies peut être d'origine humaine (accidentelle ou volontaire) ou naturelle (par exemple déclenché par la foudre), le changement climatique a pour effet d'augmenter les risques de feu de forêt en France, en particulier du fait de la multiplication et de l'intensification des vagues de chaleur et des sécheresses, qui constituent deux des trois paramètres de la règle des trois 30[11],[12],[13].
Or la première moitié de l'année 2026 est, notamment en Europe occidentale, marquée par une sécheresse des sols causée par un déficit de précipitations et de fortes chaleurs ; une étude d'attribution du World Weather Attribution (WWA) publiée en conclut que le changement climatique a accru la sévérité de la sécheresse en question, par l'intermédiaire des températures élevées[14],[15],[16]. La canicule survenue en , qui a elle-même vu son intensité être amplifiée par le changement climatique[17],[18.1], a contribué à l'assèchement des sols et de la végétation en France, augmentant de ce fait le risque de feux de forêt[18.2].
Une étude d'attribution rapide publiée le par le WWA conclut, par comparaison avec des observations passées, qu'un risque de feu de forêt tel que celui observé lors des sept jours où il a été le maximum (du 6 au ) dans les départements de Gironde et des Landes aurait été au moins deux fois moindre en l'absence du changement climatique[19],[20].
Moyens de lutte contre l'incendie
Le secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile explique que seuls sept des douze Canadair français sont disponibles pour lutter contre les incendies en France, en raison de la maintenance des autres avions, malgré les avertissements au début de l'été[21]. Plusieurs médias pointent également depuis plusieurs années le fait que les services publics ont été « privés de moyens », l’Office national des forêts ayant vu ses effectifs rabotés depuis vingt ans[22],[23] passant de 15 000 en 1985 à 8 055 en 2025.
Déroulement



Le en début d'après-midi, un départ de feu est signalé dans la commune de Saumos, commençant à ravager les monocultures de pins maritimes qui constituent le massif forestier local[24]. Selon les premiers éléments, le feu est provoqué accidentellement par des travaux de débroussaillage commandé par Enedis malgré des conditions défavorables mais autorisé jusqu'à 13 h[25]. En fin de journée, 1 400 hectares ont brûlé[26]. La propagation rapide du feu est favorisée par la sécheresse qui sévit en Europe.
Feu en Gironde
Le , le feu ravage 4 800 hectares et provoque l'évacuation de 20 000 personnes. Le vent étant orienté vers le sud-ouest, le feu atteint le bourg de Lège-Cap-Ferret où des maisons sont incendiées[27]. Le feu ayant atteint certaines maisons du bourg de Lège, les autorités et les pompiers craignent que le feu traverse et coupe la RD106, seule route permettant l'accès et la sortie de la presqu'île du Cap Ferret[28] où se trouvent à cette période de nombreux habitants et touristes. Ainsi, une évacuation préventive de l'ensemble de la presqu'île est décidée dans la nuit du 23 au 24. Plus de 1200 personnes sont évacuées par voie maritime jusqu'à Arcachon. Le reste est évacué par voie terrestre, par bus ou leur propres moyens. Au total, 36 000 personnes sont évacuées de la presqu'île du Cap Ferret[29].
Le , le feu brule 19 000 hectares, 110 000 personnes sont évacuées, par voies terrestre ou maritime, de la presqu'île du Cap Ferret jusqu'à Lacanau au Nord ou Lanton à l'Est. Le feu parcourt 30 000 hectares et 42 pompiers sont blessés. Poussé par des vents d'ouest, l'incendie menace l'agglomération bordelaise et expose la population à des fumées toxiques. Des moyens militaires sont déployés pour protéger l’agglomération et ses sites sensibles d'une propagation de l'incendie. À 18 h, se forme un pyrocumulonimbus capable de produire des « attaques de braise », constituant un risque majeur pour l’agglomération. Des évacuations préventives d'une ampleur inégalée sont organisées dans les zones les plus exposées des communes hors rocade[30] : Saint-Médard-en-Jalles (33 000 personnes), Le Haillan (11 400), Saint-Jean-d'Illac (9 600), Martignas-sur-Jalle (8 000), Saint-Aubin-de-Médoc (7 800) mais aussi de Mérignac (78 000) et d'Eysines (24 800), pour ces deux dernières communes seules les populations habitant à l'extérieur de la rocade sont concernées; au total 167 000 personnes sont déplacées. Le feu détruit 140 maisons en Gironde[30]. Des notifications sur smartphones par le système FR-Alert sont émises pour alerter la population et procéder aux évacuations ordonnées par les préfectures[31]. Le président de la République Emmanuel Macron fait appel au mécanisme européen de protection civile, qui permet aux forces engagées de recevoir le renfort de deux Canadair croates, deux Air Tractor portugais et deux Black Hawk tchèque et slovaque[32].
Dans la nuit du 24 au 25 en Gironde, la menace diminue grâce à l'humidité et au vent qui s'oriente vers le nord, exposant notamment les communes de Lacanau et de Sainte-Hélène. Le à la mi-journée, le bilan officiel pour le feu de Saumos en Gironde est de plus de 32 000 hectares brûlés, 167 000 personnes évacuées, avec un incendie qui n'est plus convectif mais reste dangereux[33]. Au Porge, 183 maisons brulent[34]. Le département est placé en vigilance noire pour feux de forêt. Les vacanciers sont invités à reporter leur arrivée en Gironde ; les billets de trains concernés sont reportés ou remboursés. Un premier largage de retardant est effectué par un A400M de l'Armée de l'air et de l'espace française[35]. Il fait partie d'un important déploiement de renforts de l'armée avec engagement de 1 500 militaires, l'appui d'un drône Reaper, d'un A330 MRTT et d'un hélicoptère NH90[36].
Le 26 au matin, le vent pousse l'incendie vers le sud-est. Une zone comprise entre Blagon et Croix d'Hins est en flammes. Sophie Brocas, la préfète de Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine ordonne l’évacuation préventive de 55 000 personnes supplémentaires à Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas, ce qui porte le nombre d’évacuations à 220 000[37] et en fait la plus importante évacuation depuis la guerre[38]. Elle déclare que 42 000 ha ont brûlé (soit 10 000 en 24 h).

Au cours de la nuit précédente, l’axe routier de la A63 ferme sur près de 70 km, de l’échangeur 15 de la rocade bordelaise jusqu’à la sortie 23 de Marcheprime dans le sens Bordeaux-Espagne et de la sortie 17 de l’A63 de Liposthey à l’échangeur 15 de la rocade dans le sens Espagne-Bordeaux[39].
Les liaisons ferroviaires par TER Nouvelle-Aquitaine et TGV Sud depuis Bordeaux en direction de Dax et Hendaye, d'Arcachon, de Mont-de-Marsan, de Pau et Tarbes sont interrompues dans la matinée[40].

Le 27 au matin, à la veille d'une nouvelle canicule annoncée, les conditions météorologiques sont favorables en termes d'hygrométrie, température et vitesse de vent avec un faible vent de Nord. Les forces de sécurité mettent les conditions à profit pour élargir ou créer des pare-feux appropriés[41]. Des municipalités prennent aussi des initiatives en ce sens[42].

Le 28 au matin, l'incendie est stable mais l'annonce de vents orientés vers l'ouest / nord-ouest conduit les autorités à procéder à l'évacuation de 4 000 touristes des lieux de vacances de Lacanau[43]. En contrepartie, 60 000 personnes des 222 000 évacuées peuvent regagner leur domicile à Mérignac, Haillan ou Eysines, tout en restant prêts en cas d'aggravation de la menace[44].
Au , 121 kilomètres de pare-feux ont pu être réalisés, alors que les vents se réorientent vers l'Est[45]. Le feu ne progresse plus territorialement mais les pompiers combattent pied à pied plusieurs reprises de feu[46].

Le 30 juillet, 84 000 habitants de neuf communes sont autorisés à rentrer chez eux : Mios, Le Barp, Cestas, Saint-Jean-d’Illac, Martignas-sur-Jalle, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc, Salaunes et Sainte-Hélène[47] (soit 144 000 personnes au total)[48]. En soirée, le feu est jugé « stabilisé ».
Le , les habitants des communes de Biganos, Lanton, Andernos-les-Bains et Audenge peuvent regagner leur domicile[49], suivis le lendemain par ceux d'Arès, Marcheprime, Le Temple et Saumos[50].
Le , le feu est « fixé », c'est à dire qu'il continue à brûler, mais ne progresse plus à de nouveaux endroits[51].
Le 2 août, la préfète de Gironde, Sophie Brocas, annonce que les habitants de Lège-Cap-Ferret, de l'entièreté de la presque île ainsi que les habitants du Porge, sont autorisés à regagner leurs habitations.
Le 3 août, la réintégration est autorisée pour les dernières communes encore evacuées : à partir de 14 h pour le bourg de Lège et Le Porge (hors deux quartiers) et 19 h pour la presqu'île[52] (hors campings)[53]. Les quartiers Le Ferron et Plein Soleil du Porge sont réintégrés le , car l'incendie a révélé la présence d'obus enterrés dans des champs à proximité des habitations[53],[54].
Feux landais


Le , un incendie démarre aux alentours de 15 h 45 dans les Landes sur la départementale 652 à Biscarrosse[55], provoqué par l'incendie accidentel d'un fourgon qui s'étend à la végétation attenante.
Au , à Biscarrosse et Parentis, 2 600 hectares ont brûlé et 23 000 personnes sont évacuées[56], cinq pompiers sont blessés[57],[58].
Le au matin, le bilan est de 3 500 hectares parcourus par le feu et de 31 000 personnes évacuées, pour les deux communes landaises ; l'évacuation préventive de la commune de Sanguinet est décidée[59]. 198 bâtiments (maisons et zone commerciale et industrielle) ont brulé[60]. Le feu n'est pas fixé mais il est mieux contenu et les premiers retours d'habitants sont autorisés[61].
Il est fixé le au soir[62] et maîtrisé le [63].
Le , un nouvel incendie commence près de Luglon et Garein[64]. Après avoir parcouru 1 700 hectares, il est fixé le [65].
Lutte contre le feu
La lutte contre les incendies dans le Sud-Ouest a nécessité la mobilisation de 3 300 sapeurs-pompiers[66] et 1 500 militaires[67]. Parmi eux, plus de 330 sapeurs-pompiers ont été blessés en Gironde[68]. Dix-huit moyens aériens sont engagés[69].
Aide internationale

La France a pu bénéficier d'un soutien de nombreuses nations du Portugal à la Turquie en passant par l'Ukraine, la Roumanie, la Slovaquie, la Tchéquie, la Croatie, la Suède, l'Allemagne ou la Suisse[70]...
Accompagnement citoyen
Un soutien sans précédent est fourni par des agriculteurs, particuliers, entrepreneurs… se relayant auprès des pompiers pour leur apporter des citernes d'eau, des engins de terrassement ou éteindre des lisières[71].
Des mesures de protection animale sont également engagées par des associations de protection animale actives en bordure des zones sinistrées, comme l'association FUTUR qui a ouvert une cellule de crise pour rapatrier les animaux domestiques perdus lors de l'évacuation ou assurer le transport de la faune sauvage en urgence vitale[72].
Accompagnement médicosocial
Un centre d'hébergement d'urgence est mis en place au parc des expositions de Bordeaux[73].
L'ARS émet des recommandations face aux incendies[74].
Des masques FFP2 sont mis à disposition des soignants et des personnes vulnérables dans les pharmacies[75].
Bilan
Pour le chercheur Sylvain Delzon de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), il faut faire la part des feux de sous-bois et des feux de cime pour quantifier les dégâts[76].
Conséquences écologiques et sanitaires
La combustion des pins produit des fumées toxiques dont il convient de se protéger (confinement, coupure de la ventilation mécanique contrôlée…), des cendres chargées en métaux lourds lessivées par les pluies et polluant les eaux[77]. Les fumées sont chargées en particules fines (inférieures à 1 µm), de composés organiques volatils cancérogènes (dont l’acroléine, le méthanal et le benzène), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des oxydes de carbone (CO, CO2) et d'azote (NOx)[78].
Les cendres toxiques doivent être nettoyées à l'eau et non soufflées[74].
Faune
La faune sauvage paie un lourd tribut au feu.
Recherche forestière
L'incendie a détruit 80 hectares consacrés à la recherche forestière (espèces ou variétés adaptées au changement climatique, résistance aux agressions biologiques…)[79],[80].
Conséquences économiques
Treize mille entreprises ont dû cesser leur activité du fait les évacuations. Le gouvernement met en place les possibilités chômage partiel. Les assurances accordent des délais élargis pour la déclaration des sinistres[81].
Les assureurs vont devoir indemniser des centaines de millions d'euros en Gironde et dans les Landes[82].
Le secteur du tourisme est fortement touché en pleine saison. Après l'appel des autorités à ne pas se rendre en Gironde au plus fort de l'incendie, beaucoup de touristes ont annulé leur venue, même dans des sites non concernés par l'incendie. Début août, l'exécutif, les professionnels et des personnalités appellent les touristes à revenir « par solidarité »[83],[84],[85].
Réactions
Dans les médias, le milieu scientifique appelle à ne pas se contenter de réclamer davantage de moyens de lutte contre l'incendie et à ne pas replanter les mêmes espèces après la catastrophe, et demande que les recommandations des spécialistes en biodiversité, en étalement urbain, en artificialisation des sols, en zonage… soient prises en compte et suivies d'effet. L'alerte porte également sur le faible nombre de communes dotées de plans de défense incendie (à destination des ICPE)[86] et le court-termisme des milieux politiques et économiques[87].
Pour l'écologue Philippe Grandcolas, « il faut arriver à restituer la diversité des paysages »[88]. Pour lui, « ce qui est "punitif", c'est de ne pas prendre de décisions en connaissance de cause scientifique et, au final, d'en souffrir gravement »[88].
Une polémique dénonce le non-maintien d'une capacité de production d'avions bombardiers d'eau dont l'Union européenne a besoin face au vieillissement de la flotte de Canadairs[89], et leur maintien en condition opérationnelle[90]. En 2024, le Premier ministre d'Emmanuel Macron, Gabriel Attal, a annulé la commande de deux Canadair destinés à la lutte contre les incendies[91]. Cela suscite une polémique sur le rapport entre l'ampleur des feux girondins et l'insuffisance des moyens pour les combattre. Ces feux relancent l'intérêt d'une base aérienne de la Sécurité civile à demeure à Mont-de-Marsan dans les Landes, comme promis après le mégafeu de 2022[92],[93].
Les candidats à l'élection présidentielle interpellent l'exécutif au sujet du rapport Beauvau [94] de la sécurité civile qui attend toujours sa loi[95],[89].
Des habitants de la ville du Porge, qui a payé un lourd tribut à l'incendie, s'estiment sacrifiés lors de la propagation du feu de Saumos à Lège-Cap-Ferret, et demandent réparation[96]. Le directeur départemental du Service départemental d'incendie et de secours de Gironde (SDIS 33) a déploré un « procès injuste », indiquant qu'« un [mouvement] de médecins, de camions de carburant » « vers Lacanau et Lège » « a pu susciter une incompréhension »[97].
L'incendie des Landes, causé par un véhicule en flammes, relance le débat sur la présence d'extincteurs dans les véhicules particuliers[98].
La Conférence des évêques de France invite les catholiques à participer aux élans de solidarité envers les personnes touchées par les incendies. Elle encourage notamment les paroisses à laisser leurs églises ouvertes lorsque cela est possible afin d'offrir un refuge face à la chaleur, et à mettre leurs salles paroissiales à disposition des personnes déplacées pour leur apporter repos, réconfort et aide concrète[99].
Enseignements
Parmi les enseignements que l'on peut tirer de l'incendie, on note[76] :
- des pare-feu nombreux et élargis (comme réalisé en catastrophe pendant l'incendie) afin s'assurer une sectorisation du massif forestier ;
- une maîtrise de l'urbanisation avec des distances accrues entre pins et constructions ;
- un débroussaillement approprié des abords ;
- une moindre densité d'arbres pour s'adapter à la ressource en eau ;
- la monoculture pose des problèmes vis-à-vis des ravageurs comme le nématode du pin.
L'intérêt d'une diversité des essences est discuté : si le pin maritime est une espèce adaptée à ce milieu[76], alimentant l'industrie papetière, une forêt mélangée de pins et de feuillus appropriés serait plus vertueuse en termes de fraicheur, de qualité des sols ou de résistance à l'incendie[100],[101].
