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Sécheresse de 2026 en Europe

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La sécheresse de 2026 en Europe est un épisode de sécheresse historique en Europe continentale pendant l'été 2026 associé aux canicules à répétition[1].

carte de l'Europe indiquant les zones en situation de sécheresse. L'Irlande, le Royaume-Uni et l'Europe continentale de la France à l'Ukraine est en rouge, seuls les pays méditerranéens et scandinaves sont épargnés.
État de la sécheresse en Europe en juillet 2026.

Le manque d'eau se fait ressentir dès mai 2026[2]. De nombreux cours d'eau sont à sec et les feux de forêt se multiplient. « L’été 2026 est en passe de devenir le plus chaud jamais enregistré en France[3]. »

Sans lien direct avec le phénomène El Niño dans le Pacifique, l'épisode, lié aux canicules, se traduit par les sols les plus secs connus localement et est le deuxième été le moins pluvieux après 2022[4].

Selon la météorologue Mariam Zachariah, « [l]e changement climatique a rendu cette sécheresse environ cinq fois plus probable dans l'ouest de l'Europe, et environ onze fois plus probable dans l'est de l'Europe »[5].

Les débats publics ont porté plus sur l'adaptation au changement climatique que sur les efforts pour le contenir ou la trajectoire de réduction des émissions nettes, ainsi que sur la disponibilité des moyens aériens de lutte contre l'incendie[6].

Hydrologie

La faiblesse des précipitations combinée aux températures hors norme affecte gravement les réserves d'eau, le débit des cours d'eau et la qualité des sols. Le débit des cours d’eau a atteint son niveau le plus faible depuis plus de trente ans[7].

Les conséquences sont nombreuses :

Europe centrale

L'Europe centrale est durement touchée, notamment le Kosovo, le Monténégro mais aussi la Hongrie ou l'Autriche[8].

Le niveau du Danube est extrêmement bas avec −108 centimètres mesurés dans l'est de la Croatie[9], contraignant la Hongrie et la Roumanie à réduire la production de leurs centrales nucléaires[10].

France

Fin septembre 2026, prés secs en Haute-Savoie.
Stress hydrique de la végétation (pommier, chêne, torminal) dans le sud-ouest de la France.
Vue satellite du territoire 3 années consécutives à mi-août (2024-2025-2026).

Le début d'année 2026 est marqué par un apport hydrique satisfaisant, puis les mois d'avril et mai enregistrent un déficit pluviométrique[11]. Au sortir de la 2e canicule de et après un déficit de précipitations proche de 50 %[12], les réserves d'eau chutent et de nombreux cours d'eau manquent d'eau ou sont à sec. Les sols sont historiquement secs dans de nombreux départements. L'eau disponible pour les sols est en déficit extrême, de la Vendée à la Bourgogne, avec - 95 %. Il ne reste plus que 0,02 % d'eau sur les premiers mètres du sol à Paray-le-Monial[13].

Fin juin, 82 départements français sont concernés par des restrictions d'eau potable[14]. Parmi les zones les plus touchées, on peut citer le territoire de Belfort[15], le Doubs[16] ou le Lot[17]. Le , on compte 95 départements hexagonaux sous restrictions[18].

Début juillet, 16 % des cours d'eau sont à sec[19]. Des restrictions concernant le remplissage ou la vidange des piscines, le lavage des véhicules, l'arrosage d'agrément ou l'irrigation des cultures sont décidées localement. Le Limousin et l'Auvergne sont particulièrement touchés[20]. Mi-juillet, un quart des petits cours d'eau sont à sec[21]. Mi-août, 77 % du territoire est affecté[22].

Le mois de juillet est le mois le plus chaud de l'histoire en France avec une température moyenne de 24,9 °C, un déficit de précipitations proche de 70 % et un excédent d'ensoleillement de 35 % en moyenne[23]. Fin juillet, 99 départements sont concernés par une mise sous surveillance pouvant faire l'objet de restrictions d'usage de l'eau, dont 62 considérés « en crise »[24]. Le gouvernement envisage des mesures exceptionnelles pour sécuriser l'accès à l'eau potable[25].

Le , trois réacteurs nucléaires sont mis à l'arrêt en raison du manque d'eau dans la Meuse et la Moselle[26] et quatre autres, dans la vallée du Rhône, ont dû limiter leur production. La centrale de Golfech est régulièrement arrêtée (dès que la Garonne atteint les 28°). 1 373 petits cours d'eau (43 %) sont à sec ou présentent des ruptures d'écoulement, un quart des petits et moyens cours d'eau sont totalement dépourvus d'eau, un record depuis le début du suivi national en 2012[27],[28]. Des mesures de restriction d'eau touchent 70 % du territoire[29]. Le niveau du lac d'Annecy, qui alimente l'agglomération, baisse de 45 cm[30]. Le niveau très bas du Rhin affecte le transport fluvial, en baisse de 85 % à Strasbourg[31] et conduit à des ruptures d'approvisionnement en carburants[32].

Avec l'intensité de l'assèchement des sols, 55 % du territoire hexagonal est concerné par le risque de retrait-gonflement des argiles et ses conséquences sur les infrastructures et le bâti[33].

Italie

Le débit du Pô est tellement bas que l'eau de mer remonte les terres sur 20 km, compromettant les cultures environnantes[34].

Royaume-Uni

Le mois de juillet a été le plus sec enregistré depuis presque 200 ans[35]. Tout le Pays de Galles est touché par la sécheresse[36]. Des records d'absence de précipitation sont battus[37] et des restrictions d'arrosage sont édictées pour les particuliers[38], créant des dissensions entre voisins[39]. En août, l'état de sécheresse est étendu à quatre autres régions, avec les canicules potentielles[40].

Influence du changement climatique

Le , le World Weather Attribution publie une étude d'attribution qui conclut que la sécheresse agricole ou écologique (c'est-à-dire en première approximation l'aridité des sols) observée en Europe dans la première moitié de 2026 est plus importante du fait du changement climatique d'origine humaine. Les chercheurs estiment qu'une sécheresse des sols de la sévérité observée en Europe de l'Ouest sur la période d'avril à a été rendue cinq fois plus probable qu'elle ne l'aurait été en l'absence du changement climatique, et que celle observée en Europe de l'Est durant les six premiers mois de l'année a été rendue onze fois plus probable[41],[42].

Une analyse vulgarisée publiée par l'Institut Pierre-Simon-Laplace en , qui s'appuie sur la combinaison d'un indicateur de sécheresse météorologique (SPEI-6) et d'un indicateur de températures, conclut que l'épisode combiné de sécheresse et de chaleur — les deux s'alimentant réciproquement — survenu en en Europe a été rendu significativement plus probable du fait du changement climatique : « sans l’influence des activités humaines, l’événement chaud et sec de juin 2026 aurait été moins intense, voire impossible dans certaines régions »[43].

Conséquences

Agriculture

Les productions agricoles sont affectées par la sécheresse. De nombreux secteurs sont concernés. L'arboriculture française voit ses rendements chuter de 20 %[44]. La production de maïs est attendue en baisse de 30 %[45]. La production maraichère est gravement affectée et les salades disparaissent des rayons[46]. Les pâtures grillées conduisent les éleveurs à entamer leur fourrage d'hiver[47] et affecte la production de lait[45]. La production de fromages AOP comme le Salers est compromise faute de pouvoir pâturer (le fromage est alors déclassé en Cantal)[48].

Industrie

La production d'électricité d'origine nucléaire est affectée en raison de la baisse du niveau des fleuves, notamment du Danube[49], de la Garonne[50], de la Meuse[51] et de la Moselle[52].

Feux de forêt

Début juillet, on dénombre plusieurs feux de forêt de grande ampleur dans le sud de l'Europe[53],[54],[55]. Le début d'année pluvieux a favorisé le développement de la végétation puis chaleur et aridité l'ont desséchée, offrant un combustible abondant aux feux naissants[56],[57]. Fin juillet, plus de 460 000 hectares de forêt ont brulé en Europe[58]. Fin août, on en dénombre 1 200 000 dont 380 000 en Espagne[59]. Ces feux génèrent l'émission d'environ 27 mégatonnes d'équivalent CO2[60].

Après les incendies, les sols dénudés peuvent produire des coulées de boues à l'occasion d'un orage violent[61],[62].

Allemagne

Un feu a conduit à l'évacuation de 1 800 personnes le dans la ville de Hürtgenwald[63].

Belgique

Le , un feu se déclare dans les Hautes-Fagnes et détruit 3 000 hectares. C'est le plus important incendie que la Belgique a connu depuis celui de 1911 dans la même région[64]. La Belgique a dû solliciter l'aide de renforts européens[65].

Croatie

Un feu majeur frappe la région de Lokva Rogoznica le , causant un mort et 40 blessés ainsi que d'importants dégâts matériels. Un millier d'habitants ont été évacués[66].

Espagne

Mobilisation des moyens de sécurité civile européens.

L'Espagne est confrontée à la pire saison de son histoire avec 170 000 hectares ravagés depuis le début de l'année[67].

Un incendie commencé le à La Bisbal d'Empordà, à proximité de Gérone, dévaste 2 300 hectares[68]. Un feu déclenché le à Los Gallardos en Andalousie parcourt 6 600 hectares[69] faisant un bilan humain de 13 morts et 23 disparus[70],[71]. Un incendie déclenché le à Orès dans la province de Saragosse a détruit 16 000 ha le [72].

Un mégafeu s'est déclaré le dans la Sierra de Tamajón, province de Guadalajara. Hors de contrôle le , il ravage 16 000 hectares[73], 32 000 hectares en fin de semaine[74]. Le , deux des trois incendies qui ravagent l'ouest de Madrid, celui de San Martín de Valdeiglesias et celui de Villa del Prado, ont fusionné et risquent de rejoindre celui de la province d'Avila. 25 000 hectares ont brulé et 70 000 personnes sont évacuées ou confinées[75],[76]. Face à l'ampleur inédite de ces feux, les autorités ont déclaré « l'état d'urgence nationale »[77] et sollicité l'aide de l'Europe[78]. Un important site de télécommunications spatiales de la Nasa est touché par l'incendie[79]. Au ces feux ont parcouru plus de 77 000 hectares ; 76 000 personnes sont déplacées et 30 000 autres confinées[80]. L'état d'urgence nationale est levé le [81]. Un incendie finalement maîtrisé à Valence fait une victime[82].

France

Canicules de et

En 2026, à la mi-juillet, les feux ont parcouru plus de 42 000 hectares, ce qui constitue un nouveau record[83]. Au , on compte 115 000 hectares parcourus[84] et on estime fin août que plus d'1,5 million de tonnes de carbone a été émise depuis le début de l'année[85].

Camping Le Brasilia après l'incendie à Canet-en-Roussillon le 4 juillet 2026.

Début juillet, le pays est confronté à une vingtaine d'incendies. Dans les Pyrénées-Orientales, 2 000 personnes sont évacuées de Canet-en-Roussillon après un incendie qui s'est déclaré le [86].

Un autre incendie initié à Oupia, dans l'Hérault, atteint l'Aude parcourant 900 hectares[87] et nécessite des évacuations à Mailhac et Pouzols-Minervois avant d'être fixé le [88].

La vigilance rouge aux feux de forêt est étendue[89] à sept départements le [90].

Incendie de Trévillach le vu depuis Perpignan.

Un incendie déclenché le à Trévillach dans les Pyrénées-Orientales parcourt 1 650 hectares, nécessitant l'engagement de 700 pompiers, 200 véhicules et cinq appareils bombardiers d'eau[91] est hors de contrôle le . 12 000 personnes ont été évacuées sur plusieurs communes dont Ille-sur-Têt[92]. Le dispositif européen RescUE engage quatre avions bombardiers d'eau en renfort[93]. Il a dévasté 5 000 ha et touché 46 bâtiments[94]. Il est fixé le au soir[95].

À Lédenon (Gard) le , un incendie détruit 540 hectares, trois maisons et une exploitation agricole. Il est fixé après huit heures de lutte[96].

Dans la Drôme, un feu causé par un impact de foudre le dans le massif de Justin à Die est hors de contrôle[97]. Le , il a conduit à évacuer deux villages[98]. Il est fixé le après avoir brulé 4 400 ha[99].

En Savoie, plus de 5 000 personnes sont bloquées à Planay et Pralognan-la-Vanoise par un feu déclenché le par la foudre[100].

En forêt de Fontainebleau, un double incendie criminel allumé le , coupant l'autoroute A6, est fixé le au soir après avoir détruit plus de 2 000 ha[101].

Deuxième quinzaine de
Situation au 29-07-2026 des zones brûlées et départs de feu, telle que restituée par Effis.

Le Var subit deux incendies consécutifs, un premier parti de Taradeau le puis un autre de grande ampleur à Pontevès le dans le massif du Gros Bessillon[102]. Ils ont détruit plus de 2 700 hectares. 500 personnes ont été évacués[103]. Au , le feu a brulé 4 500 hectares ont été parcourus[104]. Il est fixé le au soir[105]. Un pyromane est incarcéré. Le feu est réactivé par le mistral le , causant l'évacuation de 2 500 personnes[106].

Les 22 et 23 juillet, deux mégafeux convectifs[107], déclenchés accidentellement à Saumos (débroussaillage Enedis) puis à Biscarrosse (incendie de véhicule), ravagent les monocultures de pins maritimes du littoral des Landes de Gascogne, en pleine saison touristique. Poussé par des vents d'ouest, l'incendie de Gironde menace l'agglomération bordelaise et expose la population à des fumées toxiques. Il est fixé le après avoir parcouru 42 000 hectares et causé l'évacuation de 222 000 personnes[108].

En Corse, le feu déclenché le dans la vallée de la Restonica à Corte détruit 900 hectares[109]. Un second incendie virulent se déclare le sur la commune de Biguglia[110].

Du au , un feu dunaire ravage 190 ha dans le secteur de Mont-Frieux et de Dannes[111]. En même temps, un feu parcourt 230 ha et nécessite l'évacuation de 190 personnes[112] à Saint-Just, au sud de Rennes[113], avant d'être maîtrisé le [114].

Dans les Landes, un feu se déclare le sur la commune de Luglon. Il a nécessité l'évacuation de 650 personnes et détruit près de 1 700 ha. Il bénéficie de l'appui d'un hélicoptère bombardier d'eau Chinook australien[115].

Le , un feu dans le massif forestier de Monthermé est circonscrit après avoir brûlé plus de 110 hectares[116].

Le , un feu se déclare à Puilaurens dans l'Aude et dévaste 225 hectares avant d'être fixé le [117],[118].

Grèce

La Grèce est durement touchée par les incendies.

La Crète fait face à trois incendies dont l'un, initié le dans le district de Rethymnon, a nécessité l'évacuation par la mer de 8 000 personnes. 4 500 hectares ont brulé[119]. Deux pompiers y ont trouvé la mort dans ces combats[120].

Un mégafeu, commencé le , ravage environ 10 000 hectares à Pórto Germenó et s'approche d'Athènes. Deux hélicoptères bombardiers d'eau s'accrochent dans la région de Psatha, tuant l'équipage de l'un d'entre eux[121].

Le , un double feu fait deux morts l'île de Salamine[122], tandis qu'un autre dans l'île de Skýros détruit 1300 hectares[123].

Norvège

L'incendie d'une maison à Drammen le s'est rapidement propagé aux environs du fait de la sécheresse. Plus de cent logements ont été entièrement détruits selon les autorités[124].

Portugal

Un incendie déclenché le dans la commune de Vouzela, dans le district de Viseu, a brulé une surface de l'ordre de 13 500 hectares avant d'être maîtrisé le . Il a nécessité l'engagement de plus de 1 000 pompiers[125].

Un incendie se déclare le à Valpaços. Il parcourt plus de 6 000 hectares[126].

Royaume-Uni

En Écosse, un incendie s'est déclaré le vers 18 h 40 BST à Arthur's Seat près d'Édimbourg après plusieurs semaines sans pluie[127],[128].
Le , un incendie ravage 600 hectares dans le parc national de Cairngorms, à l'ouest d'Aberdeen[129].

Suisse

En Suisse, 5 % de la masse de glace du pays a disparu[130].

Conséquences économiques

En Europe, le coût des vagues de chaleur de 2026 entraînent une perte de production annuelle estimée à 113 milliards d'euros dans 30 pays selon l'assureur Allianz. L'Italie, l'Allemagne et la France représentent près des deux tiers de la perte financière estimée. L'Italie enregistre la charge la plus lourde, avec 27,8 milliards d'euros, suivie de l'Allemagne (25 milliards d'euros) et de la France (20,1 milliards d'euros). Si l'on y ajoute la Belgique (9,4 milliards d'euros) et les Pays-Bas (9,2 milliards d'euros), la part de ces cinq économies atteint 81 % du total[131].

En France, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, évalue les coûts directs et indirects des vagues de chaleur extrêmes de 2026 entre 10 et 15 milliards d'euros[132], soit des coûts bien supérieurs aux 5,6 milliards d'euros estimés pour la sécheresse de 2022[133].

Le gouvernement annonce le , un plan « global » avec des mesures d'urgence pour compenser les difficultés économiques, face au risque de faillite d'exploitations, et faciliter l'accès des agriculteurs à l'eau[134].

Enseignements et débats

Le principal enseignement de cette sécheresse historique est qu'avec le changement climatique causé par nos émissions nettes (directes ou importées) de gaz à effet de serre, les réserves d'eau hivernales ne suffisent plus à compenser le manque d'eau en saison sèche et que les périodes de sécheresse sont de plus en plus longues et fréquentes[135],[136].

La sévérité de la sécheresse remet sur la table des débats anciens mais non encore concrétisés à grande échelle comme :

Certains médias suggèrent des pratiques domestiques économes en eau, comme[141] :

  • limiter les douches à 2 minutes ;
  • privilégier des lavages, pour le linge comme la vaisselle, en machines bien remplies plutôt que manuels, etc.

Réponse politique

La commissaire européenne Teresa Ribera attribue les attaques contre la politique environnementale de l'UE à des arguments dénialistes (« à motivation idéologique »), propagés par des personnes ayant des intérêts dans les énergies fossiles[142] (ou tout au moins dans le statu quo). Le , alors que l'Espagne brule, le pacte d'État sur l'urgence climatique élaboré en concertation par le gouvernement de Pedro Sánchez, est rejeté par une droite climatosceptique[143].

Une polémique dénonce le non-maintien d'une capacité de production d'avions bombardiers d'eau dont l'Union européenne a besoin face au vieillissement de la flotte de Canadairs[144] et leur maintien en condition opérationnelle[145]. L'extrême droite, dans une stratégie d'opposition entre villes et campagnes, oppose les travaux pour permettre la baignade dans la Seine à des achats de Canadairs[146] (par ailleurs indisponibles).

Le président français Emmanuel Macron préside le une cellule interministérielle de crise consacrée aux incendies[147], et appelle à « rester unis » et à « se battre pour gagner la bataille » contre le feu, tout en reconnaissant que « les semaines à venir seront dures »[148]. Il réaffirme à cette occasion le plein engagement de l'État pour faire face à la saison exceptionnellement intense de feux de forêt sur le territoire national[149].

Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes, demande à Emmanuel Macron de « réunir les forces politiques de ce pays, groupes parlementaires et partis politiques », pour statuer sur la situation climatique. Elle regrette que le Beauvau de la sécurité civile de 2025 n'ait pas abouti à une loi, contrairement à ce qui était promis[150]. Les milieux dénialistes tentent en retour d'attribuer aux écologistes la responsabilité de la sècheresse et de ses conséquences[151],[152].

Ce nouvel épisode de chaleur « va encore accentuer » une « sécheresse déjà historique », a déploré pour sa part la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, en réunissant le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique[153]. Le , elle déclare : « Nous faisons face à une situation exceptionnelle qui appelle une mobilisation exceptionnelle. […] Plus de 40 000 personnes » subissent déjà « des coupures d'eau au robinet » à cause de la sécheresse « installée, précoce, généralisée, durable et particulièrement intense » qui frappe la France[154].

Notes et références

Voir aussi

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