Jacques Fournier (fonctionnaire)
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| Président de la SNCF | |
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| Secrétaire général du gouvernement | |
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| Secrétaire général adjoint de la présidence de la République française |
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| Nom de naissance |
Jacky Fournier |
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| Distinction |
Jacky Fournier[1], dit Jacques Fournier, né le [2] à Épinal et mort le [3],[4] à Paris 15e, est un haut fonctionnaire français[5]. Parmi ses différentes fonctions, il fut secrétaire général du gouvernement de 1982 à 1986, président de Gaz de France de 1986 à 1988, puis président de la SNCF de 1988 à 1994.
Jeunesse et études
Jacques Fournier passe sa jeunesse et fait ses études en Algérie française. Il étudie à l'Institut d'études politiques de Paris et est titulaire d'une licence de droit[6]. Il intègre l'École nationale d'administration[6].
Marié à la fille cadette de Mohand Tazerout (Philosophe, écrivain, traducteur et civilisationniste algérien).
Parcours professionnel
Il est nommé conseiller juridique de l’ambassade de France au Maroc (1961-1964).
Il a été conseiller d'État et a été membre du Commissariat général au Plan. Il a ensuite exercé les fonctions de secrétaire général adjoint de l'Élysée, puis de secrétaire général du gouvernement de 1982 à 1986. Après l'arrivée du nouveau chef du gouvernement Jacques Chirac, il est remplacé dans ses fonctions par Renaud Denoix de Saint Marc, réputé plus proche de la nouvelle majorité. François Mitterrand obtient de Chirac l'engagement de le nommer à un poste important[7]. Il devient ainsi président de Gaz de France (de 1986 à 1988), puis devient président du conseil d'administration de la SNCF le où il succède à Philippe Rouvillois, « démissionnaire » à la suite de l'accident à la gare de Lyon (56 morts) et celui à la gare de l'Est (1 mort)[8]. La SNCF vient alors de connaitre 4 présidents en 4 ans avec deux accidents en 1985 et une longue grève en 1986[8]. Sous la présidence de Jacques Fournier, le TGV Atlantique est prolongé jusqu'au Mans. La SNCF bat un nouveau record mondial de vitesse sur rail à 513,3 km/h, le mais le monde ferroviaire voit en 1991, l'adoption de la directive européenne qui introduit la concurrence pour le rail[9]. Il quitte la présidence après presque 6 ans de mandat, le [10].
Militant politique, il est membre du Parti socialiste à la suite du congrès d'Épinay en 1971 et est membre du CERES. Il est candidat aux élections législatives dans les Hauts-de-Seine[10].
De 1998 à 2002, conseiller d'État honoraire, il est désigné par le président de l'Assemblée nationale comme membre du Conseil supérieur de la magistrature[11].
Un communiqué de la SNCF annonce sa mort à 92 ans le [9]. L'actuel président du groupe ferroviaire, Jean-Pierre Farandou déclare : « Il fut un grand président de la SNCF, un grand artisan de la décentralisation et de la régionalisation de l’entreprise. Un homme d’une grande humanité qui a incarné et défendu le service public “à la française” »[9].
Parcours universitaire
Jacques Fournier enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris. Lors des évènements de Mai 68, il est élu comme représentant des professeurs et des directeurs de séminaire pour négocier avec les élèves, aux côtés d'Hélène Carrère d'Encausse, Alfred Grosser, Georges Lavau et Pierre Viot[12].
En 1976, il publie avec Nicole Questiaux un volumineux Traité du social, utilisé par plusieurs générations d'étudiants[9].