Jean-Baptiste Grosgeorge fit ses études au petit séminaire d'Autrey et au grand séminaire de Saint-Dié dans les Vosges. Il se présenta au Séminaire des Missions étrangères de Paris le .
Il fut ordonné prêtre le et partit pour le Cambodge le . Après avoir étudié la langue à Phnom Penh, paroisse de Rosey-keo, il administra le district de Cai-quanh en 1871, et celui de Cai-doi en 1872.
Il est nommé en 1873 au séminaire de Cu-Lao-Gieng,à la fois comme professeur et supérieur. Il s'occupa aussi très activement des Sœurs de la Providence de Portieux qui, comme lui, étaient originaires du diocèse de Saint-Dié. Comme ces religieuses ne pouvaient pas suffire à tous les besoins de la mission, il leur fit instituer un noviciat de Sœurs annamites. Pour donner du travail aux orphelines, il organisa une filature de soie. Il prit également une grande part à la fondation d'hôpitaux indigènes.
Il parcourut aussitôt activement son vicariat. Il demanda aux missionnaires d'apprendre le cambodgien, et pour en faciliter l'étude, il fit commencer un nouveau dictionnaire cambodgien-français. Les caractères cambodgiens n'existant pas encore en imprimerie, il en demanda la fonte à l'imprimerie de Nazareth à Hong Kong.
Il créa plusieurs nouveaux districts, et essaya de faire pénétrer le christianisme chez les peuplades sauvages, en particulier chez les Kouys[1].
En , comme il accomplissait une tournée pastorale, il fut atteint de pleurésie, mais continua néanmoins ses visites, aussi rentra-t-il très affaibli à Phnom Penh. Vers la fin de 1900, il s'installa au séminaire de Cu-Lao-Gieng; il y mourut le , et fut enterré dans la chapelle du séminaire.