Jean-Yves Deuffic, né le à Audierne[1] et mort le à Brest[2], est un ouvrier du bâtiment blessé mortellement à coups de crosse par la police lors des émeutes d'août 1935.
Manifestants fuyant devant une charge de la police à Brest le 6 août 1935.
Père de quatre enfants, Jean-Yves Deuffic se retrouve accidentellement mêlé à une manifestation des ouvriers de l'Arsenal de Brest tandis qu'il se dirigeait vers le quartier Recouvrance à Brest le mercredi au soir[3],[4]. Cette manifestation s'inscrivait dans un élan insurrectionnel aux bases navales de Brest et Toulon à la suite d'un décret-loi du gouvernement Laval abaissant de 10% les dépenses de l’État[5]. Pris au milieu d'une charge policière, Jean-Yves Deuffic se réfugie à l'intérieur de l'Hôtel des PTT où il se fait confondre avec les manifestants. Il est violemment matraqué à la tête et décède des suites de ses blessures quelques jours plus tard[6].
↑Gilles Vergnon, Un enfant est lynché. L'affaire Gignoux, 1937, Paris, Presses universitaires de France, (lire en ligne), chap.4 («Une politisation par l’affrontement?»), p.181-244
Alain Le Moigne, Août 1935 à Brest: un souffle révolutionnaire aujourd’hui oublié, t.90, Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, , 24p. (lire en ligne)
Benoît Kermoal, «Brest, août 1935: micro-dynamique d’une mobilisation», Hypotheses, (lire en ligne)