Mort de Mohamed Bendriss
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| Mort de Mohamed Bendriss | |
| Fait reproché | Possible violence policière |
|---|---|
| Chefs d'accusation | Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner |
| Pays | |
| Ville | Marseille |
| Date | |
| Nombre de victimes | 1 |
| modifier |
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La mort de Mohamed Bendriss est celle d'un homme de 27 ans, tué à Marseille par la police dans la nuit du au .
L'évènement se déroule à Marseille[1] pendant la troisième nuit des émeutes consécutives à la mort de Nahel Merzouk, tué par un policier à Nanterre[2]. Mohamed Bendriss, un Marseillais de 27 ans, circule à scooter, et décède en bas du cours Lieutaud vers une heure du matin le . Son corps est marqué d'impacts de balles de LBD[1] tirées par le RAID, assurant exceptionnellement le maintien de l'ordre.
Suites judiciaires
Les enquêteurs de l'IGPN récupèrent la vidéo d'une témoin, filmée dans la rue de Rome. Les comptes rendus de son audition montrent que les enquêteurs de l'IGPN ont demandé à cette témoin de ne pas évoquer l'implication du RAID dans l'affaire[3].
Trois policiers du RAID sont mis en examen en pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner : Alexandre P., Jérémy P. et Sylvain S.[4] L'un dément avoir fait tiré, les deux autres invoquent la légitime défense[5],[6].
Des vidéos montrent le moment où le RAID tire sur Mohamed Bendriss, à 1 h du matin : son scooter remontait une colonne de véhicules, dans une rue calme ; il roulait à distance des policiers au moment où il est touché. Ces images contredisent la version des policiers selon laquelle il aurait forcé un barrage[7].
Trois agents de la même unité du RAID sont impliqués dans une autre affaire, les blessures au visage d'Abdelkarim Y., cousin germain de Mohamed Bendriss, dans la nuit du au [8]. Deux d'entre eux, Alexandre C. et Gilles N., sont mis en examen en pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation définitive par personne dépositaire de l'autorité publique[9].
Une expertise remise aux juges d'instruction fin conclut que Mohamed Bendriss est mort des suites du tir de LBD (et non pas à de la munition de type “bean bag”) de l'un des policiers, Alexandre P., lequel a affirmé que le comportement de Mohamed Bendriss était menaçant[10],[11].