Jean Frois-Wittmann
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Jean Frois-Wittmann, né le à Paris où il est mort le , est un psychanalyste français.
Il fait ses études secondaires au lycée Henri-IV. Il est le cousin de Pierre Janet, qui lui donne des cours de philosophie[1]. Il s'inscrit ensuite à l'école des Beaux-Arts, dans l'atelier de Luc-Olivier Merson, et se lie au mouvement surréaliste. Durant la Première Guerre mondiale, il est infirmier militaire. En 1920, il s'installe aux États-Unis, et étudie la philosophie et la psychologie à l'université de Princeton. Il soutient en 1929 une thèse intitulée The Judgment of Facial expression, et exerce comme psychanalyste à partir de 1926. À son retour en France en , il se rapproche de la Société psychanalytique de Paris, dont il devient membre adhérent en 1930 et membre titulaire en 1932[1]. Il commence des études de médecine en France, interrompues par sa mort qui est annoncée devant la Société de psychanalyse de Paris par Édouard Pichon, dont il est le cousin.
Travaux
Il est le seul surréaliste à publier dans la Revue française de psychanalyse[2]. Il évoque le livre de Freud dont il fournit un résumé. Il s'intéresse également aux liens entre le surréalisme et la psychanalyse, et il écrit : « Malgré les malentendus actuels, je crois qu'il y a entre le mouvement prolétarien, l'art moderne et la psychanalyse, une vraie affinité, qui vient de ce qu'ils tentent tous trois de comprendre et de libérer l'individu authentique paralysé par la civilisation capitaliste »[3]