Jeanne Lampl-de Groot
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Adriana de Groot |
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Jeanne Lampl-de Groot, née Adriana de Groot, le à Schiedam, et morte le à Zwolle[1], est une psychiatre et psychanalyste néerlandaise. Elle est connue pour ses recherches sur la sexualité féminine.
Fille de l'homme d'affaires Michaël Coenradus Maria de Groot et d'Henriette Dupont[2], elle fait ses études de médecine à l'université de Leyde (1912-1919), puis à l'université d'Amsterdam, où elle obtient son diplôme de médecin en 1921[3].
Elle lit durant ses études, sans doute en 1913 L'Interprétation des rêves, de Sigmund Freud[4]. Au terme de ses études, elle écrit à ce dernier, et lui demande de l'introduire à la psychanalyse. Entre 1922 et 1925, elle suit les séminaires de la Société psychanalytique de Vienne, tout en travaillant à la clinique de Wagner-Jauregg, où elle complète sa formation médicale pour devenir psychiatre. Elle établit des bonnes relations professionnelles et personnelles avec Freud et Anna Freud[2]. Elle se rend en 1925 à Berlin, où elle participe aux activités de l'Institut psychanalytique de Berlin, et fait la connaissance d'Hans Lampl, psychiatre et psychanalyste viennois et ami des Freud, alors en formation à l'Institut, qu'elle épouse[5]. Le couple a deux enfants[4].
Tous deux retournent à Vienne en 1933, lors de la prise du pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne. Jeanne Lampl-de Groot s'intéresse à la psychanalyse des enfants et une recommandation de Siegfried Bernfeld lui permet de travailler dans une clinique pour enfants viennoise. Au moment de l'Anschluss, en 1938, elle retourne aux Pays-Bas avec son mari et leurs enfants. Elle rejoint la société psychanalytique néerlandaise (Nederlandse Vereniging voor Psychoanalyse ; NVPA), fondée en 1917, et travaille comme psychanalyste à Amsterdam. Elle crée, avec Hans Lampl, un cursus de formation pour les thérapeutes et les analystes[4].
Pendant la guerre, l'association psychanalytique fonctionne clandestinement. Après la guerre, en 1946, l'association crée un institut psychanalytique (PAI) sur le modèle des instituts de Berlin et de Vienne. Jeanne Lampl-de Groot s'investit dans des échanges internationaux entre psychanalystes. Elle organise notamment la première conférence d'après-guerre à Amsterdam, en 1950. Elle écrit également plusieurs articles sur la sexualité féminine, et ensuite dirige ses recherches vers une exploration de la psychanalyse et de sa relation avec les autres sciences.
En , elle est l'une des membres du comité de l'Association psychanalytique internationale mandatés à l'issue du congrès de l'API à Londres, afin de vérifier si les pratiques de la Société française de psychanalyse lui permettent de devenir membre de l'association internationale[6]. Ce comité, dont les autres membres sont Phyllis Greenacre et Kurt Eissler pour les États-Unis, et Donald Winnicott et Hedwige Hoffer pour l'Europe, conclut que le « Groupe Lacan » n'est pas en conformité sur le plan de la formation notamment[7].
L'ouvrage Man and mind est un recueil de ses articles, édités pour son 90e anniversaire grâce à ses collègues[8].
Distinctions
- 1963 : vice-présidente de l'Association psychanalytique internationale.
- 1970 : docteure honoris causa de l'université d'Amsterdam,
- 1971 : membre d'honneur de la Société néerlandaise de psychiatrie et de neurologie