Jules de Malbos

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Nom de naissance Augustin Jules Bastide de Malbos
Naissance
Berrias
Décès (à 84 ans)
Berrias
Nationalité Drapeau de la France France
Jules de Malbos
Description de cette image, également commentée ci-après
portrait de Jules Bastide de Malbosc (ou Jules de Malbos)
par Léon Alègre (1813-1844), réalisé le 20 mai 1860
et conservé au musée Léon-Alègre de Bagnols-sur-Cèze
Nom de naissance Augustin Jules Bastide de Malbos
Naissance
Berrias
Décès (à 84 ans)
Berrias
Nationalité Drapeau de la France France
Activité principale
Géologie
Autres activités
Archéologie
Ascendants
Descendants
Famille
Bastide de Malbosc

Jules Bastide de Malbos ou Jules de Malbosc, né le à Berrias en Ardèche et mort dans la même localité le , est un botaniste, géologue, préhistorien, poète et homme politique français.

Dolmens & Spéléologie

Son nom de famille Bastide de Malbosc[1] est indifféremment orthographié Bastide de Malbos ; il signait ses communications Jules de Malbos.

Son père est Joseph Louis Bastide de Malbos (1743-1791), premier maire de Berrias, organisateur des deux premiers Camps de Jalès ; il sera égorgé[2],[3],[4] dans la prison de Pont-Saint-Esprit sous la Terreur alors que Jules, âgé de 10 ans, se cachait dans le Bois de Païolive avec sa mère, Marguerite Aubert de La Mogère (1750-1815)[5],[6].

Il étudia au collège de Tournon[7] avant d'être admis comme aspirant de marine.

Il épouse en 1810 Anne Julie de Lahondès Lafigère, de religion protestante, en 1783. De leurs cinq enfants, seul Paulin aura une descendance ; Eugène de Malbos sera un peintre pyrénéiste de l'époque romantique ; leur fille Françoise-Eugénie de Malbosc, religieuse de l'Assomption, meurt en odeur de sainteté et le récit de sa vie sera écrit par le cardinal de Cabrières[8].

Il est membre de la Société géologique de France[9] et correspondant de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse dans la classe des Sciences, section d'Histoire naturelle à compter de 1854[10]. Il vécut à Berrias, puis, à la fin de sa vie, au château de Saint-Victor-de-Malcap[11].

Dolmen dans les bois près de St-Alban"
Carte postale début XIXe siècle.
Un dolmen de Berrias
Grotte de la Cocalière, salle des refets.

Il est un précurseur des recherches préhistoriques en Vivarais et dresse l'inventaire de 77 dolmens sur les 150 qu'il a visité[12] et les 800 que compte l'Ardèche, notamment sur les communes de Beaulieu (dolmen du Bois des Roches), Banne (dolmen de la Lauze), Saint-Alban (dolmen du Calvaire), Bourg-Saint-Andéol (dolmens des Joyandes) et Saint-Remèze (dolmens de la forêt de Malbosc).

Dans les montagnes du Vivarais, et plus particulièrement sur le plateau des Gras, les gorges de la Beaume, la basse-vallée du Chassezac ou le bois de Païolive, Jules de Malbos a : observé en 5 ans plus de 150 grottes, dont [il a] découvert le plus grand nombre[13]. Ainsi à son palmarès : le trou de Saint Victor, les grottes de Bourbouillet, la grotte de Côtepatière et l'avent de Peyrejal à Saint-André-de-Cruzières, la caverne de Sauvas, le Tégoul, la grotte de la Cocalière[14], le Ramejadou, Antegoul, le trou de la Goule, la goule de Foussoubie, les cavernes dans la coupe d'Ayrac, la grotte de Barres sur la rive gauche du Chassezac, les grottes des Fabres près de La Laure, les grottes de Coudon, les grottes de Monbrul, la grotte de Païolive, la grotte des Cayre (Chassezac), la grotte de Padelle, la grotte du Mont Bouquet et les grottes fortifiées de Paysac, des Protestants à Navès et de Tharaux.

En particulier, il est considéré comme l'inventeur de la grotte de la Cocalière car il en est le premier explorateur dont on possède les écrits[15]. Il est qualifié de pionnier et spéléologue par la revue du Club Cévenol en 1966 pour son exploration, en 1815, de la grotte de Tharaux et quelques grottes du Mont Bouquet[16].

il est considéré comme le premier découvreur en France d'un insecte cavernicole[17] qu'il décrit en 1854 dans son Mémoire sur les grottes du Vivarais : « Dans la quatorzième salle de la caverne de Tharaux, je ramassai sur une stalagmite blanc de neige, un insecte que j'eus le regret de perdre avant de l'avoir déterminé », probablement le Diaprysius mazaurici[18] redécouvert à Tharaux en 1902 par Félix Mazauric à qui l'espèce fut dédié[19].

Il découvre un fossile à Beaulieu qu'Alcide d'Orbigny nomma de son nom : Pentetogonaster Malbosii[20]. D'autres fossiles portent son nom : un céphalopode Nautilus Malbosi (nommé par Camille Pictet), un brachiopode rhynchonella Malbosi (Pictet), un radiaire Collyrites Malbosi (nommé par Perceval de Loriol), 2 lamellibranche nommés par Pictet : le Mytilus Malbosi (trouvé à Berrias) et le Pholadomya Malbosi.

Musée Malbos

Il offre son cabinet géologique et minéralogique[21], fruit de 40 ans de recherche principalement en Ardèche, au conseil général de l'Ardèche qui, dans une délibération du , décide d'un local pour l'accueillir, qui portera le nom de Musée Malbos[22], musée dont les collections auraient été dispersées[23].

Il a fait don également au Musée Malbos de sa collection de 900 cannes[24] faite de 300 espèces de bois présents dans le Vivarais et, pour 500 d'entre elles, gravées de vers consacrés au charme de la nature, aux fleurs et d'amusantes maximes[25] car il était poète[26],[27],[28] : soit un distique, soit un quatrain, un couplet ou même une chanson tout entière[29].

Auparavant, il avait donné quelques pièces au Musée Calvet d'Avignon, notamment haches celtiques[30],[31], vases en terre, divers fossiles et roches de l'Ardèche ainsi qu'en 1844, d'un fragment de l'aérolithe de Juvinas[32].

Il a également participé à la constitution du cabinet minéralogique et géologique de la Faculté des sciences de Toulouse[33].

Liste des enfants dévorés par les bête du Vivarais, commune de Malbosc, de 1812 à 1815.

Distinctions et mandats politiques

Exemple de Brachiopoda trouvé par Jules de Malbos
et publié dans le Quarterly journal de la Société géologique de Londres en 1869.
Jules de Malbos, par Régis Tartary en 1904, d'après un tableau de Léon Alègre de 1860

Publications et communications

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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