Léa Salamé

animatrice de radio et télévision et éditorialiste franco-libanaise From Wikipedia, the free encyclopedia

Léa Salamé Écouter, née Hala Léa Salamé le à Beyrouth, est une journaliste et animatrice de radio et de télévision franco-libanaise.

Nom de naissanceهالة ليا سلامة
Naissance (46 ans)
Beyrouth (Liban)
NationalitéFrançaise
Libanaise
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Léa Salamé
Nom de naissance هالة ليا سلامة
Naissance (46 ans)
Beyrouth (Liban)
Nationalité Française
Libanaise
Profession Animatrice audiovisuelle
Spécialité Politique française
Récompenses « Femme de l'année 2014 » par le magazine GQ
Prix Philippe-Caloni 2015
Médias actuels
Pays Drapeau de la France France
Média Radio et télévision
Fonction principale Présentatrice de Quelle époque ! sur France 2
Présentatrice du Journal de 20h sur France 2
Historique
Presse écrite GQ (2015-2016)
Radio France Inter (2014-2025)
Télévision Public Sénat (2003-2006)
France 24 (2006-2010)
I-Télé (2011-2014)
France 2 (depuis 2014)
Fermer

Après avoir travaillé sur les chaînes d'information en continu France 24 et I-Télé entre 2006 et 2014, elle se fait connaître du grand public à partir de 2014 grâce à son rôle de chroniqueuse dans l'émission On n'est pas couché, diffusée sur France 2. Sur cette même chaîne, elle présente L'Émission politique puis Vous avez la parole mais aussi le magazine culturel Le Doc Stupéfiant. En , elle rejoint Laurent Ruquier à la présentation de l'émission On est en direct. Elle arrête la présentation de L'émission politique en afin de se consacrer à son nouveau talk-show Quelle époque !.

À la radio, entre 2014 et 2025, Léa Salamé mène des interviews dans Le 7/9 (devenu Le 7/10 depuis ) sur France Inter puis elle devient, en 2017, la co-animatrice de cette tranche d'informations, en compagnie de Nicolas Demorand. Elle quitte France Inter en 2025 pour la présentation du Journal de 20 heures de France 2.

Biographie

Famille et enfance

Hala Léa Salamé naît le à Beyrouth au Liban[1],[2],[3]. Son père, Ghassan Salamé, est ministre de la Culture du Liban entre 2000 et 2003, puis à nouveau à partir de [4]. Il est aussi politologue et professeur à Sciences Po Paris et ancien conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan[5]. Sa mère, Mary Boghossian, d'origine arménienne qui échappe au génocide[3],[6], est la sœur des diamantaires Jean et Albert Boghossian[5]. Elle fuit la guerre du Liban pour le XVIe arrondissement de Paris[3] avec sa famille à l'âge de 5 ans[7]. Elle acquiert la nationalité française par naturalisation en 1988[8],[9]. Elle modifie son état civil et y inscrit son deuxième prénom Léa[3]. Sa sœur cadette Louma Salamé dirige la Fondation Boghossian à Bruxelles[10],[11].

Études et formation

Après une scolarité secondaire au lycée Saint-Louis-de-Gonzague[12], puis à l'École alsacienne[13] à Paris, où elle décide de se faire appeler par son second prénom Léa, inversant ainsi l'ordre de ses prénoms et ajoutant un accent aigu à son second prénom ainsi rendu usuel[2],[14],[15], elle suit des études de droit à l'université Panthéon-Assas[16], puis entre à Sciences Po Paris[6] (promotion 2002[17]) et effectue également une année à l'université de New York (elle est blessée superficiellement lors des attentats du 11 septembre 2001)[7].

Débuts à la télévision

Léa Salamé est reçue par Jean-Pierre Elkabbach, un ami de son père, et entre comme stagiaire sur LCP AN/Public Sénat, elle y commence sa carrière d'animatrice à ses côtés, avec l'émission Paroles du monde[3].

Carrière audiovisuelle

Radio (2014-2025)

Du et jusqu'en 2017, Léa Salamé mène l'interview de 7 h 50 sur France Inter, dans la matinale de Patrick Cohen[18],[19].

À la rentrée 2017, avec Nicolas Demorand, Léa Salamé reprend le 7/9, à la suite de la démission de Patrick Cohen[20].

Le , le ministre de l'Écologie Nicolas Hulot annonce sa démission du gouvernement en direct sur le plateau de la matinale présenté par Léa Salamé [21]. Elle est critiquée, ainsi que son confrère Nicolas Demorand, pour avoir diffusé une vidéo d'autocongratulations sur le site web de France Inter quelques minutes après l'annonce de la démission[22]. Elle annonce ensuite regretter d'avoir publié cette vidéo[23].

À l'été 2019, France Inter diffuse le samedi à midi, une émission intitulée Femmes puissantes, qui est constituée d'entretiens d'une heure chacun réalisés par Léa Salamé avec des femmes comme Delphine Horvilleur, Béatrice Dalle, Leïla Slimani, Bettina Rheims, Carla Bruni-Sarkozy, Amélie Mauresmo ou encore Christiane Taubira[24],[25].

En , France Inter diffuse la saison 2 de son émission Femmes puissantes. Léa Salamé mène alors des entretiens avec Anne Hidalgo, Aya Nakamura, Christine Lagarde et la colonelle Karine Lejeune[26]. Elle décline cette émission sous la forme de deux livres publiés aux éditions des Arènes en 2020 et 2021[27].

À la rentrée 2023, Léa Salamé quitte l'interview de 7 h 50 pour celle de 9 h 20 dans la Matinale de France Inter. Cela représente une occasion de faire des portraits au long cours de personnalités du monde de la culture, à l'instar de Victoria Beckham ou encore Anna Wintour[28],[29].

Le , Léa Salamé annonce quitter France Inter à la fin de la saison pour prendre les rênes du Journal de 20 heures de France 2, en remplacement d’Anne-Sophie Lapix[30].

Télévision (depuis 2003)

2003-2006 : Public Sénat

C'est au sein de la rédaction de Public Sénat que Léa Salamé fait ses débuts en télévision, en présentant notamment le magazine Paroles du monde et les tranches d'informations[réf. nécessaire].

2006-2010 : France 24

À partir de , Léa Salamé travaille pour la chaîne d'information internationale française en continu France 24, tout juste créée[7]. En alternance avec Antoine Cormery, elle présente la tranche d'information du soir en direct, appelée La Soirée, de 21 heures à minuit, puis de 20 heures à minuit à partir d'[31].

2010-2014 : I-Télé

Fin 2010, Léa Salamé quitte France 24 pour rejoindre I-Télé[32]. En , elle présente l'émission Élysée 2012 avec Michel Dumoret, chef du service politique, dans la perspective de l'élection présidentielle française de 2012, du lundi au vendredi à 21 h 15[33]. En , elle reprend la présentation de la tranche entre 17 heures et 20 heures avec Marc Fauvelle[34]. À la rentrée 2012, cette tranche est diffusée de 18 heures à 22 heures en incluant l'émission 20 h Foot[35]. À la rentrée 2012, elle présente l'émission de débat On ne va pas se mentir, du lundi au jeudi de 21 h 15 à 22 heures[36]. L'année suivante, elle anime l'émission Ça se dispute sur la même chaîne, où elle arbitre les débats entre les journalistes Éric Zemmour et Nicolas Domenach.

Depuis 2014 : France Télévisions

Fin , Léa Salamé prend la succession de Natacha Polony dans le duo de chroniqueurs formé avec Aymeric Caron pour la saison 2014-2015 puis avec Yann Moix (2015-2016) dans l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché, diffusée sur France 2[37]. Le , alors qu'elle interviewe, avec David Pujadas, le président François Hollande dans l'émission Dialogues citoyens sur France 2, Léa Salamé crée la polémique en rétorquant au président de la République lors d'une remarque sur les réfugiés : « C'est une plaisanterie ? » lui dit-elle[38]. Cette intervention est rapidement relayée sur les réseaux sociaux[39] et les articles sur le sujet fréquemment visionnés par la suite[40], qualifiant parfois Léa Salamé de « sèche »[41], « trop agressive » dans ses paroles[42] voire partiale[43][source insuffisante].

Fin , Léa Salamé quitte On n'est pas couché après deux ans de participation et des prestations globalement appréciées[44]. Elle préfère à l'émission de Laurent Ruquier un magazine politique qui débute à la rentrée 2016. La productrice Catherine Barma comprend sa décision car le fait d'animer une émission politique était « son rêve »[45]. Depuis le , elle présente L'Émission politique sur France 2 ; avec David Pujadas de à , puis seule à partir de avec une formule remaniée. Ce magazine, qui remplace Des paroles et des actes, a lieu deux jeudis soir par mois, en première partie de soirée[46].

À partir du , Léa Salamé est à la tête d'une émission culturelle, Stupéfiant ![47], diffusée sur France 2, trois mercredis par mois, en deuxième partie de soirée. Depuis le , l'émission est diffusée tous les lundis, toujours en deuxième partie de soirée. Désormais diffusée sur France 5 à partir de , elle change de nom et de format et devient Le Doc Stupéfiant[48].

Le , Léa Salamé quitte la matinale de France Inter pour se consacrer à son talk-show Quelle époque ! ainsi qu'au Journal de 20 heures de France 2, dont elle est à la tête à partir du lundi [49].

Le , Léa Salamé interroge le ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. Lavrov, lors d'un « entretien exceptionnel » sur le Journal de 20 heures de France 2. Léa Salamé laisse ce dernier dérouler sa propagande mensongère sur la guerre d'agression de l'Ukraine par la Russie[50],[51],[52].

On est en direct avec Laurent Ruquier

En , Léa Salamé rejoint Laurent Ruquier pour co-présenter avec lui le talk-show du samedi soir en deuxième partie de soirée sur France 2, On est en direct.

Quelle époque !

À la suite de la décision de Laurent Ruquier d'arrêter On est en direct, c'est Léa Salamé qui prend les commandes du nouveau talk-show du samedi soir. Nommé Quelle époque !, il s'inscrit dans la lignée des précédents talks du samedi soir. Cette émission permet le grand retour de Christophe Dechavanne en la qualité d'« invité permanent » ; il donne ainsi son avis tout au long de l'émission.

Élections

Le , Léa Salamé anime, avec David Pujadas et Fabien Namias, le troisième débat de la primaire présidentielle de la Belle Alliance populaire, opposant les sept candidats, organisé par France 2, Europe 1 et les partenaires de la presse quotidienne régionale[53].

Le , Léa Salamé anime avec David Pujadas l'émission 15 minutes pour convaincre sur France 2 qui permet à tous les candidats de l'élection présidentielle de présenter leur projet en quinze minutes face aux questions des deux journalistes[54].

Le , Léa Salamé anime avec Gilles Bouleau le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle opposant Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur TF1 et France 2.

2019 : retrait temporaire lors des élections européennes

Le , Léa Salamé annonce se retirer de L'Émission politique de France 2 ainsi que de la matinale de France Inter[55] pour « éviter tout soupçon de conflit d'intérêts », après l'annonce de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann aux élections européennes en . Elle conserve cependant les commandes du magazine Stupéfiant ! sur France 2. Cette décision, qui se veut dans l'esprit de la jurisprudence Anne Sinclair amorcée par Anne Sinclair en 1997 sur TF1, agace la journaliste Audrey Pulvar, ancienne compagne d'Arnaud Montebourg, qui avait subi le même sort en 2012 lorsque ce dernier avait intégré le gouvernement : « En 2019, en France, on continue de reprocher à une femme les opinions politiques de son compagnon. Nous, pauvres petites choses si influençables, incapables de discernement ? Cette mise à l'écart de Léa Salamé est injuste et injustifiée »[56].

Le , au lendemain des élections européennes qui voient son compagnon élu eurodéputé, Léa Salamé reprend sa place au sein de la matinale de France Inter aux côtés de Nicolas Demorand[57],[58].

Activités artistiques

En , Léa Salamé participe au spectacle d'Al Pacino sur la scène du théâtre de Paris[59].

En , Léa Salamé joue son propre rôle dans la web-série Sibyle et Guy[60], créée par Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, qui parodie Sibyle Veil et Guy Lagache, les patrons de Radio France[61].

Engagements

Depuis 2021, Léa Salamé apporte son soutien à une association de lutte contre la précarité des femmes et des bébés, MaMaMa[62]. Elle a participé à l'émission de jeu télévisé Le club des invincibles en faveur de l'association[63]. En étant finaliste de jeu de culture générale, elle a permis de reverser 18 000 euros à l'association[64].

Vie privée

Léa Salamé est en couple avec l'homme politique Raphaël Glucksmann (coprésident de Place publique)[65], une relation commencée peu après leur rencontre sur le plateau d’On n'est pas couché en [66]. De cette union naît un garçon, Gabriel, en [3].

Léa Salamé est catholique pratiquante[67],[68].

Résumé de son parcours médiatique

En radio

  • 2014-2023 : meneuse de L'interview de 7 h 50 dans la matinale de France Inter
  • 2017-2025 : coanimatrice de la matinale Le 7/9 sur France Inter avec Nicolas Demorand puis le 7/10 en 2023 toujours avec Nicolas Demorand
  • 2019-2020 : présentatrice de l'émission hebdomadaire Femmes puissantes sur France Inter.

À la télévision

Critiques et rappels à l'ordre

Interview de Carlos Ghosn

Le , Léa Salamé est envoyée à Beyrouth par France Inter pour s'entretenir avec Carlos Ghosn qui venait de quitter clandestinement le Japon où il était inculpé pour détournement de fonds, dissimulation de revenus et abus de confiance dans le cadre de l'affaire Carlos Ghosn. Cet entretien est rapidement critiqué sur les réseaux sociaux[69],[70] et sur certains médias[71],[72], étant perçu comme une démonstration mise en scène de connivence et de complaisance de la part d'une journaliste du service public envers un multimillionnaire ayant fui la justice. Certains détracteurs dénoncent la différence d'attitude, de ton et des questions de la journaliste entre cet entretien — admiratif et axé sur les ressentis de Carlos Ghosn et le mythe de son évasion — et d'autres entretiens perçus comme des interrogatoires hostiles[73], notamment l'entretien avec Philippe Martinez, la veille, dans le cadre des mouvements sociaux contre le projet de réforme des retraites, ou celle de Jean-Luc Mélenchon.

Interview de Jean-Luc Mélenchon

Concernant l'entretien avec Jean-Luc Mélenchon d' dans On est en direct, après avoir été saisi à sept reprises, le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) l'a « rappelée à l'ordre »[74],[75],[76]. Trois des saisines lui reprochaient « son ton, jugé irrespectueux et agressif » mais le CDJM a rappelé que « les journalistes sont libres du ton et du style qu'ils adoptent, choix qui relève de l'éditorial, même si on peut déplorer qu'il varie en fonction des interlocuteurs »[75],[74]. Il a par contre suivi les saisines lui reprochant d'avoir manqué aux règles de déontologie en affirmant avec insistance « sans la moindre preuve » ni vérification des faits qu'il y a « des quartiers où les islamistes ont pris le pouvoir aujourd'hui en France »[75],[74].

Interview d'Artus sur le plateau de Quelle Époque

Le , Léa Salamé a créé la polémique lors d'une interview de l'humoriste Artus, à l'occasion de la sortie en salles de son film Un Petit Truc en Plus. Interrogé sur la manière dont il luttait face aux angoisses, Artus a annoncé qu'il avait arrêté le tabac et l'alcool, ce à quoi Léa Salamé a répondu « Vous êtes devenu chiant, je veux dire vous n'êtes plus angoissé mais vous êtes chiant »[77].

Interview de Marion Cotillard au JT de 20h de France 2

Le , au journal de 20 heures de France 2, Léa Salamé reçoit l’actrice Marion Cotillard venue présenter son film La Tour de glace. Au cours de l'entretien, la journaliste évoque la sortie prochaine du film Karma de Guillaume Canet, se trompant sur sa date de sortie. L'échange se tend ensuite lorsqu'elle interroge Cotillard sur sa récente séparation d'avec Canet, en lui demandant si elle « allait bien ». L'actrice, visiblement mal à l'aise, répond brièvement avant de détourner la question. Cet épisode, jugé maladroit par de nombreux observateurs, a suscité une vague de critiques. Certains y ont vu une intrusion indélicate dans la vie privée de l’invitée, peu conforme à l’éthique d’un journal d’information généraliste comme le 20 heures »[78]. D’autres commentaires, plus vifs, ont qualifié l’intervention de « misogyne », soulignant qu’une telle question, centrée sur la sphère intime, n’avait pas sa place dans un cadre professionnel[79].

Confusion entre Samuel Paty et Dominique Bernard

Le , lors du journal télévisé de 20 heures sur France 2, la journaliste confond Dominique Bernard avec Samuel Paty, professeur assassiné en 2020. Elle déclare à tort que Dominique Bernard « avait montré des caricatures de Charlie Hebdo » à ses élèves, une affirmation qui concerne en réalité Samuel Paty. Cette confusion est relevée par plusieurs médias[80],[81]. Léa Salamé a par la suite présenté ses excuses pour cette erreur.

Interview de Sergueï Lavrov

Le , lors du journal télévisé de 20 heures sur France 2, la journaliste interviewe en duplex le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, ce qui suscite de nombreuses critiques : la présentatrice ainsi que la chaîne sont accusées de complaisance[82].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI