La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer
film historique français consacré à Charles de Gaulle et la France libre sorti en 2026
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La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer est un film français réalisé par Antonin Baudry et sorti en 2026.
Bérénice Vila
L'Âge de fer
| Titre québécois | La bataille de Gaulle : Résistance |
|---|---|
| Réalisation | Antonin Baudry |
| Scénario |
Antonin Baudry Bérénice Vila |
| Musique | Volker Bertelmann |
| Acteurs principaux |
Simon Abkarian Niels Schneider Florian Lesieur Simon Russell Beale Anamaria Vartolomei |
| Sociétés de production | Pathé Films |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame biographique |
| Durée | 159 minutes |
| Sortie | 2026 |
Série La Bataille de Gaulle
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'agit du premier film du diptyque La Bataille de Gaulle consacré à Charles de Gaulle, adapté de l'ouvrage De Gaulle : une certaine idée de la France de l'historien Julian T. Jackson[1]. Ces deux films reviennent sur sa vie et, plus largement, sur la France libre et les dessous de la Seconde Guerre mondiale entre (bataille de Montcornet) et (libération de Paris)[2],[3]. Le premier chapitre se consacre à la période 1940-1942[4]. La seconde partie, La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom, est sortie le .
Synopsis
Juin 1940. Durant la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle — alors peu connu — décide d'organiser la Résistance extérieure depuis Londres et ainsi de lutter contre l'Allemagne nazie. Sans avoir ni réels appuis ni troupes à l'origine, il va tenter de créer une organisation politique et militaire, la France libre[5],[6].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb, Allociné et Unifrance, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer
- Titre québécois : Résistance[7]
- Réalisation : Antonin Baudry
- Scénario : Antonin Baudry et Bérénice Vila, d'après De Gaulle : une certaine idée de la France (A Certain Idea of France: The Life of Charles de Gaulle) de Julian T. Jackson
- Musique : Volker Bertelmann
- Décors : Benoît Barouh
- Costumes : Laurence Chalou
- Photographie : Giora Bejach et Pierre Cottereau
- Son : Lucien Balibar et Nicolas Cantin
- Montage : Katie Mcquerrey et Rehman Nizar Ali
- Production : Ardavan Safaee, Jérôme Seydoux et Axelle Boucaï
- Sociétés de production : Pathé Films, en coproduction avec Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma et TF1 Films Production
- Sociétés de distribution : Pathé (France) ; Immina Films (Québec), Pathé Films AG (Suisse romande), Pathé Touch Afrique (Algérie, Côte d'Ivoire et Tunisie), The Searchers (Belgique)
- Budget : 37,74 millions d'euros[8]
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : drame biographique et historique, guerre
- Durée : 159 minutes[9]
- Dates de sortie :
- France : (festival de Cannes) ; (sortie nationale)[10]
- Algérie, Wallonie, Suisse romande, Tunisie :
- Côte d'Ivoire :
- Québec : [7]
Distribution
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb, Allociné et Unifrance, présentes dans la section « Liens externes ».
- Simon Abkarian : Charles de Gaulle
- Niels Schneider : le général Leclerc
- Karim Leklou : Blazej, dit « Blaise »
- Florian Lesieur : Fernand Bonnier de La Chapelle
- Simon Russell Beale : Winston Churchill
- Dan Kadosh : Gustavo Camerini
- Benoît Magimel : Pierre Kœnig
- Kacey Mottet-Klein : Geoffroy de Courcel
- Félix Kysyl : Jean Moulin, dit « Rex »[11]
- Anamaria Vartolomei : Livia
- Adèle Jayle : Yvonne de Gaulle
- Loïc Corbery : René Pleven
- Mathieu Kassovitz : François Darlan
- Tom Mison : Anthony Eden
- Campbell Scott : Franklin Delano Roosevelt
- Grégoire Colin : Georges Thierry d'Argenlieu
- Pablo Cobo : Colonel Passy[12]
- Anthony Calf : Edward Spears
- Maxime Bailleul : Émile Muselier
- Daniel Betts : Dwight D. Eisenhower
- Chaïm Feroleto : Pierre, le frère de Livia[13]
- Noémie Schmidt : Susan Travers
- Gabriel De La Fuente : Henri, un manifestant
- Pierre Aussedat : Georges Catroux
- Joseph Fourez : Claude Hettier de Boislambert
- Noam Morgensztern : Jean Monnet
- Alain Libolt : Maréchal Pétain
- Éric Verdin : l'oncle de Fernand
- Aude Ruyter : la tante de Fernand
- Karen Westwood : Clementine Churchill
- Paul Bandey : ministre Sinclair
- Elsa Saillard Etcheverry : Anne de Gaulle
- Hugo Bariller : Professeur Dressel (professeur de Fernand)
- Vincent Fontano : Félix Éboué (gouverneur du Tchad)
- Saabo Balde : Claude Mademba Sy
- Simon Abkarian
(Charles de Gaulle) - Niels Schneider
(Général Leclerc) - Simon Russell Beale
(Winston Churchill) - Mathieu Kassovitz
(François Darlan) - Benoît Magimel
(Pierre Kœnig) - Noémie Schmidt
(Susan Travers)
Production
Genèse et développement
En , il est révélé qu'Antonin Baudry va développer pour Pathé un film biographique en deux parties sur Charles de Gaulle[14]. Le président de Pathé, Jérôme Seydoux, mûrissait depuis une vingtaine d'années le projet de consacrer une grande fresque historique au général de Gaulle et à la France libre. Âgé de six ans au début de la Seconde Guerre mondiale, il a été marqué par cette période, notamment à cause de son père qui fut prisonnier. Il souhaitait mettre à l'image cette page de l'histoire sans compromis sur l'ambition, contrairement aux autres films français sur la période, ce qui s'inscrit dans la lignée de la stratégie post-Covid de Pathé, qui consiste à refaire de grandes superproductions françaises (ce qui a mené en parallèle à, entre autres, Le Comte de Monte Cristo en 2024 ou le diptyque Les Trois Mousquetaires en 2023)[15]. Le président de Pathé production, Ardavan Safaee, déclare sur le projet :
« Cette période nous intéresse parce que c’est à ce moment-là que De Gaulle est devenu le De Gaulle que nous connaissons, un héros national, et nous explorerons ses succès, ses revers, ses turbulences, sa relation avec Churchill, et ses actions pour reconquérir la France par le biais des colonies françaises pendant ces années[16]. »
— communiqué de presse de Pathé, juillet 2021
Le scénario est écrit par le réalisateur Antonin Baudry et sa compagne Bérénice Vila. Ils s'inspirent de l'ouvrage De Gaulle, une certaine idée de la France (2019) de l'historien britannique Julian T. Jackson, qui tient également, avec l'historien français Géraud Létang[17], le rôle de consultant historique sur le film[18]. En plus du livre de Jackson, les deux scénaristes consultent chacun près de 150 autres ouvrages historiques, pendant une phase de recherche qui dure un an, avant de se mettre à l'écriture du scénario[19]. Le film est produit par Pathé, avec l'appui en coproduction de TF1 Films Production et Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma[6].
Partis pris artistiques
Antonin Baudry voit des similitudes entre la figure de de Gaulle et celle de Don Quichotte, d'où la forme en diptyque de La Bataille de Gaulle, qui renvoie aux deux tomes de Cervantès, et le titre L'Âge de fer, référence directe à Don Quichotte : « Chez Cervantès, le premier tome raconte l'histoire de ce chevalier qui essaie de faire revivre l'âge d'or de la chevalerie alors qu'il vit dans l'âge de fer d'une époque pourrie. Le tome deux est totalement différent : Don Quichotte est devenu tellement connu qu'il y a de faux Quichotte partout (…) Notre premier film s'appelle L'Âge de fer et dans le deuxième film on découvre Henri Giraud, une sorte de simili de Gaulle, devenu le chouchou des puissances étrangères. »[20]
Il cite également le cinéma de Hong-Kong comme "modèle de cinéma" (il a signé un mémoire sur Wong Kar-wai pour son DEA en études cinématographiques) : « Ce qu'il me manquait pour de Gaulle, c'était un modèle de cinéma pour le raconter. Et ce modèle, j'ai effectivement fini par le trouver dans les Il était une fois en Chine, bien plus que dans le film historique à la française. »[21]
Attribution des rôles
Selon Antonin Baudry, le film comporte 150 personnages[18].
En , Simon Abkarian est évoqué pour incarner Charles de Gaulle[22]. Sa participation est officiellement confirmée en [23].
Niels Schneider est ensuite annoncé dans le rôle du général Leclerc, tandis que Karim Leklou est également confirmé sans plus de précisions sur son rôle[24]. Benoît Magimel et Anamaria Vartolomei sont annoncés peu après[25].
Bien que la plupart des personnages soient basés sur des personnes réelles, Livia, incarnée par Anamaria Vartolomei, est un personnage fictif, « une synthèse de plusieurs figures de résistantes », inspiré par plusieurs héroïnes de la Résistance comme Germaine Tillion, Lucie Aubrac ou Berty Albrecht[26],[27]. Le personnage de Blazej incarné par Karim Leklou est également une invention. Selon Géraud Létang[28], conseiller historique sur le film, c'est un clin d’œil d'Antonin Baudry au cliché diabolisé du plombier polonais, qui est donc ici retourné pour trouver une certaine grandeur.
Tournage
Le tournage s'étend de la mi- à fin . Il débute par les prises de vues se déroulant à Paris (place du Panthéon, gare de l'Est, près de la station Hôtel de Ville, quartier du Marais…) : ce tournage qui profite d'une ville relativement désertée de ses habitants pendant l'été ne peut se dérouler qu'en 2023 sous peine de devoir être reporté de deux ans : en effet, les Jeux olympiques d'été de 2024 rendront alors tout tournage impossible dans les lieux emblématiques de la capitale. Après l'été 2023, le tournage se poursuit en Normandie et au Maroc[29],[30] où il se délocalise d'octobre à .
Le Londres de l'époque est ensuite reconstitué dans les studios de Bry-Sur-Marne pour un tournage de février à puis le tournage reprend de juin à , après une pause de trois mois[6]. La dernière scène tournée se déroule sur une terrasse marocaine reconstituée sur fond bleu à Bry-sur-Marne[31].
Avant chaque jour de tournage, Simon Abkarian se soumet à 1 h 40 de maquillage, comprenant notamment un rasage du front, une épilation des sourcils, des prothèses d'oreilles et un maquillage spécial pour coller ses paupières[32].
Le , Le Point publie un article dépeignant un tournage marqué par les dépassements de budget et les défections au sein de l'équipe. En , le producteur exécutif Stéphane Riga, le premier assistant Thierry Verrier (réputés proches d'Antonin Baudry) « et la quasi-totalité des assistants mise en scène » sont remplacés. Le chef opérateur Pierre Cottereau démissionne ensuite et est remplacé par Giora Bejach. Le tournage principal est bouclé avec deux mois de retard sur le plan de travail initial. Toujours selon cet article, certains membres de l'équipe pointent « l'indécision chronique » d'Antonin Baudry, quand Mathieu Kassovitz soutient au contraire le réalisateur : « Antonin est tout sauf indécis. Il a dirigé une machine de guerre et ça ne se fait pas dans la soie. Je n’ai rien à lui reprocher ». Le journal surligne aussi que les retours des premières projections à des professionnels du cinéma sont très positifs. Le Point affirme que le budget du diptyque serait entre 85 et 100 millions d'euros, au lieu des 74 millions déclarés officiellement[33],[34]. Le président de Pathé, Jérôme Seydoux, déclare au Figaro que le budget est en effet dépassé, mais légèrement, et donc pas dans les proportions avancées par Le Point[15].
L'appel du 18 juin ne faisait pas partie du scénario du film : Antonin Baudry préférait figurer l'appel du 22 juin « parce qu’il était plus beau. Les phrases, plus poétiques » tout en y mêlant des phrases d'autres appels radio de de Gaulle à Londres. Mais devant l'incompréhension des spectateurs d'une projection test, le réalisateur décide finalement d'intégrer l'appel du 18 juin dans le film et, en post-production, enregistre Simon Abkarian lisant l'appel en question. Néanmoins le discours tel qu'il est figuré dans le film n'est pas exactement le discours historique : Antonin Baudry a gardé le début de l'Appel du 18 juin mais a remplacé la suite par un montage de citations d'autres appels : « Il y avait une phrase, qui est d’un autre appel, celui du 24 juin 1940, que je voulais garder. « Il faut qu’il y ait un soleil. Il faut qu’il y ait une espérance. Il faut que, quelque part, brille et brûle la flamme de la Résistance française. » Je ne voulais pas la retirer parce que la dernière phrase de l’Appel du 18 juin, qui a exactement le même sens, est très sèche, et n’est pas du tout émotionnelle. »[35].
Le réalisateur s'entoure de deux compositeurs aux profils bien différents pour écrire la musique de ses deux films : d'un côté l'oscarisé Volker Bertelmann s'occupe de la musique du premier volet L'Âge de fer alors que de l'autre côté le compositeur Théo Cascio réalise sa toute première musique pour un long-métrage de fiction avec le deuxième volet J'écris ton nom.
Références historiques
- Bien que romancé, le portrait de Fernand Bonnier de la Chapelle se base en partie sur la biographie Une juvénile fureur. Bonnier de la Chapelle, l’assassin de l’amiral Darlan de Bénédicte Vergez-Chaignon[28], parue pendant l'écriture du film[35]. Fernand Bonnier de la Chapelle a bien participé à la manifestation du 11 novembre 1940 même si, contrairement à ce qu'on voit dans le film, il n'aurait pas participé à son organisation[36].
- Pour se documenter sur Fernand Bonnier de la Chapelle, Antonin Baudry a consulté les archives du lycée Stanislas, et notamment les lettres de son oncle au proviseur (« des documents qui n’avaient jamais été ouverts et consultés par aucun historien »[35]).
- Après la sortie du film, le neveu de Fernand Bonnier de la Chapelle a fait parvenir à la production deux écrits du père de Fernand, battant en brèche la théorie selon laquelle Fernand Bonnier de la Chapelle aurait été royaliste : selon son père « Fernand n’a jamais été ni royaliste, ni cagoulard, et dans ses veines ne coulait que le sang rouge des vrais républicains. ». Le père précise aussi que Fernand écoutait Radio Londres tous les jours, ce qui valide donc a posteriori le portrait du personnage présenté dans le film[35].
- 133 pêcheurs de l'île de Sein ont effectivement été les premières « recrues » du général de Gaulle à Londres. En mémoire de cet engagement, de Gaulle décernera la Croix de la Libération à l'île de Sein en septembre 1946[37].
- Les intérieurs du gouvernement de Vichy sont plus fastueux dans le film que dans la réalité. C'est un choix conscient de la direction artistique du film, visant à marquer le contraste avec la France libre. Selon le conseiller historique Géraud Létang, le fait de décorer les murs de grands portraits de Pétain sert à montrer la différence entre un régime de Vichy centré « sur une France fantasmée et le culte des chefs » et la France libre qui dès le départ « postule une guerre mondiale » (pour appuyer cette opposition, les murs du bureau de de Gaulle à Londres sont eux décorés d'une carte du monde)[38].
- En Afrique, de Gaulle est prévenu de la dangerosité des moustiques et répond « Les moustiques ne piquent pas de Gaulle ». Cette réplique a été prononcée, mais pas dans le cadre décrit dans le film, par le général de Gaulle en voyage en Afrique, en réponse à une ambassadrice qui lui demandait « Vous ne vous grattez pas, mon général, comme tout le monde ? », comme l'ont rapporté Régis Debray[39] et Pierre-Olivier Lapie[40].
- Dans la guerre du Désert, le film traite de la bataille de Bir Hakeim, mais pas de celle de Koufra où fut prêté le célèbre serment de même nom par le colonel Philippe Leclerc et ses hommes. Comme ce serment célèbre stipule « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg », le conseiller historique du film Géraud Létang a précisé à l'équipe du film que mettre en scène la bataille de Koufra n'aurait de sens que si les films se terminaient sur la libération de Strasbourg, ce qui n'est pas le cas. Pour montrer la colonne Leclerc en action, Létang a préféré « sortir de l'oubli » la bataille de Ksar Ghilane dans le second film J'écris ton nom[28].
Accueil
Accueil critique
| Site | Note |
|---|---|
| Allociné |
Les premières critiques de L'Âge de fer sont publiées le après la projection cannoise du film. Elles sont globalement positives. Si Première pointe quelques défauts de construction (« L'arc du jeune résistant - utile à la mécanique d'identification et indispensable au souffle collectif - ne tient pas tout à fait l'intensité dramatique de la story principale »), c'est pour mieux relever que « ce que Baudry réussit ici, déjà, c'est ce que personne en France n'avait osé depuis longtemps : prouver qu'on peut faire un grand film populaire sur un grand homme sans solennité, sans révérence. Et surtout sans renoncer ni au plaisir du cinéma ni à l'intelligence du sujet. »[42].
Le Figaro précise que le long-métrage « vaut bien mieux qu’un blockbuster hagiographique, destiné à remplir d’orgueil le peuple et à vider les seaux de pop-corn dans les salles. », saluant « un film qui a du souffle » émaillé de scènes de batailles qui « n’ont rien à envier aux meilleurs films de guerre hollywoodiens. »[43].
Libération est au diapason, reconnaissant que « Baudry sait y faire et alors qu’on ne se sentait pas spécialement le désir de plonger dans deux heures quarante martiales, il faut avouer que le film est redoutablement efficace en ce qu’il rend compréhensible (probablement en les simplifiant au passage) les moments chauds tels que la bataille de Mers el-Kébir où De Gaulle ne peut empêcher que Churchill fasse bombarder la marine française afin d’éviter qu’elle ne tombe aux mains des nazis. »[44].
De son côté, Le Parisien s'enthousiasme pour « une épopée historique sacrément audacieuse », citant parmi ses points forts le choix de Simon Abkarian, qui « impose un charisme « gaullien » qui fait mouche » et l'envie du film de mélanger les genres : « thriller historique, film de guerre, drame psychologique et même quelques scènes de… comédie (pas toujours très bien dosées) : il y a un peu de tout ça dans cette « Bataille de Gaulle » »[45], un parti-pris également souligné par Télérama, qui se réjouit de découvrir un film « jamais hagiographique » qui « s’autorise des moments comiques bienvenus » et passe « d’une tonalité à l’autre en aimant tout »[46].
Pour la sortie nationale du film, Le Monde loue un Simon Abkarian « très habité » et évoque un film « picaresque » ainsi que la volonté patente du réalisateur de « signer un grand spectacle populaire, qui emporte avec lui tous les registres possibles : la guerre, l’action, l’amour, la politique, l’humour, le lyrisme, la grandeur »[47].
Les critiques les plus négatives se trouvent chez Les Inrockuptibles qui dénoncent un film « emberlificoté entre l’académisme emphatique et un grotesque à demi-intentionnel »[48], les Cahiers du cinéma, qui y voient un « biopic à l’esthétique publicitaire », et L'Humanité qui évoque « un film malade écartelé entre sa volonté d’égratigner la figure du général et celle de Pathé de monter une grande fresque patrimoniale[49]. »
Box-office
Le jour de sa sortie, L'Âge de fer s'installe en tête des nouveautés : à Paris à 14 h, il attire 2 130 spectateurs dans 30 cinémas avec la meilleure moyenne du jour et 71 spectateurs par écran. Mais les 380 000 entrées de la première semaine sont loin du million d'entrées escomptées pour cet onéreux film historique. La deuxième semaine, le film perd encore 40 % d'entrées[50]. Une légère hausse (de 17 %) est constatée en troisième semaine[50].
Pathé avance la sortie du deuxième volet d'une semaine pour profiter de la fête du cinéma, mais selon la presse spécialisée, cet avancement est également lié au démarrage décevant de la première partie[51],[52].
À la suite des bons retours du public en plus de la presse, le film bénéficie d'un fort bouche à oreille (ainsi que de la canicule de juin 2026 poussant la population vers des sites climatisés comme les salles de cinéma) qui lui permet un rebond, juste avant la fête du cinéma et de la sortie du second volet. Ce rebond prend de l'ampleur sur sa quatrième semaine, avec +71 % de fréquentation, soit de loin la meilleure tenue de la période[53]. Les deux films dépassent désormais en cumulé les 3 millions d'entrées en France[54], le succès du premier volet entraînant celui du second[50],[55].
Distinctions
Nomination et sélection
- Festival de Cannes 2026 : sélection officielle, hors compétition