La Bonneville

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

La Bonneville (prononcer /la bɔnvil/) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 173 habitants[Note 1].

Faits en bref Administration, Pays ...
La Bonneville
La Bonneville
L'église Saint-Sébastien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Étienne Asseline
2020-2026
Code postal 50360
Code commune 50064
Démographie
Population
municipale
173 hab. (2023 en évolution de −6,99 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 32″ nord, 1° 27′ 15″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 32 m
Superficie 6,31 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bricquebec-en-Cotentin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Géographie

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Douve, le bras 01 de Créveuil[1], le canal 01 de la commune de la Bonneville[2], le ruisseau de Brins[3], le ruisseau de Creveuil[4] et le ruisseau de Joffre[5],[Carte 1].

La Douve, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Tollevast et se jette dans la baie de Seine à Carentan-les-Marais, après avoir traversé 28 communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de la Bonneville[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 870 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 17 km à vol d'oiseau[13], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , La Bonneville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,4 %), zones agricoles hétérogènes (24,6 %), terres arables (24 %)[20].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Merdosa villa au XIIe siècle, Merdose villa vers 1210, avant de devenir Bonam villam dans un État des fiefs du Roi en 1210[21].

Pour définir ce que l'on a pu entendre par une « ville merdeuse ». Le mot merde a été abondamment utilisé en toponymie et hydronymie pour désigner l'impureté, la saleté ou la boue, aussi bien que l'excrément. Si un champ est dit merdeuz, il s'agit sans doute de boue ; dans le cas d'une fontaine, d'eau trouble ou boueuse ; pour une ruelle, c'est aux immondices de toutes sortes que le mot fait allusion. Pour les végétaux, l'adjectif a généralement le sens de « pourri ».

Dans le cas d'une villa, c'est-à-dire d'un domaine rural médiéval, on pourra hésiter entre les sens de « boueux », « sale », et peut-être aussi « mal tenu » au figuré. Les données historiques font évidemment défaut à ce sujet, et il est pour l'heure impossible de préciser davantage.

Bonne remplace au XIIIe siècle le qualificatif infamant pour donner « bon village »[22].

Toponyme médiéval d'origine, créé au XIIIe siècle pour remplacer l'appellation primitive de Merdosa villa, latinisation d'une forme romane °Merdoseville non attestée, qui serait normalement devenue °Merdeuseville par la suite. On connaît en Normandie un certain nombre d'exemples de tels euphémismes, visant à remplacer un nom ressenti comme malséant par un autre, plus fade mais plus « convenable » : ainsi, Belleville-en-Caux (Seine-Maritime) est un plus ancien Merdosa villa au XIIe siècle ; le quartier d'Eauplet à Rouen est primitivement Merdeplud vers 1050, Merdepluet entre 1055 et 1174, « (l'endroit où la) merde pleut », ou «le marais (palud) merdeux», comme à Rouen toujours, la rue Malpalu, près de l'église Saint-Maclou ; le bourg de Dozulé dans le Calvados est d'abord appelé le bourg de Cul Uslé, villa de Cul Uslé en 1198, « cul brûlé », pudiquement remplacé par un « dos brûlé », etc.

Étant donné l'existence de quatre autres Bonneville en Normandie (Calvados, Eure), Louis Du Bois proposa en 1828 l'appellation de la Bonneville-en-Hague pour la différencier des précédentes. Cette modification ne fut pas retenue.

Le gentilé est Bonnevillais.

Histoire

Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou[23].

La Bonneville eut pour seigneur Charles le Fournier de Bernaville (1634-1718)[24],[Note 4]. Puis à la fin de l'Ancien Régime, Henri-Jacques Le Fauconnier (1735-1795), émigré en 1795, il commandait à Quiberon la compagnie des gentilshommes normands[24],[Note 5].

Politique et administration

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 2001 Léon Flambard    
mars 2001 mars 2008 André Legendre    
mars 2008[25] en cours Louisette Lepetit[26] SE  
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2023, la commune comptait 173 habitants[Note 6], en évolution de −6,99 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
445409540473499485451457427
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
405387377383348339331318276
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
296266238220238219264202163
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
190205173154129143158162195
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
178173-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église de la Bonneville des XIIIe, XVIIe – XXe siècles. Elle a deux patrons : sainte Marguerite et saint Sébastien. Le chœur et la nef, dans leurs parties non remaniées, sont du tout début du XIVe siècle. Le chœur de deux travées est vouté sur croisée d'ogive. Dans une niche, située près du chœur, on peut voir le gisant de style gothique flamboyant d'un chevalier revêtu de son armure du XVIe siècle avec deux écus chargés d'une croix ansée[31],[Note 7], accompagné de deux angelots au niveau de la niche. Le blason, de sable à la croix ancrée d'or, indique qu'il s'agirait du chevalier, seigneur du lieu[Note 8], Georges Ier de Trousseauville[33]. À voir également un bas-relief la légende de saint Eustache du XIVe siècle représentant Placide, un général romain qui se convertira au christianisme, prenant le nom d'Eustache, après avoir vu apparaître un crucifix entre les bois d'un cerf qu'il poursuivait. Sur le panneau sculpté en dessus, Eustache voit deux de ses fils enlevés sur chacune des rives d'un fleuve, d'un côté par un loup et de l'autre, par un lion, fils qu'il parviendra à délivrer[31].
Sont classés au titre objet aux monuments historiques, outre le gisant[34] et le bas-relief[35], un calice et sa patène du XVIIe[36]. L'église abrite également un maître-autel du XVIIIe, les statues de sainte Marguerite de la fin du XVIe) en pierre polychrome située près de l'autel, de saint Marc du XVe, de saint Sébastien et saint Joseph du XVIIIe, une Vierge à l'Enfant du XVIIe, un saint évêque du XVe, une verrière du XXe de A. Vigneron.
Sous le porche, le portail arbore une épitaphe due à Guillaume Groult, vicaire de 44 ans au temps des guerres de Religion : « Vray serviteur de Dieu, ce facteur des humains qui allait guerroyant le maling hérétique… ».
  • Manoir des Broches du XVIe siècle[37] avec une porterie Renaissance classique. Les armoiries ont été martelées.
  • Croix de cimetière du XVIIIe siècle, calvaire du XIXe siècle.
  • Manoir de la Cour du XVIIe siècle.
  • La Binorie du XVIIIe siècle.
  • La Vignetterie.
  • La Motte.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Bibliographie

  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 34.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 273.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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