Varenguebec

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Varenguebec est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 321 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Varenguebec
Varenguebec
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Coutances
Intercommunalité Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche
Maire
Mandat
Évelyne Melain
2020-2026
Code postal 50250
Code commune 50617
Démographie
Population
municipale
321 hab. (2023 en évolution de −0,62 % par rapport à 2017)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 19″ nord, 1° 29′ 53″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 131 m
Superficie 21,19 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Créances
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Varenguebec
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Varenguebec
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Géographie

Localisation

Les communes limitrophes sont La Bonneville, Crosville-sur-Douve, Doville, Montsenelle, Neufmesnil, Picauville, Rauville-la-Place et Saint-Sauveur-le-Vicomte.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Douve, le Buisson, le Fil de Gorges, le cours d'eau 01 de la commune de Varenguebec[1], un bras du Fil de Gorges[2], des bras du Moulin[3], le canal 01 de la Plessé[4], le cours d'eau 01 du Marais de l'Adriennerie[5], le cours d'eau 17 du Moulin[6], le cours d'eau 18 du Gorget[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1].

La Douve, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Tollevast et se jette dans la baie de Seine à Carentan-les-Marais, après avoir traversé 28 communes[9].

Le Buisson, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Montsenelle et se jette dans le Fil de Gorges à Saint-Sauveur-le-Vicomte, après avoir traversé sept communes[10].

Le Fil de Gorges, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Saint-Sauveur-le-Vicomte et se jette dans la Douve à Rauville-la-Place, après avoir traversé huit communes[11].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Varenguebec[Note 1].

Cinq plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Grand étang (0,7 ha), l'étang de Rose (0,2 ha), l'étang du Castillon (0,3 ha), l'étang du Roi René (0,1 ha) et Longue Mare (0,1 ha)[Carte 1],[12].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[16]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 968 mm, avec 14,8 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 20 km à vol d'oiseau[19], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Varenguebec est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].

Elle est située hors unité urbaine[23] et hors attraction des villes[24],[25].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,2 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,6 %), forêts (36 %), zones humides intérieures (10,9 %), prairies (10,5 %)[26].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Warenguebech en 1185, Varenguebec vers 1280[27].

Du norrois bekkr « ruisseau »[27] et de l'adjectif norrois *vrangr « courbe » d'où le sens global de « ruisseau sinueux »[28].

Du norrois "bekkr" signifiant ruisseau et de l'appellation "Varengue" nom donné aux Scandinaves suédois. Varenguebec signifie le "ruisseau des Suédois" [29]

Histoire

Préhistoire

André Davy signale la présence d'un dolmen sur le territoire communal[30] (pierre du Blanc-Rocher) ?

Moyen Âge

Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de La Haye[31]. La seigneurie formait une baronnie relevant du comté de Mortain. Le titre de connétable de Normandie était attaché à cette baronnie qui a été la possession de puissant seigneurs notamment sous le règne de Guillaume le Conquérant[32].

Henri II d'Angleterre qui régna de 1154 à 1189, concéda la baronnie de Varenguebec à Richard du Hommet († v. 1181)[33]. À la suite de l'extinction en 1272 de la branche aînée des du Hommet, la baronnie échut à la famille de Mortemer[34],[Note 3].

Depuis le Moyen Âge s'y tenait une foire annuelle dite de la Saint-Michel[35].

Temps modernes

En 1563, François d'Orléans-Rothelin reçoit de son demi-frère Léonor d'Orléans, duc de Longueville, les baronnies de Varenguebec et de Neaufles. Son fils Henri Ier d'Orléans-Rothelin lui succède comme baron de Varenguebec[36],[37].

Politique et administration

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1982[38] mars 2008 Gérard Chesney SE  
mars 2008 mars 2018 Jean-Claude Dupont[39],[40] SE  
juin 2018[41] en cours Évelyne Melain SE Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].

En 2023, la commune comptait 321 habitants[Note 4], en évolution de −0,62 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1681 2061 2201 2701 2691 2311 1761 1601 097
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0711 037977868869815801734678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603647600531509460491448472
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
432414358324280292330341325
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
326321-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Il fut bâti pour Laurent Le Conte, propriétaire avec sa famille. La façade principale a conservé, de l'époque, sa belle tour d'angle à pans coupés, munie de meurtrières, au rez de chaussée. Le manoir des Flories possède aussi deux souches de cheminées massives et deux petites ouvertures carrées dont l'une, surmontée d'une accolade, l'autre,se trouvant sous le larmier. Au XVIIIe siècle, il a été ouvert des baies en arc surbaissé et l'on a plaqué en avant le corps central en pierre de taille, surmonté d'un fronton triangulaire, orné de pilastres cannelés et de chapiteaux ioniques. La façade postérieure comporte une fenêtre à meneaux et une tourelle avec un jour à accolade et une fenêtre en arc brisé. La chapelle possède une croisée d'ogive qui repose sur quatre culots sculptés de têtes, l'une barbue, une autre, imberbe et deux anges, l'un portant la couronne d'épines et trois clous, l'autre la croix. Derrière, on remarque une petite ouverture pratiquée dans le mur, nul ne sait à quoi elle pouvait servir. Deux familles ont été propriétaires du manoir des Flories, sous l'Ancien Régime : la famille Le Conte au début du XVIe siècle jusqu'au début du XVIIIe siècle, puis la famille Dalidan, rajeunissant le manoir des Flories. La famille Haize, parents via la famille Lechanoine, font partie des descendants de ces derniers à habiter le manoir. Le manoir des Flories est privé, fermé au public.
  • Motte castrale au lieu-dit l'Andruerie, à l'est et en bordure du bois de Limors, assez loin du château[47]. Cette motte en tronc de cône, qui relevait du fief de La Haye, nommé la Butte Bertrand, ancien tumulus ou peut-être emplacement du château, appelée aujourd'hui le Montenio par les habitants du hameau voisin a été éventrée au XIXe siècle par des chercheurs de trésor. Elle est située en bordure d'un ruisseau qui alimente un peu plus au nord la rivière l'Ouve. Très ramassée, elle mesure une dizaine de mètres de haut, et a à peu près dix-huit mètres de diamètre au sommet. Elle est entièrement entourée d'un fossé de deux mètres de large et de un mètre cinquante de profondeur. Sa basse-cour peu visible sur le terrain, en raison du parcellaire d'une part et du bois d'autre part, semble se développer au sud-ouest[48].
  • Ancien château médiéval à la Bocagerie dont il ne subsiste que les cachots.
  • Église Saint-Martin des XIVe, XVe, XVIIIe – XIXe siècles. L'édifice d'origine du XVe a été refaite, notamment au XIXe siècle. Elle abrite une Vierge à l'Enfant du XVe classée au titre objet aux monuments historiques[49] ainsi que des fonts baptismaux du XVIIIe, un maître-autel du XXe et une verrière du XXe de A. Vigneron et J. Lebreton[46].
  • Fontaine Saint-Martin, près de l'église[50].
  • Mont Étenclin. Il fut jusqu'au XVIIe siècle un lieu de sorcellerie et où au Blanc Rocher on célébrait des messes noires[46].

Pour mémoire : sur son territoire se dressait l'ancien prieuré de femmes (XIIe siècle) Saint-Michel-du-Bosc, fondée vers 1130 (en 1153 ?) par Richard de la Haye du Puits et sa femme Mathilde, avant d'être le nom d'un manoir situé à Lithaire[51], et l'abbaye de Blanchelande située aujourd'hui sur Neufmesnil dépendait avant la Révolution de Varenguebec.

Personnalités liées à la commune

  • François Énault (Varenguebec, 1869 - 1918), poète, écrivain, dessinateur, peintre et caricaturiste politique[52].

Pour approfondir

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Bibliographie

  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 260.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 663.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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