La Gacilly (commune déléguée)
ancienne commune française du département du Morbihan
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La Gacilly [la gasiji] est une ancienne commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.
| La Gacilly commune déléguée | |
L'église paroissiale Saint-Nicolas et le monument aux morts. | |
Blason. |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bretagne |
| Département | Morbihan |
| Arrondissement | Vannes |
| Intercommunalité | De l'Oust à Brocéliande Communauté |
| Statut | Commune déléguée |
| Maire délégué Mandat |
Éric Vaucelle 2026-2032 |
| Code postal | 56200 |
| Code commune | 56061 |
| Démographie | |
| Gentilé | Gaciliens |
| Population | 2 250 hab. (2014) |
| Densité | 137 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 45′ 57″ nord, 2° 07′ 51″ ouest |
| Altitude | Min. 4 m Max. 98 m |
| Superficie | 16,48 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Guer |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | La Gacilly |
| Localisation | |
| modifier |
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Avec les deux communes La Chapelle-Gaceline et Glénac, elle a donné naissance à la nouvelle commune La Gacilly créée avec le statut administratif de commune nouvelle le .
Ces trois anciennes communes du Morbihan ont le statut administratif de commune déléguée.
Géographie
Localisation
Commune de la vallée de l’Aff, La Gacilly se trouve à vol d'oiseau à 13,0 kilomètres de Redon[1], à 48,8 kilomètres de Vannes[2], à 50,6 kilomètres de Rennes[3] et à 74,6 kilomètres de Nantes[4].
Communes limitrophes

| Carentoir | Carentoir | La Chapelle-Gaceline | ||
| Saint-Nicolas-du-Tertre | N | Sixt-sur-Aff Cournon | ||
| O La Gacilly E | ||||
| S | ||||
| Les Fougerêts Peillac |
Glénac | Glénac |
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 1 648 hectares ; son altitude varie de 4 à 98 mètres[5].
Du schiste ardoisier affleure par endroits entre Sérent et La Gacilly et du grauwacke et du schiste rouge dans la vallée de l'Aff etre La Gacilly et la limite de l'Ille-et-Vilaine[6].
Hydrographie

La commune est traversée par l'Aff, rivière longue de 66 km et affluent de rive droite de la Vilaine[7].
- La Gacilly ː les rochers de la Belle Anguille au début du XXe siècle (carte postale).
- Pont sur l'Aff à La Gacilly.
- Passerelle sur l'Aff à La Gacilly.
- Le port de La Gacilly.
- Le port de La Gacilly (panneau).
Voies de communication et transports
La Gacilly est desservi par la D 773 (ancienne Route nationale 773), un axe routier nord-sud venant, côté nord de Guer et Carentoir et se dirigeant côté sud vers Redon et par la D 777 (ancienne Route nationale 777), route de Vitré à Vannes, ainsi que par la D 8 qui, vers le nord-ouest, se dirige vers Ruffiac et Ploërmel.
Désormais une rocade routière, la D 773E, contourne l'agglomération par le nord.
Urbanisme
Logement
En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 1 227, alors qu'il était de 1 162 en 2008[I 1].
Parmi ces logements, 80,0 % étaient des résidences principales, 7,9 % des résidences secondaires et 12,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 15,5 % des appartements[I 1].
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 64,4 %, en augmentation par rapport à 2008 (58,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) n'était que de 12,9 %, en baisse importante par rapport à 2008 (19,5 %)[I 2].
Projets d'aménagements
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes La Gacille en 1340 ; La Gazilli en 1405 ; La Gatcyly en 1516 ; [La Gaulle lege] La Gacille en 1654[8].
Selon Ernest Nègre, qui ne cite aucune forme ancienne, signe qu'il n'en connaît pas, La Gacilly renverrait au déterminant du lieu voisin la Chapelle Gaceline[9] (aujourd'hui la Chapelle-Gaceline), avec chute de la finale -ne, dont l'élément Gaceline représente l'anthroponyme germanique Wacelinus[9], forme latinisée du nom Wacelin, devenu Gacelin dans les parlers centraux et méridionaux de la langue d'oïl. On ne conserve cependant aucune trace de cette finale -ne dans les formes anciennes.
Gaceline serait la forme féminine correspondant au prénom masculin Gacelin, nom de famille actuel Gasselin (Normandie du sud, Perche et Beauce) et Vasselin (Normandie)[10]) que l'on retrouve dans le cartulaire de Redon. Gaceline (Waceline), femme de Philippe de Montauban qui y vécut à la fin du XVe siècle. Le prénom féminin se poursuit dans le nom de famille Gasseline (Normandie, Perche et Beauce)[11]. Il s'agit d'un ancien prénom germanique en -elin(e), diminutif du nom de personne Gasse, autrement Vasse cf. Wace, auteur normand.
Le nom en breton de la commune est Gazilieg[12] et en gallo La Gaczilhae.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 26,0 % des toponymes de l'ancienne commune sont bretons[13].
Histoire
Origines
Les vestiges mégalithiques tels le menhir de la Roche piquée et les tablettes de Cournon attestent la présence des humains depuis très longtemps[14].
Sur la Lande de Sigré, les vestiges d’une enceinte circulaire d'une vingtaine de mètres de diamètre ont été repérés. À l’intérieur, de petites élévations de terre présentant des traces de carbonisation pourraient correspondre à des tombelles[15].
La cité est née au XIIe ou XIIe siècle lors de la construction d’un château-fort, aujourd’hui disparu[14]. Son origine ne semble pas remonter au-delà du XIIe siècle comme l'indique son toponyme précédé d'un article. Le lieu n'a pas encore de statut de paroisse au début du XIVe siècle[16].
Ancien Régime
L'ancien château de La Gacilly, initialemrnt une motte féodale, daterait du VIe siècle. Il fut pillé et incendié en 1594 par une troupe d'Anglais au service de l'armée royale du maréchal d'Aumont pendant les Guerres de la Ligue. Il n'en reste qu'une simple élévation de terre, dénommée "butte du château", entourée de douves à peu près comblées. De nombreuses maisons anciennes de La Gacilly ont été construites avec des débris du château[17].
Un aveu du , retranscrit par Joseph-Marie Le Mené, décrit le château et la ville de La Gacilly[18].

La seigneurie de La Gacilly, très ancienne, s'étendait sur les paroisses de Ruffiac, La Chapelle-Gaceline, Les Fougerêts et d'autres ; elle fut possédée par Olivier IV de Montauban[Note 1] (qui fit construire en 1320 le pont sur l'Aff, auparavant seulement franchissable par un gué dangereux, et, à son voisinage, un hôpital et une chapelle[19]), puis par sa veuve Julienne de Tournemine[Note 2]; par la suite elle appartint à la Maison de Rohan : le Louis II de Rohan, seigneur de Guémené, la céda à Pierre de Rohan-Gié, qui la réunit à ses autres seigneuries. Au XVIe siècle la seigneurie devint propriété de la famille du Houx (Gilles du Houx[Note 3] , mort en 1707, et son épouse Marie de Porcaro[Note 4] en furent propriétaires). Elle fut érigée en marquisat par lettres patentes en au profit d'Yves Marie de La Bourdonnaye. Son siège se trouvait initialement dans l'ancien château de La Gacilly, mais après la destruction de celui-ci au manoir de La Basse-Bouexière en Carentoir ; ses seigneurs, qui disposaient des droits de haute, moyenne et basse justice, étaient considérés comme fondateurs de l'église Saint-Jean de Carentoir dans laquelle ils avaient droit de prééminence. Paul Esprit Marie de La Bourdonnaye en fut le dernier seigneur jusqu'à la Révolution française[17].
D'autres maisons nobles existaient en La Gacilly : La Ville-Orion, qui disposait aussi des droits de haute, moyenne et basse justice, appartenait en 1778 au comte de Lorge (Charles de Conigan, un lointain descendant d'une famille écossaise, en avait hérité en 1660, mais la vendit en 1662 en raison de ses difficultés financières alors qu'il avait émigré en Acadie[20]) et La Ville-Carel, haute et moyenne justice, à M. de Cadouzan (le château de Cadouzan est en Saint-Dolay)[21].
Saint Jugon, berger, naquit au etvillage d'Haudiard en Gacilly. Selon la légende, il aurait en priant obtenu le retour à la vie d'un de ses mourins tué par un loup. Une chapelle, réparée vers 1760 et en 1838, fut bâtie sur la tombe de saint Jugon dans les landes[22].
La Gacilly était une simple trève de la paroisse de Carentoir, ne devenant une paroisse à part entière qu'en 1746 sur décision de Charles-Jean de Bertin, évêque de Vannes.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi La Gacilly en 1778 : « La Gacilli ; trève [La Gacilly est devenue une paroisse en 1746] de la paroisse de Carentoir ; au bord de la rivière d'Aph [ Aff] ; à 1 lieue et demie de Carentoir. Il s'y tient un marché toutes les semaines. (..) . Il indique aussi les dates des 11 foires qui y étaient organisées chaque année[21].
Révolution française
Les commissaires près les administrations de La Gacilly et de Carentoir écrivent au Commissaire du Directoire le 20 brumaire an VIII (soit deux jours après le Coup d'état du 18 brumaire) que « presque tous les habitants des campagnes ont l'esprit de révolte peint sur le visage [sont favorables aux Chouans] ; beaucoup des habitants de Carentoir et de La Gacilly sont liés à eux, et nous ne doutons nullement qu'un bien plus grand nombre ne va s'y joindre s'il n'y vient sous peu une force imposante »[23].
Le XIXe siècle

En un procès se déroula devant la Cour d'assises d'Ille-et-Vilaine à l'encontre de soldats du 33e régiment d'infanterie qui avait été en garnison à La Gacilly ; le maire témoigna que « la conduite des soldats à La Gacilly a, malheureusement, dès leur arrivée, donné lieu à beaucoup de plaintes (..), ils voulaient doliner et faire la loi »[24].

La mairie de La Gacilly est construite vers 1838. Selon Émile Ducrest de La Villeneuve, c'est « une construction élégante et hardie qui contient une bibliothèque communale, un tribunal et une salle d'enseignement primaire la mieux disposée et la plus belle du Morbihan selon le témoignage des inspecteurs »[25].
A. Marteville et P.Varin, continuateurs d'Ogése, décrivent ainsi La Gacilly en 1843 :
« La Gacilly : ville (sous l'invocation de saint Nicolas, évêque de Myre : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, trève de Carentoir jusqu'en 1745 ; aujourd'hui succursale ; bureau d'enregistrement ; chef-lieu de perception ; bureau de poste ; brigade de gendarmerie à cheval. Superficie totale 1 643 hectares 49 ares, dont (..) terres labourables 515 ha, prés et pâturages 159 ha, bois 24 ha, vergers et jardins 56 ha, landes et incultes 836 ha, étangs 3 ha, châtaigneraies 8 ha (..). Jadis aucune route importante n'aboutissait à La Gacilly ; aujourd'hui elle est traversée par la route départementale n°13 d'Ille-et-Vilaine, le chemin de grande communication n°8 d'Ille-et-Vilaine, enfin un troisième chemin part de cette localité , se dirigeant vers Vannes. La Gacilly fabrique des cuirs, des chapeaux de laine, de la serge et surtout un filet nommé Lihoué, tissu de chanvre qui est exporté dans les départements de la Vendée et de Loire-Inférieure. Cette dernière fabrication est une grande ressource pour les pauvres journaliers. (..) Géologie : constitution générale, schiste argileux, exploité et dit moellon dans le pays. Cette pierre schisteuse est employée à la construction des murs, au dallage des rez-de-chaussée, enfin à former les séparations des prés et jardins ; en ce dernier cas, elle est placée debout et est dite palis. On parle le français [en fait le gallo] [26]. »
Le une soixantaine de personnes, hommes et femmes, s'opposèrent, en bloquant les charrettes à l'entrée du port de La Gacilly, au chargement de grains par des négociants de Hennebont et de La Roche-Bernard. Il fallut que le maire assure que ces grains n'étaient pas destinés à être exportés, mais à des régions voisines en pénurie, pour que les grains puissent être chargés le lendemain[27].
François Clairo, reconnu coupable d'assassinat, fut guillotiné le à La Gacilly ; son père, Olicier Clairo, lui aussi condamné à la peine capitale, avait vu sa oeine commuée en travaux forcés à perpétuité[28].
En , 165 habitants des communes de Crédin, Plescop, La Gacilly et Missiriac « supplient l'Assemblée nationale de proclamer Henri V, roi de France[29].
En 1883 145 parents de La Gacilly écrivent une énergique déclaration au Préfet du Morbihan dans laquelle ils réclament le droit de prendre toutes les mesures nécessaires oour procurer un enseignement religieux à leurs enfants[30].
Dans la chapelle Saint-Jugon « les malades viennent demander au Bienheureux (principalement le Lundi de la Pentcôte) la fin de leurs souffrances et passent avec foi sous la pierre de son tombeau, élevé de quelques pieds au-dessus du sol[31].
Le XXe siècle
La Belle Époque
En la ville de La Gacilly commence à bénéficier de l'éclairage électrique[32] grâce à la "Société électrique de l'Ouest"[Note 5].
Un décret du Président de la République en date du attribue, à défaut de bureau de bienfaisance, les biens ayant appartenu à la fabrique de La Gacilly et actuellement placés sous séquestre à la commune de La Gacilly[33].
La Gacilly est resté lontemps un endroit très isolé, difficile d'accès. Un auteur anonyme écrit en 1907 : « (..) Je grimpai lestement dans la respectable et préhistorique diligence qui seule une fois par jour dessert (..) La Gacilly, transporte les dépêches et meurtrit les voyageurs. (..) Ce n'est que trois jours après [être parti de Longjumeau] qu'éreinté, moulu, jurant que l'on ne m'y reprendrait plus, que je pus regzgner les pénates. (..) On m'a dit qu'un chemin de fer serzit peut-être construit, qu'on pourrait aller à Ruffuac en 15 minutes et non trois jours, à Malestroit, Plumelec, Saint-Jean, Bignan en quelques heures ; ce serait trop beau et surtout trop utile (..) »[34].
La ligne de tramway à voie métrique et voie unique de la Compagnie des tramways à vapeur d'Ille-et-Vilaine allant de Rennes à Plélan (inaugurée en 1898) et surnommée « le Tacot », est prolongée jusqu'à Guer via Paimpont-les-Forges, Beignon, Saint-Malo-de-Beignon et le camp de Coëtquidan (mise en service le ), puis jusqu'à Redon via Carentoir et La Gacilly[35], elle ferma le [36]).
- La Gacilly ː vue générale au début du XXe siècle (carte postale).
- La Gacilly ː le pont sur l'Aff et le port au début du XXe siècle (carte postale).
- La Gacilly ː la rue Montauban au début du XXe siècle (carte postale).
- La Gacilly ː la rue Lafayette au début du XXe siècle (carte postale).
- La Gacilly ː sortie de messe au début du XXe siècle (carte postale).
- La Gacilly ː le Bout du Pôret au début du XXe siècle (carte postale).
- Lavandières à La Gacilly vers 1910 (photographie Georges Nitsch).
- Femme bretonne en costume de la région de La Gacilly, Carentoir et Guer).
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de La Gacilly porte les noms de 69 soidats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 2 sont morts en Belgique (Pierre Lefierdebras, tué à l'ennemi dès le à Maissin et Julien Sorel tué le lendemain à Oret) ; Armand Epaillard est mort en captivité en 1915 en Allemagne ; Pierre Gascard, marin, est mort de maladie en 1915 à Malte ; Pierre Lecoq est aussi mort de mzlzdie, en 1916, alors qu'il était interné en Suisse ; Isidore Saloux, marin, est mort dans le naufrage du cuirassé Suffren le ; René Gascard a été tué à l'ennemi le dans l'actuelle Macédoine du Nord ; tous les autres sont morts sur le sol français, dont, par exemple, Jean Gaudin, soldat du 316e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Jaulzy (Oise), Jean Le Chêne, soldat du 4e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Lachalade (Meuse) et Henri de Longeaux, maréchal des logis, tué à l'ennemi le à Perthes-lès-Hurlus (Marne, tous les trois décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Marie Joseph de Longeaux, sous-lieutenant, mort des suites de ses blessures le à Azerailles (Meurthe-et-Moselle) et Victor Coué, capitaine, mort de maladie le à l'hôpital de Vannes ont tous le deux reçu la Légion d'honneur et la Croix de guerre[37].
Les plaques commémoratives de l'église Saint-Nicolas-de-Myre portent les noms de 60 soldats morts pour la France[38].
L'Entre-deux-guerres
- Le monument aux morts de La Gacilly.
- Le monument aux morts de La Gacilly.
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de La Gacilly porte les noms de 3 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : Eugène Tadet, mort le dans des circonstances non précisées en Tunisie ; Eugène Coquer, soldat mort victime d'un bombardement le à Poitiers et Yves Josso, résistant, déporté au camp de concentration de Buchenwald, puis à celui de Bergen-Belsen, mort en déportation le [37].
L'après Seconde Guerre mondiale
En Alexandre Bruc, non reconduit comme maire à la suite des élections municipales, et devenu simple conseiller municipal, fit un discours dans lequel il déclara : « Voilà orès de cent ans que la place de maire de La Gacilly a toujours été occupée par un républicain ; aujourd'hui c'est un réactionnaire qui fait sa rentrée. Par des procédés immoraux et malhonnêtes, la majorité s'est trouvée à droite »[39].
Deux soldats originaires de La Gacilly (Marcel Chenais et Pierre Kilpert) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[37].
Dans les années 1950, La Gacilly est un petit chef-lieu de canton rural, « située en dehors des grands courants d'échanges régionaux », en déclin démographique, et les perspectives de développement économique semblent limitées[40].
En 1959, l'homme d'affaires Yves Rocher crée une entreprise de fabrication de cosmétiques vendus par correspondance. L'entreprise grandit rapidement : de 30 salariés initialement, elle passe à 334 en 1969, et 1200 en 1984[40]. Parallèlement, Yves Rocher utilise son succès économique pour s'imposer en politique : en 1962, il devient maire de la commune, et le reste pendant 46 ans, jusqu'en 2008[40].
À partir des années 1960, un programme d'embellissement de la ville est mis en place, afin de créer l'image d'un village authentique et traditionnel. La mairie facilite ainsi l'installation d'artisans d'art dans le bourg, aménage des rues piétonnes, encourage les habitants à fleurir leurs maisons et installe du mobilier urbain pour créer une ambiance néo-rurale attrayante. La municipalité cherche ainsi à encourager le tourisme vert[40]. Plusieurs infrastructures de loisir sont construites, comme un chapiteau municipal accueillant spectacles, fêtes et brocantes ; dans les années 1970, un grand complexe sportif est édifié, avec salle omnisports, piscine, courts de tennis et club hippique. Dans les années 1980, la municipalité crée une galerie d'art, et en 2002, une médiathèque est inaugurée. Cela donne à La Gacilly un rayonnement régional par rapport aux communes voisines moins équipées[40].
Toutefois, cette politique d'aménagement touristique et d'équipement de loisirs de prestige se fait au détriment d'autres infrastructures : l'école primaire, fréquentée par plus de 150 élèves, a besoin de travaux de rénovations majeurs dans les années 1980, mais ces investissements sont refusés au profit de la construction de halles municipales pour recréer un marché hebdomadaire. En 2002, l'école n'est toujours pas rénovée[40]. Turcotte et Salmon notent qu'Yves Rocher gère la ville comme un entrepreneur gérerait une entreprise[40].
Politique et administration

Administration municipale
En 2016, le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[41].
Liste des maires
Liste des maires délégués
Au , le maire délégué de la commune déléguée est de droit l'ancien maire de l'ancienne commune, Jacques Rocher.
Politique environnementale

(en juillet 2011).
La mairie mène depuis le début des années 1960 une stratégie d'amélioration de la commune reposant sur une politique de fleurissement et d’embellissement[46]. C'est ainsi qu'au concours des villes et villages fleuris organisé par le conseil national de villes et villages fleuris, La Gacilly a obtenu le plus haut niveau de « 4 fleurs » au palmarès 2007[47], niveau confirmé en 2016[48].
Jumelages
Au , La Gacilly était jumelée avec[49] :
Diapaga (Burkina Faso) depuis 1980 ;
Hollersbach im Pinzgau (Autriche) depuis 1986 ;
Gowerton (Royaume-Uni) depuis 2000.
Population et société
Démographie
En 2014, la commune comptait 2 250 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour La Gacilly (commune déléguée)[50]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 8].
Enseignement
La Gacilly est située dans l'académie de Rennes.
Établissements scolaires
Elle administre une école maternelle et une école élémentaire communales[53] et dispose d'une école élémentaire privée[54].
La commune ne compte ni collège ni lycée public, mais un collège privé[55].
Économie
Emploi
En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 327 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,4 % d'actifs dont 65,1 % ayant un emploi et 7,2 % de chômeurs[I 3].
On comptait 3 492 emplois dans la zone d'emploi, contre 3 314 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 881, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 9] est de 396,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre quatre emplois par habitant actif[I 4].
Entreprises et commerces
Au , La Gacilly comptait 277 établissements : 8 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 38 dans l'industrie, 14 dans la construction, 174 dans le commerce-transports-services divers et 43 étaient relatifs au secteur administratif[I 5].
En 2013, 16 entreprises ont été créées à La Gacilly[I 6], dont 12 par des autoentrepreneurs[I 7].
Parmi les 277 établissements, la commune accueille le siège social du Groupe Rocher, qui y a installé un jardin botanique et l'Espace Yves-Rocher.
Tourisme
Outre les visites au Festival Photo La Gacilly, de nombreux touristes tout au long de l'année viennent voir le travail de plus de trente artisans d'art, installés depuis 1971. En effet, depuis 40 ans, 200 artisans sont passés dans ces ateliers. En 2016, une trentaine d'artistes et artisans d'art, travaillent devant les passants ou dans leurs ateliers.
Culture et patrimoine
Lieux et monuments

La commune ne compte pas de monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques mais elle compte une sculpture classée depuis 1989[56],[57] et onze lieux et monuments et huit objet répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[58],[59]. On peut citer par exemple :
- les menhirs de la Roche piquée, situés à la sortie de la ville en direction de Saint-Martin-sur-Oust, colline face à la caserne des pompiers. Le site avait été classé en 1932[60] ;
- l'église paroissiale Saint-Nicolas de style néo-grec, construite au milieu du XIXe siècle[61]. Elle possède plusieurs objets reiigueux d'intérêt patrimonial (croix-reliquaire, calice, ostensoir, ciboire, etc..)[62].
- La façade.
- Vue intérieure: la nef.
- Vue intérieure : le chœur.
- Statue de saint Nicolas.
- Statue de saint Pierre.
- la chapelle Saint-Jugon, dédiée à saint Jugon, berger né à La Gacilly. La chapelle actuelle date de 1870[63].
- le manoir de la Roche-Gestin : il date du XVIIe siècle[64].
- de nombreuses maisons anciennes, la plupart en schiste.
- Une rue de La Gacilly.
- Façades de maisons.
- Façade du 2, rue Saint-Vincent.
- Maison typique en schiste (servant de support à une exposition photographique).
- Une maison de La Gacilly.
- Maison de La Gacilly.
- Cadran solaire.
- les halles ;
- Les halles.
- Les halles.
Musée
Depuis 1998, le « Végétarium », musée consacré aux découvertes du monde végétal, est visité chaque année par 40 000 personnes[65].
Manifestations culturelles et festivités

Depuis 2003, le Festival Photo La Gacilly est organisé chaque année afin de présenter le travail de photographes en rapport avec la nature et les hommes[66].
Héraldique
| Blasonnement :
Écartelé : au un d’or semé de fleurs de lys d’azur, au franc-canton de gueules, au deux vairé d’azur et d’or à deux tires, au trois palé d’or et de gueules, au quatre d’azur à dix besants d’or posés quatre, trois, deux et un. |
Personnalités liées à la commune
- Yves Rocher (1930-2009), industriel né à La Gacilly et maire de la ville pendant 46 ans
- Jean Lemonnier (1950), peintre et sculpteur.
- Jean-Pierre Guillemot (1950), coureur cycliste.
- Anne Smith (1959), peintre résidant dans la commune.
