Bouvines

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Bouvines
Bouvines
Blason de Bouvines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Philippe Guillon
2024-2026
Code postal 59830
Code commune 59106
Démographie
Gentilé Bouvinois
Population
municipale
766 hab. (2023 en évolution de −1,16 % par rapport à 2017)
Densité 283 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 34′ 47″ nord, 3° 11′ 14″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 49 m
Superficie 2,71 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Cysoing
(banlieue)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Templeuve-en-Pévèle
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Bouvines
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Bouvines
Liens
Site web http://www.bouvines.fr/

Bouvines est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la Métropole européenne de Lille et forme, avec quatre autres communes, une petite agglomération, l'unité urbaine de Cysoing, qui appartient à l'aire urbaine de Lille.

Bouvines est connue pour la bataille de Bouvines, qui a eu lieu en 1214.

Localisation

Bouvines est située au sud-est de Lille, sur la rive droite de la Marque et sur la voie romaine d'Arras à Tournai. Bouvines est à quelques kilomètres dans la plaine au sud-est du parc scientifique de la Haute Borne et de la Cité scientifique (Université Lille I).

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Bouvines
Gruson
Sainghin-en-Mélantois Bouvines
Cysoing

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Marque, le ruisseau du Gland[1] et l'Infière[2],[3],[Carte 1].

La Marque, d'une longueur de 32 km, prend sa source dans la commune de Thumeries et se jette dans le canal de Roubaix à Wasquehal, après avoir traversé 25 communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques de la Marque sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,836 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 10,8 m3/s, atteint le [5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bouvines[Note 2].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille[6].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 691 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 5 km à vol d'oiseau[13], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Bouvines est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cysoing[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[18]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[19],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,8 %), prairies (19 %), zones urbanisées (18,8 %), forêts (3,4 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

La gare de Bouvines est située à l'entrée de Cysoing elle était desservie par des TER allant d'Orchies à Lille-Flandres avant la fermeture de la ligne.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes de transport à la demande 20R et 69R du réseau Ilévia ainsi que par la ligne 854 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 2[22].

Toponymie

Attestée sous la forme Bovines en 1164[réf. nécessaire].

Du latin bovis bovin », en référence au pont de Bouvines qui permet le franchissement de deux bœufs côte à côte) accompagné du suffixe –inum[23].

Bovingen en flamand[24].

Histoire

Temps anciens

La découverte d'un cimetière mérovingien atteste l'ancienneté de l'occupation du site. Il semble en particulier que très tôt un pont y ait été édifié pour traverser la Marque. L'origine du nom n'est pas établie : il pourrait venir soit du flamand bouvino, qui signifie terre cultivée, soit du gallo-romain. Un diplôme de 899 de Charles le Chauve mentionne par ailleurs un lieu appelé Bovingole tandis que la charte du comte de Flandre en 1002 fait état de Villa bovinas.

Selon le géologue M. Meugy (1850), la tourbe était autrefois exploitées dans une partie de la vallée de la Marque (près du lit mineur où on la trouvait sur une épaisseur pouvant atteindre 6 m.) ; Bouvines, Ennevelin et Cysoing, avant que l'exploitation en soit interdite en raison explique-t-il « d'inconvénients graves » dus à une exploitation désordonnée et faite sans surveillance[25].

Bataille de Bouvines

Position des armées sur le champ de bataille de Bouvines.

Le , le roi de France Philippe Auguste y remporte la bataille de Bouvines sur une coalition formée de Ferrand, comte de Flandre, et d’Othon IV, empereur du Saint-Empire.

Un musée situé à Mons-en-Pévèle, appelé la salle des batailles, valorise cet événement et celui de Mons-en-Pévèle survenu 80 ans plus tard[26].

En 2014, les commémorations officielles ont lieu en présence du prince Louis de Bourbon, héritier du roi Philippe Auguste, du prince Axel de Bourbon-Parme, du prince et de la princesse de Bauffremont, du comte de Beaumont-Beynac et du baron Pinoteau[27].

Période moderne

Avant la Révolution française, Bouvines était le siège de plusieurs seigneuries. L'un d'elles, celle de Layens, est détenue au XVIIIe siècle par la famille Bonnier. Plusieurs descendants sont retrouvés après la Révolution française, portant soit le nom de Bonnier de Layens soit le nom de Bonnier.

François Joseph Bonnier (1719-1771), seigneur de Layens, est le fils de Jacques Bonnier, négociant, bourgeois de Lille, et de Catherine Le Sage. Il nait à Lille en (baptisé le ), devient bourgeois de Lille le , syndic des Frères mineurs récollets, et meurt le . Il épouse à Lille le Marie Joseph Henriette Mienson (1713-1772) fille de Joseph Alexandre et de Marie Joseph Gabriel. Née à Lille en (baptisée le ), elle meurt le . Le couple est inhumé dans la chapelle des Frères mineurs de Lille[28].

Louis François Joseph Bonnier (1728-1793), frère de François Joseph, succède à ce dernier dans la possession de la seigneurie. Il est l'avant-dernier seigneur du fief (la Révolution française supprime les titres de noblesse). Il nait à Lille en (baptisé le ), devient conseiller du roi, est créé trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Lille le ou et le reste jusqu'au , obtient le titre de trésorier de France honoraire, est également bourgeois de Lille le et meurt le . Il épouse à Lille son arrière-petite-cousine Marie Claire Victoire Joseph Bonnier (1735-1810), fille de Martin Ignace, bourgeois de Lille, conseiller du roi, trésorier des assenes (institution financière), grand juge et directeur de la juridiction consulaire, et de la chambre de commerce, et de Marie Claire Joseph Monnart. Sa femme nait à Lille en (baptisée le ) et meurt à Lille le [29]. Le couple a cinq enfants dont :

Édouard André Isidore Bonnier (1761-1839), fils de Louis François Joseph Bonnier et de Marie Claire Victoire Joseph Bonnier, nait à Lille en (baptisé le ). Négociant, il est nommé conseiller municipal de Lille par décret impérial du . Il devient ensuite adjoint au maire de Lille du au et meurt à Lille le , à 78 ans. Il épouse à Lille le Félicité Ernestine de Faucompret, sœur de Justine Caroline, femme de son frère Benjamin. L'épouse nait à Lille en (baptisée le [30]. Le couple a eu onze enfants.

Isidore Bonnier de Layens (1792-1877) (le nom Bonnier de Layens est autorisé par décret du ), fils d'Édouard André Isidore, est un artiste peintre. Prénommé Isidore Ernest Joseph, il nait à Lille le . Il est adjoint au conservateur du musée de peinture de Lille, Louis-Narcisse Jacops, marquis d'Aigremont en 1820, puis conservateur du musée à la mort du marquis d'Aigremont en 1828 jusqu'en 1842. Il meurt à Paris le , à l'âge de 84 ans. Il épouse à Lille le Émélie Françoise Sophie Reynaert (1798-1876), fille de Jean François et de Sophie Félicité Mathon. Née à Lille le , elle meurt à Paris le , à 78 ans[31].

Édouard Louis Bonnier (1808-1877), fils d'Édouard André Isidore, nait à Lille le . Après des études au collège Rollin (Collège-lycée Jacques-Decour), il présente une licence de droit en 1830, passe docteur en droit en 1832. Nommé en 1839 professeur suppléant à la faculté de droit de Paris, il devient professeur titulaire de la chaire double de législation pénale et de procédure civile et criminelle. Il est décoré de la Légion d'honneur en et meurt à Paris le . Il épouse en 1844 Elzéarine Ortolan, fille de Joseph Ortolan et de Camille Defrêne de Montonnerre. Édouard Louis Bonnier a eu deux enfants qui se sont tous les deux distingués : Elzéar Bonnier-Ortolan, avocat, poète et dramaturge et Gaston Bonnier, botaniste qui, entre autres, a écrit un ouvrage avec son cousin Georges de Layens , botaniste et apiculteur[32].

À côté de la seigneurie de Layens, existait également celle d'Avrincourt détenue en dernier ressort par la famille Baillieu. Augustin Martin Joseph Baillieu d'Avrincourt (1753-1799), chevalier, est seigneur d'Avrincourt sur Bouvines. Né en , il est le fils de Charles Baillieu (de Valenciennes) et de demoiselle Denyse. Il est créé trésorier de France le , installé le suivant. Il exerce encore la fonction en 1790 lors de l'abolition des bureaux des finances, et meurt le . Il a épousé Bernardine Alexandrine, Rosalie Le Gillon de Montjoie, sœur d'un trésorier de France, morte le , à 92 ans. Un de leurs enfants, militaires va être chevalier de la Légion d'honneur[33].

Période contemporaine

Entre 1896 et 1932, la ligne de chemin de fer de Saint-Amand à Hellemmes de 32 km dessert la commune.

Politique et administration

Situation administrative

Bouvines dans son canton et son arrondissement.

Tendance politique

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1808 Pierre-François Deffontaines    
1833   Jean-Baptiste Deffontaines    
1872 1934 Félix Dehau   Doyen des maires de France
1935 1947 Jean Desmarescaux    
1947 1960 Louis Deffontaines    
1960 1965 Henri Desmarescaux    
1965 1983 Gonzague Spriet    
1983 1991 André Droulers    
1991 2007 Jean Noël    
Alain Bernard    
  Philippe Guillon    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Lille, du tribunal de grande instance de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Lille, du tribunal de commerce de Tourcoing, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade autonome de Cysoing.

Politique environnementale

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].

En 2023, la commune comptait 766 habitants[Note 7], en évolution de −1,16 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300327443480521548551563575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
588579590602601565591577544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
561589598586623625612679604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
564560611577683772743723709
2015 2020 2023 - - - - - -
696746766------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,3 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 360 hommes pour 405 femmes, soit un taux de 52,94 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,0 
6,2 
75-89 ans
6,5 
20,1 
60-74 ans
20,6 
22,0 
45-59 ans
21,2 
21,8 
30-44 ans
18,6 
10,5 
15-29 ans
12,0 
19,2 
0-14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Santé

Enseignement

Bouvines fait partie de l'académie de Lille.

Sports

Média

Cultes

Économie

Culture et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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