La Mutinerie (bar)
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| Type | bar lesbien |
|---|---|
| Lieu |
Paris, |
| Coordonnées | 48° 51′ 45,1″ nord, 2° 21′ 08,1″ est |
| Site web | https://www.lamutinerie.eu/ |
La Mutinerie est un bar lesbien anarchiste autogéré situé 176-178 rue Saint-Martin, dans le 3e arrondissement de Paris. Ouvert en 2012, il est un des lieux majeurs de la culture lesbienne à Paris. Il accueille des DJ-sets le weekend et propose de nombreuses activités culturelles, associatives, artistiques et militantes en semaine.
Activités
La Mutinerie ouvre en 2012 dans le 3e arrondissement de Paris, rue Saint-Martin, entre les stations Rambuteau et Étienne Marcel[1],[2],[3]. Bar lesbien, La Mutinerie devient l'un des lieux clefs de la culture lesbienne à Paris[4],[5]. La Mutinerie est fréquentée à 70 % par des lesbiennes et des personnes transgenres, et à 30 % par des hommes gays[6].
La Mutinerie se présente comme un « bar féministe par et pour les meufs, gouines, biEs, queers et/ou trans » et un lieu hybride[2]. Le weekend, le bar propose une programmation musicale de type DJ-set[7]. En semaine sont organisés des ateliers, des cours d’autodéfense féministe, des performances, des événements de tatouage flash, ainsi que des drag shows[2],[8],[9]. La Mutinerie met également son local à disposition d'associations telles que Acceptess-T et OUTrans[5], et dispose d'une bibliothèque LGBT[2].
Gestion financière et administrative
En 2012, à la suite du rachat collectif du Unity Bar, renommé La Mutinerie, le bar passe en autogestion, faisant de l'établissement un lieu queer anarchiste[4],[5]. Ce mode de fonctionnement est revendiqué comme un moyen de rendre l'espace plus accessible à une « communauté souvent précarisée »[2].
Du fait de son organisation collective, La Mutinerie est régulièrement menacée de fermeture[1]. En , à la suite d'une série de plaintes déposées par le voisinage, la préfecture de police interdit au bar la diffusion de musique amplifiée, à moins de mettre en place une isolation phonique[8],[7]. Cette décision pèse sur le chiffre d'affaires du bar, dont 80 % proviennent des soirées musicales du weekend[7]. Grâce à une cagnotte en ligne et avec l'aide de la mairie de Paris, des travaux d'insonorisation sont réalisés en , permettant une réouverture en avril de la même année[7].
En , le collectif de gestion de La Mutinerie annonce que le lieu est à nouveau menacé de fermeture, à cause d'une grande précarité financière entraînée par les travaux de 2018, la pandémie de Covid-19 et les Jeux olympiques d'été de 2024[9],[6],[10]. Il risque une liquidation judiciaire[3]. Une forte mobilisation de la communauté LGBT est mise en place pour soutenir le bar, et plusieurs soirées de soutien sont organisées[10]. Le , le tribunal de commerce de Paris suspend la mise en vente du lieu pour poursuivre une procédure de redressement judiciaire[11],[6],[10].
En parallèle du redressement judiciaire, La Mutinerie monte en 2024 une structure associative, afin de se rendre éligible à des subventions pour soutenir la rémunération des artistes et intervenants[6].
