Lanceur modulaire polyvalent
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| LMP | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type | Lance-roquette |
| Pays d'origine | |
| Date de création | |
| Fabricant | Naval Group |
| Quantité produite | 1 prototype |
| Caractéristiques | |
| Masse | 3,5 t |
| Munitions | Roquettes Missiles Leurres |
| modifier |
|
Le LMP ou Lanceur Modulaire Polyvalent également connu en anglais sous le nom Multi-purpose and modular launching system (MPLS) est un système d'arme développé par Naval Group[1].
Les années 2020 ont vu l'émergence de nouvelles munitions posant une menace contre les navires de guerre jusqu'alors imprévues. Ces munitions en grande quantité et à bas coûts (quelques dizaines à quelques centaines de milliers d'euros) sont dites du bas du spectre et existent en deux grandes catégories : les drones naval comme les MAGURA V5 de l'armée ukrainienne qui ont fait de gros dégâts dans la flotte de la mer noire avec par exemple la destruction du Tsezar Kounikov le [2].

Ainsi que les drones aériens comme ceux utilisés par les Houthis lors de la crise de la mer Rouge qui forcèrent la frégate Languedoc à utiliser son armement le [3] et qui amènera à la création de l'Opération Aspides en pour protéger les voies maritimes autour du détroit de Bab-El-Mandeb. Ainsi, dès le mois de entre les déploiements dans la zone des frégates Languedoc puis de l'Alsace, la Marine nationale déclarait avoir déjà utilisé 22 missiles Aster, pour un coût unitaire d'environ 1,5 millions d'euros[4].
Les trop grandes différences de coût et de quantité entre les munitions attaquantes et celles devant les neutraliser poussent ainsi les marines et les industriels à revoir les systèmes de défense des navires, plus de 450 attaques sur 250 navires ayant été empêchées par l'opération Aspides entre février et [5].
Développement
L'idée du Lanceur Modulaire Polyvalent apparait en mais c'est pendant le salon Euronaval 2024 qu'une maquette est dévoilée pour la première fois sur le stand de Naval Group. Développé dans cet optique de lutte contre les menaces asymétriques et protéiformes, Le LMP est un système d'arme unique capable d'embarquer des munitions différentes et en quantité. Il est constitué d'une tourelle de 2,5 t à vide se déplaçant en azimut et élévation pouvant être connecté au système de gestion de combat du navire. Il est aussi équipé de sa propre conduite de tir, la tourelle étant capable d'embarquer 4 modules pour une charge utile totale d'1 t[6].
Ces premiers visuels permettent de mesurer la quantité de munitions embarquée avec des modules d'une vingtaine de roquettes ou bien de quatre missiles surface-air à courte portée, amenant la capacité maximale à 80 roquettes ou bien 16 missiles.
Développé sur fonds propres par Naval Group tout en répondant en parallèle au besoin opérationnel de la Marine nationale suite aux opérations en mer Rouge, la première munition intégrée est la roquette guidée laser de 68 mm de Thales avec un premier tir effectué à terre le et un tir en mer prévu à la fin de la même année. Le module utilisé pour cette campagne de qualification disposant alors de 15 roquettes[7]. Un version immobile constituée d'un seul module est également en développement et pourrait équiper le drone naval Seaquest.
Munitions
Développé dans l'idée de pouvoir être armé par un large nombre de munitions de courtes portées différentes, le LMP pourrait utiliser les munitions suivantes :
- Roquettes
- Missiles antiaérien léger
- Missiles antinavire léger
- Grenades anti sous-marine
- Leurres
En Naval Group déclarait avoir signé un protocole d'accord avec Thales pour l'intégration de sa roquette de 68 mm et de 70 mm et du missile Martlet. Un autre protocole a aussi été signé avec KNDS et à la même date, des travaux étaient lancés avec MBDA pour les missiles Mistral et AKERON MP[1]. En seul la roquette de 68 mm est en intégration[7].