Le Phare des Sanguinaires
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Le Phare des Sanguinaires | ||||||||
Le Phare des Sanguinaires dans une édition illustrée E. Flammarion (1904). | ||||||||
| Auteur | Alphonse Daudet | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||||
| Genre | Nouvelle | |||||||
| Éditeur | J. Hetzel | |||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Date de parution | 1869 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
| Série | Lettres de mon moulin | |||||||
| ||||||||
| modifier |
||||||||
Le Phare des Sanguinaires est une des nouvelles des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet.
Résumé
Au phare des Sanguinaires, « là-bas, sur la côte corse, à l’entrée du golfe d’Ajaccio » (inspiré par le phare des îles Sanguinaires[3]), le narrateur assiste aux travaux quotidiens des gardiens. L'endroit est propice à la rêverie et à la contemplation des paysages maritimes : « Au dehors, le noir, l’abîme. Sur le petit balcon qui tourne autour du vitrage, le vent court comme un fou, en hurlant. Le phare craque, la mer ronfle. À la pointe de l’île, sur les brisants, les lames font comme des coups de canon… »[4]
Au cœur du récit, l'auteur écoute le vieux Bartoli lui raconter la mort en plein repas de son camarade Tchéco[2] :
« Tout à coup, voilà mon camarade qui s’arrête de manger, me regarde un moment avec de drôles d’yeux, et, pouf ! tombe sur la table, les bras en avant. Je vais à lui, je le secoue, je l’appelle :
« — Oh ! Tché !… Oh Tché !…
« Rien ! il était mort… Vous jugez quelle émotion ! Je restai plus d’une heure stupide et tremblant devant ce cadavre, puis, subitement cette idée me vient : « Et le phare ! » Je n’eus que le temps de monter dans la lanterne et d’allumer. »[4]