Lee Zeldin
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| Lee Zeldin | ||
Lee Zeldin en 2025. | ||
| Fonctions | ||
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| 17e administrateur de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis | ||
| En fonction depuis le (1 an, 2 mois et 21 jours) |
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| Président | Donald Trump | |
| Gouvernement | Administration Trump II | |
| Prédécesseur | Michael S. Regan | |
| Représentant des États-Unis | ||
| – (8 ans) |
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| Élection | 4 novembre 2014 | |
| Réélection | 8 novembre 2016 6 novembre 2018 3 novembre 2020 |
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| Circonscription | 1er district de l'État de New York | |
| Législature | 114e, 115e, 116e et 117e | |
| Prédécesseur | Tim Bishop (en) | |
| Successeur | Nick LaLota | |
| Sénateur de l'État de New York | ||
| – (3 ans, 11 mois et 30 jours) |
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| Élection | ||
| Réélection | ||
| Circonscription | 3e district | |
| Prédécesseur | Brian X. Foley | |
| Successeur | Thomas Croci | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Lee Michael Zeldin | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | East Meadow (État de New York, États-Unis) | |
| Nationalité | Américaine | |
| Parti politique | Parti républicain | |
| Diplômé de | Université d'État de New York à Albany | |
| Profession | Avocat | |
| Religion | Judaïsme | |
| Site web | zeldin.house.gov | |
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Lee Zeldin, né le à East Meadow (État de New York), est un avocat et homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est administrateur de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis depuis le , après avoir été élu de l'État de New York à la Chambre des représentants des États-Unis de 2015 à 2023.
Candidat à l'élection gouvernorale de 2022 dans l'État de New York, la campagne est marquée par son agression lors d'un événement public. Il est battu par la gouverneure sortante, Kathy Hochul, candidate du Parti démocrate.
Jeunesse et débuts en politique
Lee Zeldin est né à East Meadow, dans le comté de Nassau en banlieue de New York. D'origine juive, il déclare que son grand-père a fondé une synagogue et que sa mère a enseigné dans une yeshiva de Brooklyn[1].
Il étudie à l'université d'État de New York à Albany puis à la faculté de droit d'Albany dont il sort diplômé en 2003. Après ses études, il rejoint la United States Army[2] et sert en Irak[3]. Il quitte l'armée en 2007 mais reste réserviste[2].
En 2008, il se présente à la Chambre des représentants des États-Unis dans le premier district congressionnel de l'État de New York, qui comprend l'est de Long Island[4]. Il est battu par le démocrate sortant Tim Bishop (en), qui rassemble 58,4 % des voix[5].
En 2010, il est élu au Sénat de l'État de New York face au démocrate sortant Brian X. Foley avec 57,1 % des suffrages[6]. Il est facilement réélu sénateur du 3e district en 2012, avec 55,7 % des voix[7].
Représentant des États-Unis

Lors des élections de mi-mandat de 2014, il se présente à nouveau face à Bishop. Il remporte facilement la primaire républicaine face à George Demos, qui dépense pourtant trois fois plus d'argent dans sa campagne. Même si le district a voté pour Barack Obama en 2008 et 2012, il compte légèrement plus de républicains que de démocrates et Tim Bishop semble en danger[8]. Si le démocrate arrive d'abord en tête des enquêtes d'opinion, Zedlin resserre l'écart dans les dernières semaines de campagne[9]. Une semaine avant l'élection, un sondage le donne gagnant avec 5 points d'avance[10]. Dans un contexte national favorable aux républicains[9], Zedlin est élu représentant avec 54,4 % des voix[5]. Parmi les 31 représentants juifs élus cette année-là, il est le seul républicain[3].
Il est candidat à un deuxième mandat en 2016. Il affronte la démocrate Anna Throne-Holst, ancienne présidente du conseil municipal de Southampton. Il est considéré comme vulnérable, notamment en raison de son soutien à Donald Trump et de ses commentaires sur le racisme qu'il impute à Obama[11],[12]. Début , un sondage lui donne cependant 15 points d'avance sur Throne-Holst (53 % contre 38 %)[13]. Alors que le comté de Suffolk bascule en faveur de Donald Trump à l'élection présidentielle, Zeldin est réélu avec près de 59 % des voix[14].
En dépit de sa proximité avec le président Trump tranchant avec le caractère modéré de sa circonscription[15],[16], il est donné favori par les commentateurs politiques face au démocrate Perry Gershon, qui se présente pour la première fois en politique, à l'approche des élections de mi-mandat de 2018[15]. Il est finalement réélu avec 51,5 % des suffrages contre 47,4 % pour Gershon[16].
Il est candidat à un quatrième mandat pour les élections du , lorsqu'il est opposé à la candidate démocrate Nancy Goroff[17]. Il remporte le scrutin avec 54,9 % des voix.
En , il est l'un des 126 républicains de la Chambre des représentants à signer un amicus brief pour soutenir un procès intenté devant la Cour suprême par le procureur général du Texas Ken Paxton pour contester les résultats de l'élection présidentielle du remportée par Joe Biden contre Donald Trump[18]. La Cour suprême rejette cette requête[19]. Quelques heures après l'assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump le , Zeldin fait partie des 147 membres républicains du Congrès à voter contre la certification des résultats de l'élection[20]. Il fait partie du conseil d’administration de la Coalition juive républicaine[1].
Candidature au gouvernorat de l'État de New York
Le , Lee Zeldin annonce être candidat à l'élection gouvernorale de 2022 dans l'État de New York face au gouverneur démocrate sortant, Andrew Cuomo[21]. Accusé de harcèlement sexuel, Cuomo démissionne de son mandat et se retire de la course en et est remplacé par la lieutenant-gouverneure Kathy Hochul. Zeldin remporte aisément la primaire républicaine de avec 43 % des suffrages, soit presque deux fois plus de voix que son plus proche concurrent, Andrew Giuliani, fils de Rudy Giuliani[22].
Lors de sa campagne électorale, Zeldin s’appuie sur ses origines juives pour rallier les communautés orthodoxes[1].
Le , lors d'un événement public à Fairport, un homme tente de poignarder Zeldin sur scène, avant que celui-ci n'attrape le bras de l'assaillant et que d'autres personnes n'interviennent pour le faire tomber au sol[23],[24]. Zeldin reçoit le soutien du président Joe Biden, qui se dit heureux qu'il n'ait pas été blessé[25]. L'homme est par la suite arrêté et inculpé par la justice fédérale pour avoir agressé un membre du Congrès[26].
Le jour de l'élection, Zeldin est battu par Hochul, avec 46,8 % contre 53,2 % des voix, dans l'élection la plus serrée pour le poste de gouverneur de New York depuis 1994[27].
Administrateur de l'Agence de protection de l'environnement
En , le président-élu Donald Trump annonce sa nomination au poste d'administrateur de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) dans sa seconde administration[28]. Il entre en fonction le après avoir été confirmé par le Sénat des États-Unis par un vote de 56 pour et 42 contre[29].
L'EPA adopte sous sa direction un positionnement climatosceptique, niant les causes humaines du changement climatique et imputant celui-ci à des phénomènes naturels tels que le changement de l’orbite et de l’axe de rotation de la Terre, l’activité solaire ou les volcans. Elle supprime de son site internet plusieurs pages proposant des indicateurs du changement climatique (concentration en gaz à effet de serre, élévation du niveau de la mer, etc) ou traitant de ses conséquences. Le porte-parole de l'agence souligne que « contrairement à l’administration précédente, l’EPA de Trump se concentre sur la protection de la santé humaine et de l’environnement tout en favorisant le grand renouveau américain, et non sur les programmes politiques de gauche. À ce titre, cette agence ne reçoit plus d’ordres du culte du climat »[30].
En , l'agence annonce la mise en place d'un plan de suppression de 22 % de ses salariés[31], quelques mois après les annonces de Donald Trump souhaitant supprimer 65 % de ses effectifs[32]. En août, elle licencie huit des 170 employés signataires d'une lettre critiquant la direction de l’agence par Lee Zeldin et le président Donald Trump[33].
En , dans le cadre de la politique de promotion des énergies fossiles par Donald Trump, Lee Zeldin annonce vouloir abroger l'Endangerment Finding, une décision de l'EPA de 2009 sur laquelle est fondée la régulation des émissions de gaz à effet de serre (responsables du changement climatique) aux États-Unis ; il vante « la plus grande mesure de déréglementation de l'histoire des États-Unis »[34],[35],[36]. La proposition d'abrogation, rendue publique le , s'appuie sur un rapport pseudo-scientifique et climato-dénialiste publié le même jour par le département de l'Énergie des États-Unis (DOE) : A Critical Review of Impacts of Greenhouse Gas Emissions on the U.S. Climate[35],[37]. Sa révocation conduit à l’annulation des régulations limitant les émissions de gaz à effet de serre des véhicules[38].
En , il est décrit par la presse comme l'un des principaux candidats pour devenir procureur général des États-Unis, après que Pam Bondi ait été renvoyée du rôle par Donald Trump[39],[40].
Il s'exprime le devant le Heartland Institute, un cercle de réflexion financé par de grands groupes pétroliers réputé pour être l'un des bastions les plus influents du climatoscepticisme aux États-Unis, ce qui constitue une première pour un administrateur de l'EPA[38].

