En 1991, elle commence à travailler comme analyste de marché chez Aarhus Stiftsbogtrykkeri. Elle est embauchée un an plus tard par Bankernes EDB Central, basé à Roskilde et obtient un poste de designer, qu'elle quitte en 1994[1].
Famille
Elle est la fille de l'armateur Ole Peter Espersen et de la comptable Inger Tanggaard Espersen. En 1999, elle a épousé David Feltmann, et le couple a eu depuis deux enfants: Robert, né en 2001, et Marcus, venu au monde deux ans plus tard[1].
Parcours politique
Une étudiante engagée
Elle est élue au conseil du département d'économie de l'Université d'Aarhus en 1985, puis désignée vice-présidente des Étudiants conservateurs danois l'année suivante. Elle renonce à ces fonctions en 1989 et 1988 respectivement[1].
En 2003, elle défend un projet de loi dite "Rocker" contre le crime organisé. Le texte, qui prévoit l'utilisation d'agents infiltrés, des procédures judiciaires dans lesquelles certains éléments pourraient ne pas être révélés à la défense ou la possibilité pour la police de témoigner sous fausse identité, suscite des critiques publiques de la part d'associations d'avocats et de juges. Il est toutefois adopté à une large majorité par le Folketing le , l'opposition sociale-démocrate s'étant joint à la majorité pour soutenir le projet[5],[6].
En 2006, elle fait voter à une large majorité du Folketing un projet de réforme de la police. Dans les années qui suivent, sa mise en œuvre de la réforme jugée peu transparente fait toutefois l'objet de lourdes critiques, de l'opposition sociale-démocrate comme du Parti populaire danois, un parti soutenant le gouvernement[9],[10].
En , elle renverse une femme de 31 ans sur une mobylette, qui est alors blessée au genou. Son immunité parlementaire est levée par le Folketing en , et elle est condamnée à une amende de 1500 couronnes danoises en [11],[12].
En , elle présente un projet de loi visant à durcir la législation sur les armes. Le texte prévoit notamment de transformer la peine pour possession illégale d'une arme blanche, d'une amende jusqu'alors à une peine de prison de sept jours[15]. Le texte est adopté le .
Ministre de l'Économie et du Commerce
Le , le président du Parti populaire conservateur, Bendt Bendtsen, annonce sa démission et Lene Espersen est élue par le groupe parlementaire pour lui succéder[16]. Le lendemain, elle le remplace également ds ses fonctions de ministre de l'Économie et du Commerce. Elle est ensuite élue présidente du parti quelques semaines plus tard par les adhérents[17].
Sa nomination au ministère de l'Économie et du commerce intervient au début de la crise bancaire et financière mondiale. Elle porte alors deux projets de soutien au secteur bancaire danois, adoptés par le Folketing respectivement en et [18],[19].
Le , à l'occasion d'un large remaniement ministériel, elle est nommée ministre des Affaires étrangères, et devient alors la première femme à prendre la tête de la diplomatie danoise[20].
Les mois suivant son entrée en fonction sont marqués par plusieurs polémiques au sujet de ses vacances privées, qui lui ont fait manquer plusieurs rendez-vous diplomatiques. Sa côte de popularité, mesurée à 61% en , s'effondre à seulement 27% en [21].
Bien que le Parti populaire conservateur traverse une période difficile en étant crédité que de 6% d'intentions de vote dans les enquêtes d'opinion (contre plus de 10% aux dernières élections), Lene Espersen est réélue sans adversaire à sa présidence lors du congrès du parti en [22]. Toutefois, la contestation interne de son leadership s'intensifie dans les semaines à venir, et des personnalités comme Lars Barfoed ou Brian Mikkelsen sont mentionnés comme de potentiels successeurs[23]. Le , elle annonce sa démission de son poste de présidente du parti, tout en conservant son rôle de ministre des Affaires étrangères[24].
Après le gouvernement
Elle est réélue pour un nouveau mandat de députée lors des élections législatives de lors desquelles le Parti populaire conservateur ne remporte que huit sièges, le pire résultat de son histoire, et retourne dans l'opposition[25].
En , elle retrouve un rôle de premier plan au sein du Parti populaire conservateur en devenant la porte-parole politique du grope parlementaire dans la réorganisation qui suit la démission de Lars Barfoed de la présidence du mouvement[26]. Après avoir relativement marginalisée au sein du parti depuis la fin de son leadership en 2011, elle est alors perçue comme le bras droit du nouveau président du parti, Søren Pape Poulsen[27]. En , elle annonce finalement démissionner du Folketing en cours de législature pour rejoindre le secteur privé, comme directrice de l'association danoise des cabinets d'architecte[28].
En , elle devient présidente du conseil d'administration de l'université d'Aalborg[29]. Elle conserve ce rôle jusqu'en [30].