Elle commence à travailler comme rédactrice au journalViborg Bladet, puis devient journaliste indépendante en 2001 et prend la tête de la société Støjberg Kommunikation.
Engagée au sein du parti libéral Venstre, alors âgée de 21 ans, elle est élue en 1994 au conseil de l'amt de Viborg. Elle y occupe plusieurs fonctions, notamment celles de vice-présidente de la commission de l'Éducation et de la Culture[2].
Elle est élue députée au Folketing lors des élections législatives de [3]. Lors des élections locales organisées simultanément, elle n'est pas candidate à un nouveau mandat au conseil de l'amt de Viborg.
Elle remporte un second mandat lors des élections législatives de [4]. Elle devient alors la vice-présidente du groupe parlementaire de Venstre, et sa porte-parole pour l'alimentation, la famille et la consommation[2].
Elle est réélue pour un troisième mandat lors des élections législatives anticipées de [5]. Après le scrutin, elle est promue au rôle de porte-parole politique de son parti[6].
Ministre des gouvernements Lars Løkke Rasmussen
Inger Støjberg lors de sa présentation comme nouvelle ministre de l'Emploi et de l'Égalité des chances.
Elle est réélue députée lors des élections législatives de , remportées par la gauche et à l'issue desquelles elle quitte ses fonctions ministérielles[9]. Elle siège alors dans l'opposition pour la première fois de sa carrière, et retrouve en son ancien rôle de porte-parole politique de son groupe parlementaire[10].
À l'issue de la victoire du bloc de droite aux élections législatives de lors desquelles elle remporte un cinquième mandat, elle est nommée ministre de l'Immigration et de l'Intégration dans le nouveau gouvernement de Lars Løkke Rasmussen[11],[12]. Elle lance une série de mesures restrictives afin de freiner l’afflux des demandeurs d’asile[13]. Elle met en place notamment un projet de loi ponctionnant les migrants les plus riches afin de financer leur accueil[14]. À la suite de la contestation de l'opposition politique, le seuil d'imposition passe de 400 € à 1840 €[15]. En , elle annonce que le Danemark cesse d'accueillir jusqu'à nouvel ordre les réfugiés proposés chaque année par le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) et motive sa décision par la « responsabilité de maintenir la cohésion économique, sociale et culturelle du Danemark »[16]. Le , elle perd son portefeuille de ministre du logement lorsque Lars Løkke Rasmussen forme un nouveau gouvernement pour y intégrer le Parti populaire conservateur et l'Alliance libérale[17]. Prônant une attitude ferme vis-à-vis de l'immigration, elle est connue par sa posture politiquement incorrecte assumée et son humour qui font d'elle la ministre préférée des Danois[1].
Retour dans l'opposition et procès
Inger Støjberg quitte son ministère après la défaite de la droite aux élections législatives de . Elle devient alors la porte-parole de son groupe parlementaire pour les questions de justice[18]. Lors du congrès de Venstre en , elle est élue vice-présidente du parti en battant l'ancienne ministre Ellen Trane Nørby[19]. Elle annonce quitter ce poste en [20]. Elle annonce en son départ du mouvement, jugeant les idées de son parti trop molles en matière d’immigration[21].
En 2021, elle est jugée et condamnée à six mois de prison ferme pour avoir fait illégalement séparer, alors qu'elle était ministre de l'Intégration, des couples de demandeurs d’asile dont les épouses étaient mineures et dont, dans 23 cas, la différence d'âge était peu importante[22]. Elle défend sa position devant le tribunal argumentant que son «but était de protéger les filles»[23]. Le verdict ne peut faire l'objet d'un appel et la peine de prison est inconditionnelle, ce qui signifie qu'elle doit être purgée. Il divise l'opinion et la classe politique[24]. Peu de jours après sa condamnation, elle est déchue de son mandat de députée par le parlement. En dehors de l'extrême droite, la plupart des partis soutiennent son exclusion, y compris son ancien parti des Libéraux qu'elle avait quitté en février. Elle déclare: «Je préfère être expulsée par le Parlement pour avoir essayé de protéger des jeunes filles que d'en être chassée par le peuple danois parce que j'ai regardé ailleurs». Elle décide aussi de rendre à la reine sa médaille de l'ordre de Dannebrog[25].
Fondation des Démocrates danois et retour au Folketing
Lors des élections législatives anticipées de , les Démocrates danois obtiennent 5,75% des suffrages, un recul par rapport aux élections de 2022, et perdent quatre sièges. Malgré un recul important du nombre de votes personnels qu'elle rassemble sur son nom, passant de 47 211 en 2022 à 29 995 en 2026, elle est réélue députée[30].