Liste d'œuvres dystopiques

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Cette page présente une liste d'œuvres dystopiques.

1900

(Par ordre chronologique.)

  • 1907 : (en) Robert Hugh Benson, Le Maître de la terre
  • 1907 : Jack London, Le Talon de fer
    Ce roman décrit les prémices d'une révolution socialiste aux États-Unis et la répression sanglante de cette dernière par l'oligarchie capitaliste au pouvoir.
  • 1909 : (en) Edward Morgan Forster, La machine s’arrête The Machine Stops »]
    Cette nouvelle décrit une société entièrement dominée par la Machine, créée par les humains pour les connecter entre eux, mais qui leur a échappé et les domine totalement. La nouvelle est souvent vue, aujourd'hui, comme une anticipation dystopique du réseau Internet.
  • 1912 : Jack London, La Peste écarlate
    En 2073, le monde est revenu à l'état de nature sauvage, à la suite d'un étrange fléau qui a ravagé la planète et qui a provoqué une mort presque immédiate de ses habitants. Cette peste écarlate, ainsi nommée car elle provoquait une coloration rouge de la peau, a totalement bouleversé l'ordre naturel et a quasiment rayé l'homme de la surface du globe. Seuls quelques individus, mystérieusement épargnés, ont survécu à la pandémie et ont réussi à recréer une forme de société, sans passé et sans culture. Un vieillard, interrogé par ses petits-enfants, tente de faire comprendre l'ancien monde à des êtres incapables de se figurer celui-ci.
  • 1920 : Evgueni Zamiatine, Nous autres
    Ce roman décrit une société égalitaire et totalement centralisée où l'État gère et planifie les moindres aspects de la vie des citoyens. Ceux-ci vivent dans des maisons de verre ne leur permettant d'échapper à aucun moment au regard des autres. Ce texte, qui est probablement la première véritable contre-utopie, a été composé en 1920 en Union soviétique et a très largement inspiré 1984 de George Orwell.
  • 1925 : Franz Kafka, Le Procès
  • 1930 : Andreï Platonov, Le Chantier ou La Fouille (Котлован)
  • 1932 : Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes Brave New World »]
    Toute valeur morale est remplacée par l'économie. La science est au service du conditionnement des hommes. Mais tout ce qui est imaginaire renvoie à l'univers de référence du lecteur (électrochocs, montée du nazisme). La contre-utopie est planétaire.
  • 1935 : Sinclair Lewis, Cela ne peut arriver ici
    Roman décrivant la montée du fascisme aux États-Unis en 1936 et l'instauration d'une dictature.
  • 1936 : Karel Capek, La Guerre des salamandres. Ce roman décrit la révolte de salamandres géantes que les humains ont asservies et exploitées au nom du profit. Les salamandres finissent par détruire méthodiquement les terres émergées et partant, le genre humain. C'est une satire mordante du capitalisme irresponsable, mais aussi une dénonciation du nazisme et du racisme.
  • 1940 : Karin Boye, La Kallocaïne
    Un chimiste, qui vit dans la Ville des Chimistes no 4, crée un sérum de vérité : celui qui a tout révélé sous l'influence de la piqûre se souvient ensuite parfaitement de ce qu'il a avoué. Vouée à délivrer l'État mondial des criminels par la pensée, la drogue lui permet en fait de comprendre la profonde humanité de sa propre femme et de la révéler à elle-même : elle part retrouver ceux qui lui ressemblent, tandis qu'éclate la guerre faite par l'État voisin à l'État mondial : le héros est fait prisonnier ; il écrit l'histoire de la kallocaïne dans sa prison.
  • 1943 : René Barjavel, Ravage
    À la suite d'une modification intra-atomique imprévue et inexpliquée, l'électricité disparaît soudainement ramenant une société technologiquement très avancée à l'âge de pierre. Les autorités débordées ont des réactions d'une pitoyable inefficacité, les habitants des villes périssent ou s'adaptent en retournant vivre une vie très fruste mais saine à la campagne.
  • 1949 : George Orwell, 1984 Nineteen Eighty Four »]
    Ce roman décrit un monde divisé en trois blocs totalitaires. L'individu, ses activités, ses pensées, y sont intégralement soumis à une raison d’État omniprésente et motivée par la volonté de pouvoir pure.

1950

  • 1952 : Bernard Wolfe, Limbo
  • 1953 : Ray Bradbury, Fahrenheit 451
    Dans le futur décrit par Bradbury, les pompiers ont pour mission de brûler les livres, les gens sont invités à dénoncer leurs voisins, leurs amis et même leurs parents lorsqu'ils les surprennent à lire. La société incite à consommer et à surtout ne pas réfléchir. La lecture est ainsi légalement un acte de dissidence. Un roman qui dénonce l'inculture à travers l'exemple marquant de l'autodafé.
  • 1956 : Shozo Numa, Yapou, bétail humain
    Ce roman, écrit dans le Japon de l'après-guerre, décrit le futur Empire des 1000 Soleils, dominé par les femmes et basé sur l'idéologie du philosophe nazi Alfred Rosenberg. Dans ce monde les Japonais ont été réduits à l'état d'objets.
  • 1957 : Ayn Rand, La Grève
    En l'absence de ceux qui soutiennent le monde (tel le légendaire titan grec Atlas), la société s'écroule
  • 1958 : Robert Sheckley, Le Prix du danger
    La nouvelle décrit un jeu télévisé consistant en une chasse à l'homme. Le livre Running Man de Stephen King reprend le sujet en 1982.
  • 1963 : Pierre Boulle, La Planète des singes
    Le récit de scientifiques astronautes atterrissant sur une planète où l'espèce au sommet de la chaîne animale est le singe. C'est à travers leurs façons de traiter les hommes ainsi que leurs semblables, que Pierre Boulle va utiliser ces singes pour dresser un portrait peu flatteur de l'Homme, de ses actions, de sa façon de penser et de sa cruauté.
  • 1966 : Dino Buzzati, Chasseurs de vieux (1966), in Le K, trad. de Jacqueline Remillet, Laffont, 1967[1]
  • 1966 : Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
  • 1968-1974 : John Brunner, La tétralogie noire
    Un monde où règnent la surpopulation, l'eugénisme et le terrorisme dans Tous à Zanzibar (1968), la violence, la haine raciale et le complexe militaro-industriel dans L'Orbite déchiquetée (1969), la pollution, l'activisme écologique et les toutes-puissantes corporations dans Le Troupeau aveugle (1972), les réseaux informatiques, les virus et la manipulation de l'information dans Sur l'onde de choc (1974).
    1968 : John Brunner, Tous à Zanzibar
  • 1970 : Ira Levin, Un bonheur insoutenable
    Dans le monde décrit par Ira Levin, le bonheur est imposé. Chacun est porteur d'un bracelet qui permet à l'ordinateur central de gérer la vie du porteur : du choix de son métier à celui de son (sa) conjoint(e), tout est géré par une énorme machine.
  • 1971 : Robert Silverberg, Les monades urbaines
    Une utopie principalement axée sur la procréation obligatoire et la libération sexuelle la plus complète à rapprocher de celle de Huxley.
  • 1974 : Vladimir Pozner, Mal de lune
  • 1975 : Ursula Le Guin, Les Dépossédés, [The Dispossessed]
    Description de deux fausses utopies, l'une libertaire l'autre capitaliste, de leurs travers et de leur rencontre. Description de l'administration centralisée du système libertaire et les pouvoirs qui s'y développent, puis du confort illusoire du système capitaliste.
  • 1977 : Pierre Pelot, Fœtus-Party
    Dans un monde surpeuplé et envahi par le béton, les humains n'essayent même plus d'échapper à leur sort et attendent la mort comme un soulagement. Un livre noir, sans espoir sur l'avenir de l'Humanité.
  • 1979 : Trevanian, Shibumi
  • 1980 : Walter Tevis, L'Oiseau d'Amérique
    Une société future où les robots pourvoient au bonheur de l'Homme en lui fournissant tout ce dont il a besoin : nourriture, confort, sexe et drogues et en gérant toutes les facettes de l'humanité jusqu'au contrôle des naissances.
  • 1982 : Stephen King, Running Man
    En 2025, dans une société à l'économie ruinée et parcourue par une violence omniprésente, un jeu télévisé, dans lequel les participants sont traqués à travers tout le pays, fait fureur, et un candidat décide de s'y présenter pour sauver sa fille malade.
  • 1984 : William Gibson, Neuromancien
    Considéré comme le roman fondateur du mouvement Cyberpunk. Un réseau central (sorte d'internet) est la cible de tous les pirates et autre passionnés du cyber-espace qui s'y connectent grâce à de puissantes connexions neurales.
  • 1985 : Margaret Atwood, La Servante écarlate
    Dans une société ultra-conservatrice dominée par les Commandants, la plupart des femmes sont devenues stériles. Les Épouses tiennent les maisons, où les Marthas sont des bonnes, tandis que les Servantes écarlates, comme la narratrice Defred sont chargées des relations charnelles avec les Commandants.
  • 1995 : José Saramago, L'Aveuglement
  • 1999 : Alain Damasio, La Zone du Dehors
    Huis clos planétaire et science-fiction politique, une auto-régulation des individus par la surveillance et la notation mutuelle ; un système politique qui rappelle Nous autres, l'outil démocratique remplaçant l'outil totalitaire.

2000

  • 2000 : Tatiana Tolstoï, Le Slynx
  • 2003 : Margaret Atwood, Le Dernier Homme
  • 2004 : Jean-Christophe Rufin, Globalia
    L'action se déroule dans un futur daté précisément (première partie, chapitre 3) juillet 27 de l'ère globalienne. On n'en sait pas plus, si ce n'est que l'ère globalienne est postérieure à la nôtre. Une sorte d'État mondial, Globalia, assure à ses citoyens la sécurité, la prospérité et une certaine forme de liberté. À partir du moment, bien sûr, où ils ne remettent pas en cause le système. Les zones sécurisées sont principalement situées dans l'hémisphère nord, tandis que les non-zones, surtout dans l'hémisphère sud, sont réputées inhabitées et servent de refuge à des populations que le pouvoir central qualifie de « terroristes ». Baïkal, un jeune globalien, cherche à fuir cette société qui lui pèse.
  • 2005 : Amélie Nothomb, Acide sulfurique
    Le roman parle de Concentration, une émission de télé-réalité dont les candidats sont enlevés dans la rue. Chaque semaine, dans ce camp de travail forcé filmé 24 heures sur 24, l'un des détenus est choisi par ses camarades pour être exécuté en direct à la télévision. Le succès de l'émission est phénoménal ; chaque exécution fait grimper l'audimat. Panonnique, l'héroïne, fera en sorte d'en sortir vivante mais la Kapo qui la surveille tentera de l'en empêcher. Ce livre est une réflexion cruelle mais pertinente sur l'évolution toujours plus dangereuse de la télé-réalité. À noter : le roman a fait vive polémique lors de sa publication en 2005.
  • 2005 : Kazuo Ishiguro, Auprès de moi toujours
  • 2006 : Will Self, Le Livre de Dave
  • 2007 : Céline Minard, Le Dernier Monde
  • 2009 : Margaret Atwood, Le Temps du déluge
  • 2009 : Jasper Fforde, La Route de Haut-Safran
    Un régime basé sur des castes de couleurs et des règles strictes, parfois fantaisistes mais jamais remises en question, comme les bonds en arrière qui interdisent l'usage de certaines technologies, ou l'interdiction de fabriquer des petites cuillères. Derrière l'humour anglais on retrouve tous les éléments d'une dystopie, où ceux qui se mettent à réfléchir risquent leur vie.
  • 2009 : Juli Zeh, Corpus delicti : un procès, totalitarisme hygiéniste, avec contrôle numérique des performances des individus
  • 2011 : (ru) Anna Starobinets, Le Vivant (Живущий)
  • 2011 : Xabi Molia, Avant de disparaître
  • 2012 : Tarun Tejpal, La Vallée des masques
  • 2013 : Menotti Lerro, 2084. Il potere dell'immortalità nelle città del dolore
  • 2014 : Pierce Brown, Red Rising
  • 2015 : Michel Houellebecq, Soumission[2]
  • 2015 : Boualem Sansal, 2084 : la fin du monde
  • 2016 : Benjamin Hoffmann, American Pandemonium
  • 2016 : John Feffer (en), Splinterlands (Zones de divergence, 2018 en français)
  • 2016 : Vincent Message, Défaite des maîtres et possesseurs
  • 2017 : Louise Erdrich, Future Home of the Living God (HarperCollins, New York, 2017)
    Publié en français sous le titre L'Enfant de la prochaine aurore, Paris, Éditions Albin Michel, coll. « Terres d'Amérique », janvier 2021 (ISBN 978-2-2264-3890-4)
  • 2023 : Céline Maltère, Les Thanatocrates (La Clef d'Argent et Les Deux Crânes)
  • 2023 : Brice Reveney, Le programme Lazare (Hachette heroes, coll. le Rayon imaginaire), (ISBN 978-2-0172-1451-9) : les assassins d'enfants, regroupés dans un monastère secret, sont astreints à reconstituer jour après jour l'avenir avorté de leurs victimes dans le but de réconforter les parents. Mais en réintroduisant les enfants morts dans la société jusqu'à faire primer peu à peu les morts sur les vivants et l'idéologie sur le service rendu, le dispositif devient contre-productif et tourne à la catastrophe humaine[3].
  • 2023 : Tania de Montaigne, Sensibilités[4].

En littérature de jeunesse

  • Le Passeur (1993) dépeint une société future, aseptisée à son paroxysme, dans laquelle l'individu est dénué de tout sentiment, de toute sensation, où le destin de chacun est programmé dès sa naissance. Seule une personne dans cette société échappe à cette lobotomie collective, il s'agit du passeur. Jonas, 12 ans, sera formé par le passeur actuel pour être son successeur. Il recevra ce savoir par le don de transmission du vieil homme. Après la mort de ce dernier, il devra être le seul garant de tous les sentiments tels que l'amour, la tristesse, la gourmandise, la douleur…
  • Uglies (2007) est une tétralogie américaine de Scott Westerfeld. Après que l'économie, et en même temps, l'équilibre mondial ont été ravagés dans une maladie du pétrole, une société nouvelle est créée : à leur seizième anniversaire, les adolescents subissent une opération de chirurgie esthétique les rendant beaux (pretty). Ce qu'ils ne savent pas, c'est que des lésions du cerveau leur sont volontairement infligées afin de pouvoir les contrôler. Une société créée sur le besoin de se conformer, d'être à la mode, de se sentir beau et ce que cela implique est donc le thème de l'ouvrage.
  • The Hunger Games (2008) est une trilogie américaine de Suzanne Collins. Dans une société américaine post-apocalyptique, le Capitole, une métropole technologiquement avancée, exerce un contrôle politique total sur la population répartie dans douze districts. Elle organise chaque année les « Hunger Games » (les jeux de la faim), une épreuve télévisée où un garçon et une fille entre douze et dix-huit ans de chaque district sont tirés au sort. Les vingt-quatre enfants sont placés dans une arène géante où ils s’entre-tuent jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un seul survivant.
  • Divergent (2011) est une trilogie américaine de Véronica Roth. Dans une société américaine post-apocalyptique, les habitants sont répartis entre cinq factions, chacune spécialisée dans le développement d'une vertu humaine, jusqu'à l'extrême.
  • Darkest Minds : Rébellion d'Alexandra Bracken est le premier d'une suite de quatre tomes (le dernier est publié en 2018) qui raconte l'histoire d'une adolescente américaine, Ruby, qui vit dans une société qui s'est retirée du monde extérieur à la suite de morts inexpliquées de la plupart des enfants, dues à un empoisonnement de l'eau. Mais les adultes n'ont pas peur des enfants morts, ils ont peur des enfants survivants à la maladie, qui développent des pouvoirs surnaturels inexpliqués et incontrôlables selon le gouvernement. Ils décident donc de les envoyer dans des camps spécialisés afin de les guérir.
  • Promise d'Ally Condie, est le premier roman de la trilogie Matched. Cassia Reyes, dix-sept ans, vit dans un monde futuriste dans lequel la vie des citoyens est strictement contrôlée par le gouvernement appelé « La Société ». Dans la Société, les Officiels décident : Qui vous aimez, Où vous travaillez, Quand vous mourrez. À l'âge de dix-sept ans, les citoyens subissent le processus d'être « jumelés » ou de devenir jumelés avec un autre garçon/fille sélectionné par les trieurs (autorités).

Au cinéma

En bande dessinée

  • 1982-1990 Katsuhiro Ōtomo, Akira
  • 1978 Chantal Montellier, 1996, Paris, Les Humanoïdes Associés,
  • 1979-en cours Hermann, série Jeremiah
  • 1980 Chantal Montellier, Shelter, Paris, Les Humanoïdes Associés,
  • 1990-1998 Yukito Kishiro, Gunnm est une dystopie prenant place sur une Terre ravagée après la collision d'une météorite à sa surface. Malgré tout, l'humanité survit et se réorganise entre la mystérieuse cité suspendue dans le ciel, Zalem, et Kuzutetsu, le bidonville né des déchets de la cité.
  • 1980-1993 Enki Bilal, Trilogie Nikopol
  • 1981-1989 Moebius, Incal
  • 1982 Chantal Montellier, Wonder city, Paris, Les Humanoïdes Associés,
  • 1984 Chantal Montellier, L'esclavage c'est la liberté, Paris, Les Humanoïdes Associés,
  • 1984-1986 Griffo et Jean Van Hamme, SOS Bonheur
  • 1989-1990 Alan Moore, V pour Vendetta V for Vendetta »], 1989 - 1990
    Cette fiction décrit une société anglaise dirigée par un parti totalitaire. Le Commandeur a pris le pouvoir, puis procédé à une épuration ethnique, politique et sociale sans pitié. Un anarchiste commence une campagne pour ébranler tous les symboles du pouvoir. Cet anarchiste qui se fait appeler « V » porte un masque représentant le visage de Guy Fawkes, le plus célèbre membre de la conspiration des poudres. Ce « roman graphique » présente la particularité de compter peut-être deux dystopies en une. Il y d'abord l'utopie fasciste du Commandeur qui poursuit un rêve de pouvoir absolu. On prête moins attention à celle de V qui, différence majeure avec le film, est explicitement un anarchiste qui veut créer un ordre si parfait qu'il se passerait d'un gouvernement (« le pays de Faites-comme-il-vous-plaît »), mais aussi un psychopathe (Finch le déclare explicitement et la cruauté de V avec ses victimes ou quand il torture Evey pour qu'elle devienne comme lui le prouve) : la fin est ambiguë, la vengeance de V est accomplie, mais les Anglais sont apparemment retournés à l'Âge de pierre et on ne sait pas à quoi ressemble la société après la chute du régime.
  • 1996 John Wagner, Carlos Ezquerra, Judge Dredd
    Après que la Terre a subi plusieurs conflits atomiques, elle n'est plus que ruines. À la suite de l’éradication de la police, un nouvel ordre surgit, les Judges.Les Judges sont impitoyables, ils n'hésitent pas à utiliser la violence pour faire régner la justice. Joe Dredd est un des Judges emblématiques de Méga-City One.
  • 1997-2002 Warren Ellis, Transmetropolitan
  • 1998-2007 Enki Bilal, La Tétralogie du Monstre
    La Tétralogie du Monstre réunit 4 tomes, Nike Hatzfeld, le personnage principal, a une mémoire phénoménale et se souvient jusqu'à ses premiers jours auprès d'Amir et Leyla dans l'hôpital de Sarajevo. Il a juré dès ce jour de les protéger et souhaite les rencontrer, et va se retrouver pris dans une vaste machination de l'Obscurantis Order.
  • 2003-en cours Robert Kirkman, Walking Dead
  • 2005-2012 Motorō Mase, Ikigami, préavis de mort
  • 2008 Yalçin Didman, Moins quatre-vingt
  • 2016 Mathieu Bablet, Shangri-la
La planète Terre est devenue inhabitable, l'humanité doit vivre dans une station spatiale organisée, où tout est contrôlé par une corporation commerciale.
Une « retrancheuse » du 2e cercle garde un objet voué à l'élimination et doit en affronter les conséquences.

Dans les jeux vidéo

  • Homefront se déroule en 2027 dans une Amérique du Nord sous le joug des Nord-Coréens.
  • Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots prend place en 2014 dans un monde aux mains des sociétés militaires privées et aborde des thèmes comme la nanotechnologie.
  • Oddworld : L'Odyssée d'Abe est un jeu de plate-forme et de réflexion dans le monde d'Oddworld où les Mudokons sont réduits en esclavage à Rapturefarms une usine de production de viande dirigé par Molluck le Glukkons. Le design du jeu rappel le capitalisme du XIXe siècle.
  • Bioshock et Bioshock 2 sont deux jeux se déroulant dans les années 1960 dans une cité « dystopique » en ruine nommée Rapture. Cette cité sous-marine située au milieu de l'océan Atlantique a été construite par Andrew Ryan, à l'abri du capitalisme, du communisme et de toute religion.
  • Half-Life 2 se déroule dans les années 2020. Le monde est alors sous l'emprise d'un régime totalitaire dirigé par le Cartel, des extraterrestres venus sur Terre à la suite de l'incident de Black Mesa, où la propagande est omniprésente. Le Cartel pratique fréquemment des arrestations et les rafles afin d'assurer le plus grand maintien de l'ordre. Ce jeu s'inspire en grande partie de 1984, œuvre majeure de la dystopie.
  • Deus Ex se déroule dans les années 2060, et montre comment un virus, la peste grise, se répandant dans la population, amène certains hommes, les Majestic 12, à prendre le pouvoir. Ce jeu prend beaucoup ses sources dans la théorie du complot.
  • Mirror's Edge a pour cadre une ville où l'information est contrôlée et les forces de l'ordre omniprésentes. Ici les habitants ont dû troquer la plupart de leurs libertés contre la sécurité.
  • Metro 2033, inspiré du livre du même nom, se déroule en 2033 dans un Moscou ravagé par une guerre nucléaire globale ayant entraîné un hiver nucléaire sur la planète. Les survivants vivent réfugiés dans les sombres tunnels du métro et se déchirent pour assurer la survie de leur station.
  • La série Fallout se déroule entre 2161 pour Fallout et 2287 pour Fallout 4 dans une Amérique ravagée par une guerre nucléaire mondiale, résultant majoritairement de tensions entre la Chine et les États-Unis à la suite de l'épuisement des ressources pétrolières. Avant le début de la guerre, certaines personnes ont pu se réfugier dans des abris antiatomiques construits par la société Vault-Tec. Le jeu dépeint toujours l'histoire d'un descendant de ces réfugiés, devant sortir de son abri pour une raison quelconque et confronté aux dangers du monde extérieur.
  • Rage se déroule en 2135, 106 années après la chute d'Apophis sur la Terre. On y incarne un survivant de la catastrophe, cryogénisé avant l'impact et enterré dans un abri hautement perfectionné appelé Arche, qui doit faire face au monde extérieur, peuplé de bandits.
  • Remember Me (2013) se déroule en 2084 dans un Paris où les souvenirs sont contrôlés par l'armée et le pouvoir en place. N'importe qui risque de se voir effacer ses souvenirs. À la fin du jeu, lors du combat final, le terme « dystopie » est utilisé par l'un des personnages.
  • Papers, Please (2013) se déroule en Arstotzka, une dystopie communiste où le joueur incarne un inspecteur des douanes, avec pour principale mission de contrôler tous les immigrants désirant passer par votre checkpoint.
  • Beyond Good and Evil (2003) se déroule en 2435 sur Hyllis une planète du Système 4. Pendant des années, Hyllis a subi des attaques DomZ sous les ordres du général des Sections Alpha Keckh jusqu'au jour ou Jade une jeune reporter de 20 ans, son oncle Pey'j et l'espion Double H se battent au côté du réseau IRIS pour déclencher un soulèvement de la population.
  • Enslaved: Odyssey to the West (2010) se déroule 150 ans dans le futur. Il met en scène deux héros Monkey et Trip qui doivent s'entraider pour leur liberté dans un monde post-apocalyptique où la végétation a repris ses droits et rempli de robots qui tuent ou réduisent les humains en esclaves. L'aspect dystopique n'est expliqué qu'à la fin (le méchant croit rendre service à ses esclaves en partageant avec eux ses souvenirs des temps heureux d'avant-guerre).
  • Perfect Dark (2000) est un FPS qui se déroule dans les années 2020 où deux races d'extraterrestres s'affrontent.
  • Not For Broadcast (2020) est un FMV qui se déroule dans les années 1980 et 1990, où un parti d'extrême gauche prend le pouvoir. Le joueur doit y gérer le direct du journal national, qui se dégrade peu à peu.
  • Cyberpunk 2077 (2020) se déroule dans la mégalopole de Night City, où s'y exerce un ultra-capitalisme avec un énorme taux de pauvreté ainsi qu'une insécurité constante provoquée par différents gangs.

En musique

  • L'univers du groupe de rock anglais Muse est inspiré fortement par la dystopie. L'album The Resistance est imprégné de 1984 de George Orwell avec des musiques telles que United States of Eurasia ou encore Resistance. Ce n'est pas la seule référence à ce livre d'ailleurs puisqu'en 2001, sort l'album Origin of Symmetry, avec notamment la chanson Citizen Erased. Muse réitère ses références avec l'album The 2nd Law, où le clip de Madness est très largement inspiré de l'histoire entre Julia et Winston dans 1984. Les clips fatalistes de The 2nd Law : Unsustainable / Isolated System montrent aussi un monde à l'aube d'un futur sombre.
  • Le cinquième album du groupe de rock anglais Coldplay, intitulé Mylo Xyloto (2011), raconte une histoire d'amour entre deux personnages fictifs évoluant dans un environnement urbain dystopique[5].
  • Le quinzième album du groupe de thrash metal Megadeth s'appelle Dystopia et contient une chanson portant le même titre. Les textes de groupe font souvent référence à la guerre (Peace Sells... but Who's Buying?), à la fin du monde (Countdown to Extinction), et au maintien de la population dans l'ignorance (leur mascotte Vic Rattlehead) qui sont des éléments clés d'un dystopie.
  • Le treizième album du groupe de Metal progressif Dream Theater, The Astonishing, est un opéra-rock se passant dans un monde dystopique. L'histoire se situe dans 300 ans dans un monde gouverné par des tyrans. La musique y est désormais produite par des Nomacs, de petits drones qui produisent de la musique électronique et la « vraie » musique a disparu. Dans ce monde, un jeune homme naît avec le don de la musique qui inspirera une rébellion.
  • La chanson Dystopia du groupe B.A.P, sur l'album Rose, évoque la réalité comme un univers dystopique et invite chacun à se créer sa propre utopie.
  • Le clip vidéo de la chanson N.O du groupe BTS, tirée de l'album O!RUL8,2?, se passe dans une dystopie où le groupe se rebelle contre un système éducatif strict et militarisé, critiquant ainsi le système éducatif sud-coréen.
  • La chanson NIHIL du chanteur Ghostemane, provenant de l'album N/O/I/S/E/, parle de sa façon de voir le monde d'aujourd'hui : une société nihiliste et une dystopie continue qui nous rassemblent tous dans un univers sombre (K.R.E.E.P.).
  • Dreamcatcher a réalisé une trilogie d'albums autour de la dystopie : Dystopia : The Tree of Language, Dystopia : Lose Myself et Dystopia : Road to Utopia.
  • Le spectacle The Rise, mêlant comédie musicale et danse, sorti en 2026 et créé par Romain Rachline-Borgeaud, présente un monde dans lequel des dirigeants autocrates imposent à ceux qu'ils nomment les « barbares » de creuser le sol de la ville.

Dans les séries télévisées

Notes et références

Voir aussi

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