Liste des voies de Saint-Priest

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Une rue du village de Saint-Priest dans les années 1900.

Saint-Priest est une commune française de la métropole de Lyon, située dans l'Est lyonnais[1]. Cette situation privilégiée, à seulement une dizaine de kilomètres du centre de Lyon, fait de la localisation de la ville un atout économique très important. En effet, elle se trouve au carrefour de deux axes de communication majeurs en Europe : un axe nord-sud reliant Londres au sud de l'Espagne, et un axe est-ouest reliant la façade atlantique à l'Europe Centrale[2],[3].

Peuplé par 44 446 habitants[4], son territoire couvre une surface de 2 971 hectares, ce qui fait de Saint-Priest la deuxième commune la plus étendue du département[1]. Comme de nombreuses autres communes dites de banlieue, la ville a connu une ère d'urbanisation très développée et une explosion démographique sans précédent au cours des Trente Glorieuses[5].

C'est pour ces raisons que les voies de communication terrestres occupent une place importante à Saint-Priest. La ville est à la fois reliée au monde grâce au croisement de deux autoroutes sur son territoire[3], et est également quadrillée par plus de 400 voies afin de permettre la maîtrise d'une urbanisation qui croît de façon exponentielle depuis la seconde moitié du XXe siècle[5].

Avant le XXe siècle

Depuis le Moyen Âge, Saint-Priest est traversé par la route d'Heyrieux, reliant la ville de Lyon au département de l'Isère.

Petit village rural, les premières voies de circulation sont apparues autour du château, de l'église et au sein du centre historique, dit le village. Des chemins de campagne permettaient également de relier le cœur du village aux fermes, lieux-dit et hameaux voisins, éparpillés de partout sur le territoire communal. Les principaux hameaux étaient ceux de la Fouillouse, de Manissieux, du Bessay, du Grisard, de la Cordière et de Montferrat. Les routes étaient alors en terre, et parfois empierrées dans le centre du village, autour de l'église et de la Grande-Rue[6].

Depuis le XXe siècle

En 1916, la Cité Berliet est construite, sur le modèle de la cité des États-Unis de Tony Garnier. Il s'agit d'une cité ouvrière destinée à loger des cadres et des ouvriers travaillant dans l'usine voisine dirigée par Marius Berliet. La cité est en forme rectangulaire et les routes sont tracées parallèlement aux limites de la zone, se croisant perpendiculairement. Ce quadrillage de routes permet la création d'une quinzaine de nouvelles voies, appelées par des numéros ou des lettres[7].

Au cours des Trente Glorieuses, l'urbanisme est la priorité à Saint-Priest. Des routes sont tracées de partout sur le territoire communal et les constructions s'enchaînent, afin de répondre aux besoins urgents d'une explosion démographique sans précédent. Des pavillons sont construits principalement à Revaison, à l'ouest, tandis que de nombreux HLM sont construits en masse, et les quartiers de Bel-Air et de Ménival sortent de terre à l'est[5].

De nombreuses autres voies terrestres ont été tracées depuis, dont les autoroutes A43 en 1974 et A46 en 1992.

Plus récemment, l'aménagement de la ZAC Berliet située à cheval sur les quartiers de Revaison et de Berliet-et-environs a permis le tracé du Boulevard-de-la-Cité-Berliet (qui permettra de relier l'aéroport de Lyon-Bron au couloir de la chimie), ainsi que celui de l'Avenue-des-Temps-Modernes et de plusieurs autres rues résidentielles[8].

Personnalités qui ont donné leur nom à une voie selon le sexe.

Toponymie

Selon le domaine d'activité.

Jusque dans les années 1930, la plupart des voies de Saint-Priest étaient baptisées selon l'endroit auquel elles menaient (Chemin du Lortaret, Allée du Parc-du-Château) ou ne portaient pas de nom. C'est sous le mandat de Théophile Argence, maire socialiste de la commune de 1929 à 1940, qu'ont été officiellement baptisées les rues, le plus souvent avec des noms de personnalités politiques ou scientifiques contemporaines[9].

Statistiques

Selon le pays d'origine
Selon le siècle de naissance.

Au 1er mai 2017, il existait 440 voies différentes à Saint-Priest. 218 portaient le nom d'une ou plusieurs personnalités, 220 portaient un nom référant à quelque chose d'autre et 2 étaient des autoroutes (A43 et A46).

210 personnes différentes ont donné leur nom à une ou plusieurs des voies de Saint-Priest. On retrouve deux couples ; Pierre et Marie Curie qui donnent leur nom à une rue de Mi-Plaine, et les frères Lumière qui donnent leur nom à un chemin de la Fouillouse et à une rue de Bel-Air. En plus de ces-derniers, neuf autres personnalités ont donné leur nom à deux voies différentes : André Boulloche, Claude Farrère, Henri Barbusse, Jean Moulin, Laurent Bonnevay, Paul Claudel, Paul Verlaine, Fabre d'Églantine et Jacques Reynaud.

Parmi ces personnalités, on compte 189 hommes (90 %) pour seulement 21 femmes (10 %). La plupart d'entre eux sont des français (192), puis des américains (4), des polonais ou italiens (3), des autrichiens (2), et des anglais, russes, espagnols, chiliens ou belges (1). Le pays d'origine de Francisco Diaz, qui a donné son nom à une rue de Revaison est quant à lui inconnu. Les littéraires sont les plus nombreux (55), suivis par les personnalités politiques (46), les scientifiques (37), les artistes (22, dont 13 musiciens), les personnalités du cinéma (11), les industriels et hommes d'affaires, ainsi que les personnalités en lien avec l'aviation (8), les inventeurs (7), les militaires (6), les religieux (5) et les militants associatifs (2). 4 autres personnalités sont en lien avec d'autres domaines. 112 de ces personnalités sont nées au XIXe siècle, 41 au XXe, 36 au XVIIIe, 9 au XVIIe, 6 au XVIe, 2 au XVe, 1 au IVe, tandis que les années de naissance des 2 restantes (Jean Peyron et Francisco Diaz) sont inconnues. La forte représentation de personnalités nées au cours du XIXe siècle s'explique par le fait qu'il s'agissait de personnes contemporaines au mandat de Théophile Argence, durant lequel de très nombreuses voies ont été baptisées. Une seule personne ayant donné son nom à une voie de Saint-Priest est encore en vie aujourd'hui. Il s'agit de Steven Spielberg, qui a donné son nom, en juin 2015, à une place de la Cité Berliet[10]. La dernière voie à avoir été inaugurée est la Place-Bruno-Polga, rebaptisée le 9 décembre 2016[11].

Parmi toutes ces personnalités, on recense sept san-priots (san-priods en patois) de naissance. Parmi les 45 personnalités politiques, on retrouve 4 résistants de la Seconde Guerre mondiale et 4 révolutionnaires de 1789. On retrouve 27 personnalités de gauche, 5 personnalités de droite et 1 personnalité du centre. Cette surreprésentation des personnalités de gauche est dû en grande partie au fait que depuis que les rues portent des noms de personnalités, Saint-Priest a été dirigée par des maires de gauche, sauf sous le régime de Vichy, sous Marius Joly qui succédait au radical (centriste) Charles Ottina et depuis 2014.

Accidents de la route

En 2015, 57 accidents de la voiture se sont produits à Saint-Priest. Ils étaient en baisse de 45,6 % par rapport à l'année précédente, où en a dénombré 80. Le taux d'accidents de la route par habitant était alors de 1,28 , faisant de Saint-Priest une commune assez peu accidentogène.

La plupart des accidents ont lieu en plein jour (82,5 %), dans des conditions météorologiques normales (80,7 %), impliquent plusieurs véhicules entre eux (81,9 %) et ne font aucun blessé (41,1 %) ou des blessés légers (47,3 %). On a dénombré un mort sur les routes en 2015, en baisse de 75 % par rapport à 2014[12].

Liste des voies

Voir aussi

Notes et références

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