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Louis Français

peintre, graveur et illustrateur français (1814-1897) From Wikipedia, the free encyclopedia

François, Louis Français né à Plombières (Vosges) le et mort à Paris le , est un peintre, graveur, lithographe et illustrateur français[1].

Faits en bref Naissance, Décès ...
Louis Français
Louis Français, photographie d'Eugène Pirou.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Mouvement
Maîtres
Élève
Distinction
Médaille d'honneur au Salon des Champs-Élysées de 1890
Œuvres principales
Orphée (1863, Paris, musée d'Orsay)
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Rattaché à l'École de Barbizon, il est l'un des peintres de paysage les plus réputés de son vivant. Un musée lui est consacré dans sa ville natale.

Biographie

Louis Français étudie la peinture sous la direction de Jean Gigoux et de Camille Corot, le second maître le formant à la peinture de paysages dès 1836, le premier à l'art du portrait : le jeune peintre débute au Salon de 1837[2]. Ses premières toiles trahissaient une sorte de pesanteur native, dont il se débarrassa peu à peu. Son premier paysage, Une chanson sous les saules, peint en collaboration avec Henri Charles Antoine Baron, est remarqué. On lui doit aussi Jardin antique, Le Parc de Saint-Cloud (avec des figures d'Ernest Meissonier), Soleil couchant en Italie, La Fin de l'hiver, Le Ravin de Nepi.

En 1843, il fonde avec Célestin Nanteuil, Eugène Prosper Leroux, Adolphe Mouilleron (1820-1881), et Henri Baron, le périodique Les Artistes contemporains qui paraît jusqu'en 1847[3],[4].

Il part en Italie à l'automne 1846, pour retrouver le souvenir du maître Claude Lorrain dont il admire les chefs-d'œuvre et le petit semestre de voyage prévu initialement se prolonge en trois années de découvertes[5]. Louis Français participe à l'Exposition universelle de 1855 avec quatre nouvelles toiles et un Sentier dans les blés, qui révèle un paysagiste de premier ordre. Il retourne en Italie en 1858, puis en 1865. Il affectionne les bords du lac de Némi, Frascati, Tivoli, la campagne romaine, au voisinage de Civita Castellana, etc.

En 1859, il collabore à la décoration de la salle du personnel de l'hôpital de la Charité de Paris[réf. nécessaire], partiellement reconstruite au musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris[6].

Il expose Le Ruisseau de Neuf-Pré et, parmi plusieurs toiles de moindre importance, la grande page Orphée (1863). Après Orphée, la toile la plus importante de Français est son Bois sacré où l'artiste rend une fête de la nature, une aube de printemps. Viennent ensuite : Environs de Paris, Environs de Rome (1866), les Regains (1868), Le Mont-Blanc vu de Saint-Cergues (1866), Vue prise aux Vaux-de-Cernay (1872), Souvenir de Nice (1873), une Source, une Terrasse à Nice (1874), Le Ravin du Puits-Noir, Le Ruisseau du Puits-Noir (1875), Le Miroir de Scey.

En 1884, Français expose L'Étang de Clisson, paysage plein de fraîcheur et de poésie, en 1885, une Vue du bord du lac de Némi et un petit Dessous de bois. En 1890, Français est le premier paysagiste à être admis à l'Institut au fauteuil de Robert-Fleury. Cette même année, il obtient la médaille d'honneur au Salon des artistes français où il expose deux paysages.

Sa jeune amie Rose Maireau, née à Étrœungt, est elle-même graveuse et figure parmi les artistes exposés en 1908 dans la nouvelle salle du Petit Palais consacrée à l'estampe moderne[7].

L'artiste Français ne cesse d'illustrer de nombreux ouvrages, livres et revues de son époque. Citons Paul et Virginie, Robinson Crusoé, La Chaumière indienne, sans oublier plusieurs journaux et magazines, comme "La Touraine" ou Le Magasin pittoresque. Il grave aussi plusieurs œuvres d'interprétation dont celles de Prosper Marilhat. C'est par sa peinture que l'artiste François-Louis Français acquiert de son vivant notoriété et prestige, par exemple avec une médaille d'or à l'exposition universelle de 1855 et une médaille d'honneur en 1890[8]. Il reste fidèle à ses amis, qu'ils soient d'assidus collectionneurs d'art à l'instar de Dumesnil et de Charles de Bruyères, ou comme lui, artistes peintres tels que Aligny, Jules Coignet, Courbet, Hébert, Meissonnier etc. et en particulier à son maître Corot, peintre grand voyageur à son image, qui le conseille et l'encourage aussi toute sa vie[9]. L'art de peindre les paysages du vieux maître et de l'ancien élève, revêtus d'une blouse caractéristique, devant un chevalet, s'est souvent exercé dans les mêmes lieux, la forêt de Fontainebleau souvent aux environs de Barbizon, la forêt de Nemours, sur les collines de Saint-Cloud, Meudon ou Bougival, dans les vallons de la côte normande ou des Vaux de Cernay, ne dédaignant pas les bords de rivages anthropisés, tels que les ports de pêche, les chantiers navals, les ports urbains etc.. Fidèle en ses amitiés comme il est constant dans le champ des croyances et des idées adoptées une fois pour toutes, Louis reste également attaché aux théories de Charles Fourier[10].

Louis Français est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1853, et promu officier du même ordre en 1867. L'artiste émérite est élu le à l'académie des Beaux-Arts[11].

Collections publiques

Forêt à Clisson (1890), lavis, New York, Metropolitan Museum of Art.
Personnage assis près d'un lac, lavis, New York, Metropolitan Museum of Art.
Le "Baptême du Christ", église de la Sainte-Trinité, Paris 9e.
  • Paris :
    • église de la Sainte-Trinité :
      • Adam et Ève chassés du paradis, 1878 ;
      • Le Baptême du Christ, 1878.
    • musée du Louvre :
      • La Mer, aux environs du bourg de Batz en Bretagne, aquarelle[29] ;
      • Les Jardins de Tivoli, 1849, aquarelle et gouache[30] ;
      • Paysage de sous-bois, crayon noir[31] ;
      • Petite cascade entre des rochers, à Pescarella, crayon noir et encre de Chine[32] ;
      • Portrait de femme, à mi-corps, de face, 1892, crayon noir et sanguine[33] ;
      • Rochers et arbres dans la forêt de Fontainebleau, 1834, mine de plomb[34].
    • musée d'Orsay :
      • Jean Français, père de l'artiste, 1855, huile sur toile[35] ;
      • Orphée, 1863, huile sur toile[36].
  • Remiremont, Musée Charles-de-Bruyères
    • Une soixantaine de dessins (études d'arbres, sous-bois, fleurs, sites et personnages) et quelques lithographies, données au musée municipal Charles de Bruyères en 1913 par Madame Girardin-Français, sœur de l'artiste, en souvenir de l'amitié de Louis et de Charles[37].
    • Quelques toiles de paysages des environs de Paris ou des Vosges ayant appartenu à son ami Charles de Bruyères ou léguées au musée.
  • Strasbourg, musée des Beaux-Arts :
    • Daphnis et Chloé, 1872, huile sur toile ;
    • Vue d'Antibes, 1894, huile sur toile.
  • Pont-Audemer, Musée Alfred-Canel
    • Château de Pierrefonds, Huile sur toile

Iconographie

Salons

  • 1841 : médaille de 3e classe.
  • 1848 : médaille de 1re classe.
  • 1855 : médaille de 1re classe pour l'illustration, avec Karl Girardet, de La Touraine de Bourassé.
  • 1863 : Orphée[36].
  • 1878 : Le Mont Cervin et Le Lac de Némi, huiles sur toile. Sentier à Rome et Lisière de Bois en automne, aquarelles. Médaille d'honneur.
  • 1879 : La Vallée de Rossillon.
  • 1880 : Le Soir et Grand'-Route à Combs-la-Ville.
  • 1881 : L'Ave Maria à Castel Gandolfo.
  • 1881 : Lavoir à Pierrefonds.
  • 1884 : L'Étang de Clisson.
  • 1885 : Vue du bord du lac de Némi.
  • 1890 : médaille d'honneur.

Expositions

Élèves

Hommages

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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