Luis Villasante

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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
OñatiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Luis Villasante CortabitarteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Luis Villasante
Luis Villasante en 1989.
Fonctions
Euskaltzainburua (d)
-
Académico de la Real Academia de la Lengua Vasca (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
OñatiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Luis Villasante CortabitarteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Ordre religieux
Membre de
Distinction
Lan Onari ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Euskararen auziaz (d), Axular. Mendea. Gizona. Liburua (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membres de l'Académie de la langue basque, réunis au sanctuaire d'Arantzazu en 1972.
En haut, de gauche à droite : Koldo Mitxelena, Iratzeder, Jean Haritschelhar, Alfontso Irigoien, Luis Villasante, Jose Mari Satrustegi, Patxi Altuna et Imanol Berriatua. En bas : Juan San Martin, Jose Luis Lizundia, Joseba Intxausti et Xabier Kintana.

Luis Villasante Cortabitarte, né le à Guernica et mort le à Oñati, est un franciscain, écrivain et académicien basque espagnol de langues basque et espagnole[1]. Il est considéré comme l'une des figures majeures de la normalisation contemporaine de la langue basque au XXe siècle[2].

Franciscain, il fut ordonné prêtre en 1945. Il appartient à la province franciscaine de Cantabrie et s'inscrit dans le courant intellectuel lié au renouveau culturel basque d'après-guerre. Après un doctorat en théologie, il devient professeur au séminaire d'Arantzazu durant plusieurs années[1] Le sanctuaire d'Arantzazu constitue alors un centre religieux et culturel de premier plan au Pays basque. Parmi les nombreux articles et ouvrages religieux, Luis Villasante écrit une collection de quatre livres sur les racines de la foi chrétienne : Jainkoa (1962), Jesukristo (1969), Eliza (1984) et Kristau fedea (1986)[1]. Cette série propose une synthèse théologique destinée à un public bascophone, dans un contexte marqué par le renouveau pastoral consécutif au concile Vatican II[2].

Il fait aussi des recherches sur la littérature basque en prose, dont le résultat est publié en 1961 dans le livre Historia de la Literatura Vasca (Histoire de la littérature basque)[3]. Cet ouvrage constitue l'une des premières synthèses modernes consacrées à l'histoire de la littérature basque, depuis ses origines imprimées au XVIe siècle jusqu'à l'époque contemporaine. Mais il étudie surtout l'œuvre d'Axular « Gero » et la fait connaître : il veut convaincre le monde de l'importance du lexique utilisé par Axular pour le développement de la littérature basque avec le dictionnaire trilingue « Axular-en Hiztegia » (Dictionnaire Axular), publié en 1973[4]. Ce travail lexicographique met en évidence la richesse du basque classique du XVIIe siècle et son importance normative. Il prépara une édition critique de l'œuvre et une traduction complète, publiée en 1976[5]. Cette édition contribue à réaffirmer la place d'Axular comme auteur canonique de la tradition littéraire basque[2].

Comme chercheur en grammaire, on peut signaler sa collection "Luis Eleizalde", écrite en espagnol, dans laquelle il analyse les divers aspects de la morphologie et de la syntaxe du basque (1970-1986). Ces travaux s'inscrivent dans l'effort scientifique visant à décrire systématiquement la structure du basque à l'époque de sa standardisation. Académicien dès 1951 à l'Académie de la langue basque ou Euskaltzaindia, il en fut le président de 1970 à 1988 après Manuel Lekuona[1] Son mandat correspond à une phase décisive de consolidation institutionnelle et normative de l'Académie[2].

Il fera la promotion dans l'Académie de l'euskara batua, pour l'unification du basque. C'est pour cette raison qu'il sera appelé « Le père du basque unifié »[1] Il défend l'adoption d'une norme commune destinée à dépasser les clivages dialectaux et à permettre l'usage du basque dans l'enseignement, l'administration et les médias. Sous l'influence de Federiko Krutwig, pendant une première étape, Luis Villasante défend le labourdin classique comme modèle d'unification ; néanmoins il change ses positions en faveur du modèle actuel défendu par Koldo Mitxelena[6]. Ce ralliement marque un tournant vers une standardisation fondée sur des critères linguistiques et sociolinguistiques plus larges[2].

Auteur de nombreux livres sur la langue basque et la vie religieuse, l'« érudit de Guernica » s'est servi autant du basque que de l'espagnol pour écrire ses œuvres. Son œuvre reflète une double vocation scientifique et pastorale, au service de la langue et de la culture basques. Parmi elles, il convient de souligner Paradigmas de la conjugación vasca (1955), écrite en collaboration avec Iturria et Zabalgogeaskoa[7].; Historia de la literatura vasca (1961)[3]; Raíces de la fe cristiana: Dios (1962)[8].; Raíces de la fe cristiana: Jesucristo (1969)[9].; Eliza (1984)[10].; Sobre la cuestión del euskera; El vocabulario vasco de Aránzazu-Oñate y zonas colindantes (1994), écrit en collaboration avec Cándido Izaguirre[11].; et Ideario y camino espiritual de Ángeles Sorazu (1994), version en espagnol de la version originale basque Angeles Sorazu, bizia eta mezua (1990)[12]. L'ensemble de ces publications illustre son engagement durable en faveur de l'étude, de la diffusion et de la normalisation du basque[2].

Publications

Liens externes

Références

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